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Quinzambougou : 20 travailleurs abandonnés par ATS (ex SERA Mali)

Laissés pour compte et abandonnés à leur triste sort, les 20 travailleurs de ATS (ex SERA Mali) ne réclament que justice via le payement de leurs droits. Toute chose que la direction de l’entreprise ne veut entendre après avoir vendu la société au géant français R Logitech.

C’est un complot à ciel ouvert qui se fomente contre 20 employés de ATS depuis la cession il y a quelques mois de l’entreprise. En effet, suite à la lancinante crise financière qui secoue la société depuis de longs mois, les dirigeants d’ATS se sont évaporés dans la nature feignant de mettre les travailleurs dans leurs droits. Ainsi, le processus de liquidation silencieuse mis en branle ne prend pas en compte les nombreux dommages et intérêts occasionnés sur la masse laborieuse.

ATS, plus connue sous son précédent nom « Sera Mali » (abandonné depuis 2015), est le concessionnaire des marques Renault, Renault Trucks, Nissan et Dacia au Mali...

Installée à la Zone industrielle de Sotuba, l’entreprise, qui répond de sa société mère Necotrans (basée en France), traverse une crise financière ayant occasionné une mise à l’arrêt des chantiers et de nombreuses démissions.  Ses responsables n’ont depuis lors eu d’autre choix que d’amorcer une dynamique de liquidation en douce. Alors même qu’une libération à l’amiable des travailleurs avait été négociée et acquise.

Ainsi, le travail est quasiment aux arrêts pour les 20 travailleurs. Ces derniers passent le clair de leur temps à errer dans la cour.

Le repreneur, « R Logistic », investit déjà les lieux et s’installe alors même que les travailleurs n’ont pas été libérés. « Tout ce qu’on nous dis c’est de patienter pour nos droits… », s’inquiète cette dame qui n’a pu retenir ses larmes. « Ils ont commencé à travailler avec notre matériel », ajoute un autre employé, confirmant que le nouveau locataire s’est déjà accaparé du serveur et de certains bureaux.

Pour le repreneur la stratégie est toute simple : S’installer lentement à la lucarne de la cours en s’accaparant progressivement des actif de ATS.

« Nous ne demandons que le payement de nos droits et la délivrance de nos certificats de travail », laissent entendre les travailleurs constitué en collectif.

Selon des sources bien introduites, le contrat de bail qui lie ATS à OPAM aurait même été déjà révisé pour ce faire. Depuis lors, l’on comprend aisément la stratégie machiavélique d’un Groupe qui tente de revenir sous une autre forme ou appellation juridique. De plus, depuis plusieurs mois, ATS avait déjà entamé une stratégie de division entre ses travailleurs pour, constate-t-on, mieux réussir son coup.

Climat délétère et explosif

Mardi 13 février 2018, quelques ouvriers sont encore sur le qui vive. En lieu et place de la direction générale qui a pris ses jambes au coup, fuyant sa responsabilité et laissant le personnel à son triste sort, c’est un avocat Me Yahia Touré qui a notifié aux travailleurs le processus de liquidation enclenché depuis de longues semaines.

La genèse de la crise fait remonter à quatre mois avant. Mais depuis le 1er février, le climat de peur et d’anxiété a véritablement gagné le rang des travailleurs. La démission fracassante en fin janvier du Directeur général adjoint, Ibrahim Bah, a renforcé le doute et l’incertitude quant à la survie d’une entreprise qui employait des contractuels et une vingtaine de saisonniers. « On a tout compris. Ils veulent veut nous sacrifier », confie un cadre de l’entreprise.

Au delà des conditions de travail jugée très précaires, les employés qui attendent encore leur salaire de janvier, n’ont plus d’interlocuteur.  Le hic est que la technique utilisée par les responsables vise vraisemblablement à exclure les employés. Alors même que, à la demande de la direction générale, ces derniers avaient fais valoir la totalité des droits et indemnités à payer pour l’ensemble du personnel. Hélas !

Ne sachant plus où donner de la tête face à une administration qualifiée d’irresponsable, les 20 employés préparent tout de même leur défense. Outre la confiscation des cartes grises et autres documents ou actifs de la société, ils ont saisi l’inspection de travail.

David Dembélé

 

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