Jeudi 19 Avril 2018

Nous suivre

C'est Qui Ça ?

GAG

Image marquante

« Rapt à Bamako » au Fespaco : Le long métrage qui suscite tant d’espoirs pour les maliens

En prélude au Festival international du Cinéma et de la télévision, prévu du 28 février au 07 mars à Ouagadougou, le Centre national de cinématographie du Mali (CNCM) a cru opportun de présenter le film au public malien. C’était ce lundi 23 février.

La grande salle du Babemba a refusé du monde ce lundi. Tous voulaient goutter aux délices du seul malien en compétition dans la catégorie des longs métrages.

Pour nombres de spectateurs, cette avant première augure bien des surprise pour le Mali entier. Pour eux, il n’est pas exclu que le chef d’œuvre de Cheick Oumar Sissoko triomphe à Ouagadougou. Un nouvel étalon du Yennenga pour le Mali n’est pas loin. Avec Rapt à Bamako, Cheick Oumar Sissoko espère remporter son second étalon, le 4ème pour le cinéma malien. En effet, de toute l’histoire du Fespaco, le Mali n’a pas remporté le précieux étalon que 3 fois.

Le film qui dépeint les élections en Afrique

« Rapt à Bamako » livre une description parfaite du contexte des élections en Afrique. Une réalité transfrontalière qui donne une place de choix à la fatalité ainsi qu’aux puissances surnaturelles. Le film qui nous conduit aux difficiles tentatives d’exercice de la démocratie en Afrique a été réalisé courant 2014. Le regard très critique de jeunes de 14 ans, Sara et Malick, l’insouciance et l’agonie des hommes politiques africains dans la quête ou l’exercice du changement positif dont ils se portent garant.

Selon son réalisateur, trois générations s’affrontent dans le film. « Seul l’ouverture d’esprits et la combativité des jeunes issus des deux cultures (malienne et occidentale) et l’engagement de leur grand-mère permet d’éviter deux drames : Le rapt et l’assassinat d’un albinos. »

En 1986, son premier long métrage, Nyamanton, a enlevé le Prix Oumarou Ganda de la meilleure première œuvre du Fespaco 1987. En 1989, son long-métrage Finzan suivit en 1995 de Guimba, enlève le prix spécial du jury au Festival de Locarno (Suisse) et Etalon de Yennenga du Fespaco. En 1999, la beauté de son film La Génèse suscite la création du prix du meilleur décor du Fespaco. Le film suivant (Battù) du réalisateur malien remporte quant lui le prix du Public du Fespaco 2001.

Le tout dernier film de l’ancien ministre de la culture est très plébiscité. Mais saurait-il faire le poids devant « Timbuktu » de Aderrahmane Sissako. Le cinéaste mauritanien a raflé un prix lors des Oscar est plutôt vu comme l’un des grands favoris de cette 24ème édition du Fespaco.

L’ancien ministre malien de la Culture n’est pas un diacre de la cinématographie. Rapt à Bamako est le tout dernier titre de son large répertoire. La problématique des élections en Afrique est au menu de sa production.

L’essai de la démocratie multipartite en Afrique fait couler beaucoup d’encres et de salives. Une inspiration qui a gagné le très célèbre cinéaste malien Cheick Oumar Sissoko dont l’œuvre « Rapt à Bamako » a été d’emblée nominée dans la catégorie « Long Métrage » du Fespaco. La grande messe du cinéma comptera avec cette belle œuvre de cet enfant prodigue du Mali, élu récemment secrétaire général de la Fédération panafricaine des cinéastes (FEPACI).

Par David Dembélé

depechesdumali.com

Commentez avec facebook

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Binthily Signs

Binthily Signs propose trois grands modèles d’enseignes. Chacune offre une excellente performance en fonction de votre commerce et des prix défiant toute concurrence : 

Lire la suite

Présidentielle 2018 : l’Interview de la Semaine

Coup d'gueule

« Choguel Kokala Maïga est complice dans le massacre de 200 enfants du Mali le 26 mars 1991 », Dixit Aguibou Koné, ancien de l’AEEM et candidat à la présidentielle 2018

« Choguel Maïga ? Un complice passif des massacres qui doit sa liberté au choix de la réconciliation nationale décidée après le 26 mars; car trop de gens étaient mouillés dans le massacre des enfants du Mali : plus de 200 morts en 4 jours, des milliers de blessés.

Lire la suite

Blog

« Si nous disons la vérité en faisant preuve d'humilité et de bon sens, le Mali va se redresser »

La classe politique dirigeante depuis 1960 y compris Moussa Traoré lui même est celle formée par l'USRDA. Que l'ADEMA et ses partis fils aient imposé une culture de parti unique de fait, ne doit étonner personne, pas plus que leur corruption.

Lire la suite

Ecoutez

 

Mamane
Chronique de Mamane
RFI

Candidat sans casier

19 Avril


Juan Gomez
Appels sur l'actualité

 

RFI

Appels sur l'Actualité à Bouaké

19 Avril

© Dépêches du Mali 2012 - 2018