Vendredi 23 Juin 2017

Nous suivre

C'est Qui Ça ?

GAG

Image marquante

Au Mali, le président Macron appelle à une "accélération" du processus de paix

Le président français Emmanuel Macron a appelé vendredi au Mali devant son homologue Ibrahim Boubacar Keïta à une "accélération" du processus de paix, lors d'une visite à la base militaire française de Gao, dans le nord du pays.

Deux ans après la signature à Bamako d'un accord de paix négocié pendant de longs mois à Alger, la communauté internationale, et notamment la France, exprime régulièrement son impatience face aux retards accumulés dans son application, y compris envers le gouvernement malien.

"Mon souhait, c'est que nous accélérions", a déclaré M. Macron au sujet de cet accord signé en mai-jun 2015 entre le gouvernement malien, les groupes armés pro-Bamako, et l'ex-rébellion à dominante touareg, au cours d'une conférence de presse conjointe avec M. Keïta.

"On sait où sont les difficultés principales et ce que nous devons faire. Faisons-le sans barguigner", a-t-il exhorté.

Le nouveau président français a dit s'inscrire dans la continuité de son prédécesseur François Hollande dans sa détermination à combattre militairement les groupes jihadistes au Sahel, mais vouloir aussi apporter un "grand volontarisme en matière de développement".

Pour l'Agence française de développement (AFD), "un peu plus de 470 millions d'euros (d'aide) on été décidés sur la zone pour les années à venir, pour accompagner cet effort militaire", a annoncé M. Macron.

"Cela permettra d'investir dans l'éducation, les infrastructures, la santé", a-t-il dit, voyant dans cet effort pour "permettre à la population de mieux vivre (...) le meilleur antidote au développement du terrorisme islamiste".

Le chef de l'Etat français s'est également dit prêt à se rendre, à l'invitation de son hôte malien, président en exercice du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad), à une prochaine réunion de cet ensemble "dans les semaines qui viennent".

Les pays du G5 Sahel ont annoncé en février vouloir réaliser leur projet de force destinée à combattre les groupes jihadistes utilisant notamment le Mali comme "base de repli".

Lors d'une réunion en mars, ils ont approuvé un plan prévoyant le déploiement d'une force composée de 5.000 militaires, policiers et civils, dont sept bataillons de 650 soldats chacun.

Source : AFP 19/05/17

Commentez avec facebook

Comments are now closed for this entry

Coup de gueule

Kiè Jean Marie Sanou à propos du projet de révision constitutionnelle : « Votons non contre le suicide! »

Cette révision est antidémocratique et elle ne servira qu’à renforcer le pouvoir du président en place. Comme on le sait, elle prévoit la création d'un Sénat, dont le 1/3 des membres sera nommé par le président de la République. Avoir la majorité au Sénat et avoir la majorité à l'Assemblée Nationale c'est avoir tout le pouvoir de faire ce qu'on veut quand on veut, sans avoir à rendre compte à qui que ce soit.

Un piège dangereux car désormais c'est le président de la République qui nommera le président de la cour constitutionnelle devant qui il prêtera serment (avant c'était devant la cour suprême). En Afrique surtout au Mali lorsque tu nommes quelqu'un il devient ton obligé du coup il ne peut plus rien te refuser.

Votez oui c'est trahir nos enfants !!!

Kiè Jean Marie Sanou

Blog

Hawa Dème, à propos du projet de révision constitutionnelle au Mali : « Réviser la Constitution est dangereux, nauséabond et suspect »

Le moins que l'on puisse dire, c'est que le projet de révision de la constitution du Mali fait débat. Le texte a suscité l'indignation générale. A l'intérieur comme dans la diaspora, la résistance s'organise sur le terrain, mais aussi dans la plume

Lire la suite

Ecoutez

 

Mamane
Chronique de Mamane
RFI

Président-Fondateur ne prendra pas de vacances

22 Juin


Juan Gomez
Appels sur l'actualité

 

RFI

[Vos réactions] Thomas Sankara : le mystère demeure

22 Juin

© Dépêches du Mali 2012 - 2017