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Détournement de fonds ; Les déguerpis de l’échangeur multiple demandent justice à IBK

Les déguerpis de l’échangeur multiple crient leur détresse face au détournement de leurs droits dont le montant s’élève à plus de 88 millions de FCA.

Un bras de fer oppose actuellement les 32 membres du collectif à la Direction nationale des routes(DNR) qu’ils accusent d’être la source de leurs malheurs depuis 2009. A l’époque, l’actuel Directeur national des routes était le planificateur auquel Ahmed Diane Semega, le ministre des Transports d’alors, avait confié le paiement des droits des déguerpis de l’échangeur multiple.

«La Direction nationale des routes nous prive de nos droits depuis 2009, précisément par la faute du planificateur qui est aujourd’hui devenu le Directeur national des routes », dénonce Fodé Traoré, le porte parole du collectif. Cet homme visiblement fatigué par les coups de la vie détaille minutieusement les preuves qui accablent la Direction nationale des routes. Nos tentatives de joindre le DNR sont restées vaines.

Pour les déguerpis, les choses se compliquent à nouveau. Depuis plus de 15 jours, le Secrétaire général du ministère de l’Equipement et du Désenclavement avait enfin promis aux déguerpis le paiement de leurs droits. Mais les victimes attendent toujours et ne savent plus à quel saint se vouer. «Nous demandons au président de la République de faire la lumière sur le détournement de notre argent. Si l’échangeur multiple a aéré la ville de Bamako, il a été la source de beaucoup de malheur et de morts », déplore Fodé Traoré.

Tout a commencé avec le recensement des déguerpis le 18 mai 2009 par le bureau d’études CIRA dont le rapport a été remis à la Direction nationale des routes le 24 mai 2009. De cette date à maintenant, le rapport a disparu à la DNR à en croire les déguerpis. « Nous avons envoyé plus de 28 lettres, mais la lettre N 0012 a poussé l’ex-ministre Séméga à aller à l’AGEROUTE pour voir si notre réclamation est fondée mais l’AGEROUTE a nié avoir reçu le rapport de CIRA », commente Issa Keïta, le président du collectif des déguerpis en compagnie de eux autres camarades.

Selon les membres du collectif, il a fallu que Ahmed Diane Semega se tourne vers CIRA pour obtenir le rapport qui a disparu de la DNR. Il a appelé les déguerpis pour leur signifier que leur réclamation est fondée, puis il a créé une commission au niveau du cabinet. Cette commission a confié le dossier au conseiller Samaké qui avait promis le paiement des droits des déguerpis le 27 mars 2012.

Mais le coup d’Etat est venu tout chambouler. En 2013, le conseiller Samaké est affecté a un autre service mais il a fait savoir aux déguerpis que le paiement de leurs droits était en bonne voie. «Il nous a donné les références du dossier qui est arrivé au cabinet sous le numéro MET00 00 60. Le chef de cabinet aussi nous a montré le dossier qui est parti à la DNR sous la référence FC84 le 24 décembre 2013 afin que nos droits soient payés enfin », raconte Fodé Traoré.

Le Directeur national des routes t à l’époque, Amadou Mallé, a reçu les déguerpis et leur a dit qu’il a transmis le dossier de paiement au planificateur. « Ce même planificateur avait détourné nos droits avant l’arrivée de Amadou Mallé. Et jusqu’au départ de Mallé, nous n’avons pas touché nos droits qui s’élèvent à plus de 88 millions de francs CFA», poursuit Issa Keita.

 Allégations contradictoires

Le planificateur en question est devenu aujourd’hui le Directeur national des routes. Mais les déguerpis ne lâchent pas prise. Coup de théâtre : le nouveau DNR leur fait savoir qu’il n’existe aucune trace du dossier dans les archives. Les déguerpis insistent et le directeur finit par dire que leur situation sera réglée avant de se rétracter encore. C’est ainsi que les victimes ont saisi la présidence de la République en mai dernier.

Une réunion restreinte a eu lieu entre un conseiller d’IBK, les représentants des déguerpis et le DNR qui disait ne pas retrouver les traces du dossier de paiement. Selon les déguerpis, un rapport fut donné au DNR qui s’est engagé lors de la réunion de payer des droits mais avait exigé que le collectif soit d’abord reconnu par un acte notarial.

Au même moment, le planificateur actuel a mené une enquête et a reconnu que le dossier existe bel et bien dans les archives et que les autorités ont approuvé le paiement des droits des déguerpis. Cette enquête contredit les allégations du Directeur national des routes, l’ancien planificateur chargé du paiement en 2009 par Ahmed Diane Semega.

Les déguerpis en appellent aussi au ministre de l’Equipement et du Désenclavement afin qu’elle débarrasse son département « des voleurs » qui doivent avoir la mort de trois personnes sur la conscience. Yaya de Yeko, N’Faly Diarra et Adama Diarra sont tous morts sans avoir l’argent qui aurait pu leur sauver probablement la vie. « Nous avons besoin de notre argent sans délai», affirme Fodé Traoré.

Soumaila T Diarra

Source : Le Républicain 12 Sep 2017

 

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