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Mali : Le travail des enfants, une vraie épine sociale

Enfant vendeur d’eau à Bamako, Mali. Getty Images/Moment

Le 12 juin approche à grands pas et les enfants n’ont jamais autant travaillé au Mali. C’est très grave car de pauvres petits innocents et crédules sont exploités par des individus malsains et sans compassion.

La campagne du fameux carton rouge au travail des enfants a été un échec cuisant au Mali. Les gouvernants de l’époque ont fait beaucoup de bruit sans entreprendre la lutte proprement dite.

De nombreux textes ont été votés et des conventions de l’OIT ont été adoptées. En 2009, l’incidence du travail des enfants à abolir  était près de 1,8 millions d’enfants de 5 à 17 ans.

Aujourd’hui en 2015, ce chiffre a sensiblement augmenté et un nouveau rapport est en préparation.

Le travail des enfants a augmenté et s’est renforcé

La crise malienne de 2012, a augmenté fortement le travail des enfants. A Bamako et Kidal les chiffres étaient moins alarmants que dans les autres régions mais, la situation s’est aggravée dans ces deux zones.

Les enfants ont tellement de succès aujourd’hui, qu’ils commencent à créer le chômage des adultes sur le marché de l’emploi. Les chauffeurs de Sotrama, sont nombreux à préférer les tout-petits apprentis car ils ne prennent pas de place, sont obéissants et heureux de toucher un solde misérable à la fin de la journée.

Les grands ou vieux apprentis, se font virer sans sommation au profit d’un bambin trop innocent pour se plaindre.

Ce qui est dangereux pour ces jeunes là c’est qu’ils seront obligatoirement vulnérables sur le marché de l’emploi à l’âge adulte.

L’application des textes est un challenge au Mali

Plus de la moitié des enfants qui travaillent ont mois de 12 ans. Aucune loi n’est respectée et mise en application à cause des détournements de fonds frauduleux des hommes au pouvoir. La loi d’orientation sur l’éducation qui rend l’enseignement obligatoire et gratuit pour les enfants de 5 à 15 ans, ne peut pas s’appliquer à des zones qui ne sont même pas dotées d’infrastructures scolaires.

Le travail est une obligation pour ces enfants qui apprennent l’agriculture avec les parents. La loi ne peut s’appliquer à eux. Pour les autres, l’Etat peut très bien agir.

Le code Pénal du Mali définit l’incitation à la mendicité des enfants comme étant une grave infraction.

Avec quelques agents de police, le gouvernement n’aurait qu’à traquer et arrêter les marabouts sans foi qui osent vivre dans le luxe grâce à la sueur et au sang de centaines d’enfants innocents.

Les policiers peuvent aussi repérer les enfants qui font les apprentis dans les Sotramas et arrêter les chauffeurs. A partir du moment où une certaine répression sera menée sur les acteurs de l’exploitation des enfants, le carton rouge ne pourra pas être distribué en masse.

Les enfants travailleront tant que l’Etat refusera de faire enfermer ceux qui vivent de ce genre d’injustices.

D. Oumar

Depechesdumali.com

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