Lundi 22 Avril 2019
Bannière CPA

Nous suivre

C'est Qui Ça ?

GAG

Image marquante

Leçon de géopolitique : le temps de la guerre froide revient, et avantage pour la Russie

Alors que la scène internationale est plus que jamais en surchauffe, le monde assisterait aujourd’hui à la reconstitution des deux blocs, acteurs de la guerre froide, qui prit fin avec la chute du mur de Berlin en 1989.

Et la Maison Blanche n’y a vu que du feu. Car, avec l’Administration Trump qui peine lamentablement à redonner à l’Amérique sa grandeur, à l’Est, Poutine fait de la Russie, une super puissance, qui n’a presque rien à envier à la défunte Union Soviétique.

Vladimir Poutine serait aujourd’hui l’homme le plus puissant du monde. D’ailleurs, il mériterait peut-être le titre de l’homme de l’année 2018 du magazine américain « Times », même si l’année en cours n’est qu’à son début. Au fil des ans, il a su assoir sa gouvernance sur la Russie, qui fut jadis, l’antre du pouvoir de l’Union Soviétique, grand rival du bloc de l’ouest composé des USA et de ses alliés d’Europe occidentale.

Aujourd’hui, l’histoire semble se répéter. L’on pensait cette époque de course folle pour dominer le monde révolue. C’était sans compter essentiellement, sur l’ambition de Poutine, mélange de nationalisme, de répression, mais aussi il faut le dire, de progrès socio-économique. Le monde semble, une nouvelle fois, se diviser entre bloc occidental et oriental. A titre d’exemple, la guerre de Syrie qui ne cesse de s’enliser est un cas assez représentatif. Le chef d’Etat syrien Bachar Al Assad, ne doit son maintien au pouvoir que par le soutien sans faille de Moscou, même si on peut déplorer la main quelque peu molle d’Obama qui ne voulait pas trop s’impliquer dans le conflit, pour encore commettre la même erreur qu’en Libye.

Dans ce dernier cas, l’après Kadhafi avait été tout simplement occulté, et le chaos ambiant en est la résultante. Bachar coupable d’abattre des rivières de gaz sarin et de feu sur son propre peuple, est aussi soutenu par l’Iran, grand rival de l’Arabie Saoudite, qui lui est un grand allié des USA. La Turquie également se rangerait du côté de la Turquie, plus par choix de gouvernance. Le Premier ministre turc, Erdogan, par le conflit syrien qui s’enlise, entend combattre toute rébellion armée kurde qu’il considère comme ennemi numéro 1 de la Turquie. S’il le faut, il la poursuivra jusqu’en Irak. Ainsi, Syrie, Turquie et Iran peuvent être considérés comme faisant partie des alliés de la Russie dans la zone. Toujours dans le même conflit, de l’autre côté, nous avons les Etats-Unis d’Amérique de Trump qui changèrent de cap après vu les ravages du gaz sarin sur des civils syrien, la France et la Grande-Bretagne, entre autres.

Autre cas qui prouverait que l’époque du « téléphone rouge » est bel et bien de retour, c’est cette affaire d’un ex espion russe et sa fille empoisonnés à Londres. Le gouvernement de Theresa May crie au meurtre avec préméditation et accuse la Russie. Une crise diplomatique s’est éclatée et nul ne peut en prédire l’issue. Dès le début, l’Administration Trump a exprimé son soutien sans faille à Londres. S’en est suivi celui de plusieurs pays occidentaux et aussi de l’Union européenne. Des centaines de diplomates russes furent ainsi renvoyés chez eux. De con côté, Moscou qualifie tout cela de cirque.

Les supposés implications russes dans la dernière élection présidentielle américaine et les déboires de Trump avec la Justice sont autant de faits qui contribuent à la fragilisation des USA sur la scène internationale. Mais, l’on aura bien compris. Une idylle entre la Russie et l’Occident est presqu’impossible.

Ahmed M. Thiam

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Source: Inf@sept

Commentez avec facebook

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Binthily Signs

Binthily Signs propose trois grands modèles d’enseignes. Chacune offre une excellente performance en fonction de votre commerce et des prix défiant toute concurrence : 

Lire la suite

Vents de Chine

Coup d'gueule

UNESCO : Les journalistes de Reuters, Wa Lone et Kyaw Soe Oo, lauréats du Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano 2019

Les journalistes du Myanmar Kyaw Soe Oo et Wa Lone sont les lauréats conjoints 2019 du Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano, après recommandation par un jury international de professionnels des médias.

Lire la suite

Blog

Je suis dogon mais pas un génocidaire*

Ici c’est chez moi

Mes ancêtres sont venus de loin.

Du lointain Mandé, ils sont venus jusqu’ici.

Ils ne recherchaient pas de terres.

Lire la suite

Ecoutez

 

Mamane
Chronique de Mamane
RFI

Avec ou sans Premier ministre

22 Avril 


Juan Gomez
Appels sur l'actualité

 

RFI

[Vos réactions] Mali : démission du Premier ministre Soumeylou Boubèye Maiga

22 Avril

© Dépêches du Mali 2012 - 2019