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Prix Oumar Diallo, une 2ème édition riche en couleur et appuyée par l’OIM

L’espace culturel La Gare a refusé du monde ce jeudi 01er mars 2018. Amis, parents et collègues du défunt, tous voulaient être témoin de la proclamation du lauréat de la deuxième édition du « Prix Oumar Diallo ». Puisqu’il traitait de l’immigration, l’évènement a bénéficié de l’accompagnement inédit de l’Organisation Internationale des Migrations (OIM)

Organisé à l’intention des journalistes de moins de 35 ans, le prix Oumar Diallo, pour sa deuxième édition, a récolté 11 œuvres journalistiques. Le lauréat Sory Ibrahim Konaté a empoché la somme de 500 000 F CFA et bénéficiera, conformément aux termes de références du concours, d’un stage de formation pratique d’un mois au journal Les Echos et à depechesdumali.com. Il est suivi par Bintou Diarra et Moussa Magassa, respectivement de « Le Challenger » et « journaldumali.com », qui ont reçu chacun 100 000 F CFA.

La cérémonie, empreinte de beaucoup de séquences émotives a été particulièrement riche en témoignages. Binthily Communication n’a pas lésiné sur les moyens pour conférer à la cérémonie sa de solennité.  

Son directeur général, Birama Konaré, a levé le voile sur les objectifs combien nobles de ce prix. Le prix Oumar, souligne-t-il, vise non seulement à célébrer la mémoire d’un collègue et frère brutalement arraché à la vie, mais aussi à impulser une dynamique de qualité dans les articles de presse au Mali.

En instituant ce prix, les organisateurs lancent ainsi une invitation à la reconnaissance du mérite et au rehaussement du niveau du journalisme chez les jeunes.

Voilà pourquoi l’Union Européenne à travers l’Organisation Internationale des Migrations (OIM) n’a pas hésité à accompagner très rapidement cette édition. Surtout que la thématique générale du prix portait sur l’épineuse question de l’immigration clandestine : « Comment les pays africains peuvent-ils contribuer à résorber l’immigration clandestine ».

Ce thème, selon Birama Konaré vise à la fois à sensibiliser, conscientiser et alerter. « Avec Oumar nous étions et nous continuons de l’être : la voix des sans voix. Et nous restons convaincus qu’il est possible de changer des destins par notre action », indique-t-il avec beaucoup d’optimisme.  

Selon le lauréat 2017 du Prix, Boubacar Sangaré, Oumar Diallo, qu’il n’a véritablement connu qu’à l’annonce du décès de celui-ci, avait de la valeur. « Au regard des témoignages qui ont fusé de partout j’ai vu qu’il avait quelque chose à donner au Mali et à l’Afrique ».

Les membres du jury présidé par Issa Fakaba Sissoko, rédacteur en chef du Studio Tamani, et Togola Hawa Semega, directrice de publication de kunafoni.com, ont avoué avoir eu affaire à des œuvres d’une rare facture. Ils ont cependant relevé certaines insuffisances qui tranchaient avec les termes de référence du concours. Des papiers souvent mal structurés, mal agencés et trop long… « Il y avait une confusion entre le nombre de mots et de signes alors que le concours demandait une moyenne de 6000 signes ».

Très enthousiaste après la réception du prix, le lauréat 2018, Sory Ibrahim Konaté, confie qu’il voulait tout simplement utiliser sa plume pour décourager les migrants clandestins. « A travers mon article, j’ai juste essayé de sensibiliser sur ce qu’ils peuvent encourir dans la méditerranée ». Pour son hommage à feu Oumar Diallo, il laisse entendre d’un ton calme et ému : « C’est un message fort. Soyons bon et bien. Oumar l’était. L’essentiel n’est pas la réussite, mais ce qu’on peu apporter ».

Par David Dembélé

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