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IBK retire son projet malicieux et impopulaire : « Je l’ai fait, parce que… on ne saurait en rajouter aux périls existants… »

Lisez le discours à la nation du président de la République IBK au soir du 18 août, alors que la plateforme « An tè A Bana » prévoyait samedi une nouvelle descente dans les rues de Bamako.

«Bismillahi Rahmani Rahim,

Mes Chers compatriotes,

J’ai engagé un processus de révision constitutionnelle pour remédier aux lacunes et insuffisances constatées dans l’exercice démocratique du pouvoir sous la 3e République issue de la Loi Fondamentale du 25 février 1992. La Cour Constitutionnelle, juge de la constitutionnalité des lois, a rendu un arrêt qui requiert d’apporter certains amendements au projet de texte révisant la Constitution.
J’ai décidé, avant de saisir l’Assemblée Nationale, de procéder à une série de consultations pour recueillir davantage les préoccupations des maliennes et des maliens sur la révision constitutionnelle.
Je voudrais remercier toutes les personnalités consultées pour le souci du pays qu’elles ont démontré tout au long de ces dernières semaines. Je le dis en parfaite connaissance de cause, car c’est avec elles que j’ai bouclé un cycle d’échanges extrêmement fécond sur une situation qui interpelle toutes les consciences de notre pays. Merci donc à tous les représentants des autorités religieuses, des notabilités traditionnelles, des institutions de la République, de la société civile, des formations politiques. Merci pour la sincérité de vos analyses, merci aussi pour la franchise de leurs remarques, merci enfin pour la pertinence de leurs propositions.

Mes chers compatriotes,

L’une des grandes chances de notre pays réside dans le fait que dans les périodes les plus complexes, il se trouve toujours des hommes et des femmes qui se dévouent pour réduire les divergences et pour entretenir les chemins du dialogue. Or, aujourd’hui, nous Maliens avons impérativement besoin de nous écouter, de nous comprendre et d’aller ensemble de l’avant. Cette triple exigence doit être gardée à l’esprit par tous nos compatriotes. Cette triple exigence s’impose tout particulièrement au Président de la République, Chef de l’Etat que je suis. Ma fonction fait en effet de moi le principal garant de la cohésion sociale et le premier défenseur de l’intérêt national.

Mes chers compatriotes,

Les échanges qui ont agité le pays au cours de ces dernières semaines ont porté sur le contenu de la Loi portant révision constitutionnelle et sur l’organisation d’un référendum pour l’adopter. Il ne me semble pas utile de revenir sur les arguments qui ont été développés à satiété dans un sens ou dans l’autre. Par contre, je regrette profondément les excès de langage et certains comportements qui ont entrainé les débats vers une passion inappropriée. J’ai constaté que ce qui était à l’origine des divergences est hélas devenu au fil du temps de profonds clivages menaçant d’ébranler durablement notre cohésion nationale. J’ai enregistré avec inquiétude la montée des radicalités. Ces alarmes, nous les avons partagées, vous et moi. Je vous ai entendu exprimer vos craintes de voir notre cher pays dériver vers des affrontements tragiques.

Mes chers compatriotes,

En tant que président de la République, mes responsabilités me font mesurer mieux que tout autre l’importance des défis qu’il nous faut relever pour extraire notre pays de la crise que nous affrontons depuis 2012. Il était, il est et il restera de mon devoir d’expliquer tous les bénéfices que la révision constitutionnelle apporterait au rétablissement de la paix, à la consolidation de nos institutions et à l’amélioration de la gouvernance de notre pays.

Mes chers compatriotes,

Je constate toutefois que dans le climat actuel ces explications peinent à être entendues et acceptées. Au regard de tout ce qui précède, et en considération de l’intérêt supérieur de la nation et de la préservation d’un climat social apaisé, j’ai décidé, en toute responsabilité, de surseoir à l’organisation d’un référendum sur la révision constitutionnelle. Pour le Mali, aucun sacrifice n’est de trop.
Je l’ai fait, parce qu’à l’heure où notre pays est confronté à tant de défis majeurs, on ne saurait ajouter aux périls existants ceux que font naître la mésentente, la polémique et le malentendu. Nous devons prendre le temps de nous retrouver pour échanger sans détour.
Il me reviendra en tant que Président de la République à faire prendre les dispositions nécessaires pour que le dialogue qui s’engagera soit inclusif et dépassionné.

Je ne sous-estime pas le chemin que nous aurons à faire les uns vers les autres. Mais si chacun de nous place au-dessus de toute autre considération la sauvegarde de notre patrie, je ne doute pas que nous trouverons des points de convergence.

Je vous remercie

Qu’Allah bénisse le Mali».

Ibrahim Boubacar Keïta, Président de la République, Chef de l’Etat

 

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