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« Rapt à Bamako » au Fespaco : Le long métrage qui suscite tant d’espoirs pour les maliens

En prélude au Festival international du Cinéma et de la télévision, prévu du 28 février au 07 mars à Ouagadougou, le Centre national de cinématographie du Mali (CNCM) a cru opportun de présenter le film au public malien. C’était ce lundi 23 février.

La grande salle du Babemba a refusé du monde ce lundi. Tous voulaient goutter aux délices du seul malien en compétition dans la catégorie des longs métrages.

Pour nombres de spectateurs, cette avant première augure bien des surprise pour le Mali entier. Pour eux, il n’est pas exclu que le chef d’œuvre de Cheick Oumar Sissoko triomphe à Ouagadougou. Un nouvel étalon du Yennenga pour le Mali n’est pas loin. Avec Rapt à Bamako, Cheick Oumar Sissoko espère remporter son second étalon, le 4ème pour le cinéma malien. En effet, de toute l’histoire du Fespaco, le Mali n’a pas remporté le précieux étalon que 3 fois.

Le film qui dépeint les élections en Afrique

« Rapt à Bamako » livre une description parfaite du contexte des élections en Afrique. Une réalité transfrontalière qui donne une place de choix à la fatalité ainsi qu’aux puissances surnaturelles. Le film qui nous conduit aux difficiles tentatives d’exercice de la démocratie en Afrique a été réalisé courant 2014. Le regard très critique de jeunes de 14 ans, Sara et Malick, l’insouciance et l’agonie des hommes politiques africains dans la quête ou l’exercice du changement positif dont ils se portent garant.

Selon son réalisateur, trois générations s’affrontent dans le film. « Seul l’ouverture d’esprits et la combativité des jeunes issus des deux cultures (malienne et occidentale) et l’engagement de leur grand-mère permet d’éviter deux drames : Le rapt et l’assassinat d’un albinos. »

En 1986, son premier long métrage, Nyamanton, a enlevé le Prix Oumarou Ganda de la meilleure première œuvre du Fespaco 1987. En 1989, son long-métrage Finzan suivit en 1995 de Guimba, enlève le prix spécial du jury au Festival de Locarno (Suisse) et Etalon de Yennenga du Fespaco. En 1999, la beauté de son film La Génèse suscite la création du prix du meilleur décor du Fespaco. Le film suivant (Battù) du réalisateur malien remporte quant lui le prix du Public du Fespaco 2001.

Le tout dernier film de l’ancien ministre de la culture est très plébiscité. Mais saurait-il faire le poids devant « Timbuktu » de Aderrahmane Sissako. Le cinéaste mauritanien a raflé un prix lors des Oscar est plutôt vu comme l’un des grands favoris de cette 24ème édition du Fespaco.

L’ancien ministre malien de la Culture n’est pas un diacre de la cinématographie. Rapt à Bamako est le tout dernier titre de son large répertoire. La problématique des élections en Afrique est au menu de sa production.

L’essai de la démocratie multipartite en Afrique fait couler beaucoup d’encres et de salives. Une inspiration qui a gagné le très célèbre cinéaste malien Cheick Oumar Sissoko dont l’œuvre « Rapt à Bamako » a été d’emblée nominée dans la catégorie « Long Métrage » du Fespaco. La grande messe du cinéma comptera avec cette belle œuvre de cet enfant prodigue du Mali, élu récemment secrétaire général de la Fédération panafricaine des cinéastes (FEPACI).

Par David Dembélé

depechesdumali.com

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