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Livre : Fatoumata Keïta lance la trilogie qui fait la part belle à la femme

L’Institut français a abrité samedi le lancement d’une trilogie écrite par l’écrivaine malienne Fatoumata Keïta.  Une cérémonie riche en couleurs qui en plus de mobiliser les amoureux de l’écriture, a enregistré la présence des parents, amis, et collaborateurs…de l’auteure.

La romancière et poétesse a rendu un vibrant hommage à tous ses partenaires au nombre desquels Les Sahéliens, Binthily communication, l’espace culturel La Gare…

Avec cette trilogie, Fatoumata Keita inscrit son nom en lettres d’or dans la bibliographie africaine. Elle a expliqué le contenu des 3 livres, partageant ses idéaux et sa vision de la société malienne qu’elle exprime dans ses ouvrages.

Les débats sur le contenu des 3 livres ont été magistralement conduits par notre consoeur Ramata Diaouré.

Dans « Sous fer », « Quand les cauris se taisent », et « Les mamelles de l’amour » Fatoumata Keïta traite différents thèmes inspirés du quotidien et de la culture malienne.

C’est l’histoire d’une jeune fille malinké du nom de Nana qui est raconté dans « Sous fer ». Promises à des études en médecine, la jeune fille sera envoyée à Muruba, village de son père, pour subir l’épreuve fatidique de l’excision.  Elle se retrouve ainsi dans un foyer où ses parents sont déchirés entre le respect des coutumes et le désir de s’en émanciper.

Se prévalant de son rôle de sociologue, la romancière Fatoumata Keïta pense que la lutte contre le fléau de l’excision au Mali est biaisée. « On est mal parti de par les moyens et les stratégies utilisées pour expliquer le phénomène ». Et d’ajouter «il s’agit maintenant de faire en sorte que nous puissions créer nos propres stratégies, nos propres moyens et mots afin de parvenir à aider ceux qui comprennent pas. Approprions-nous de la lutte conformément à nos valeurs culturelles ».

« Quand les cauris se taisent », l’auteur interroge l’évidence de la polygamie et lévirat à travers l’histoire d’une étudiante en médecine et croyant tenir les rênes de sa vie se retrouve confrontée à de nouvelles épreuves alors que Titi vois sa vie conjugale remise en question par la perspective de l’arrivée d’une seconde épouse.

Dans « Les mamelles de l’Amour », Fatoumata Keïta traite la question du Lévirat, le mariage entre une veuve et le frère du défunt.  

Fatoumata Keïta qui préfère s’exprimer dans un français plus adapté à l’Afrique, laissant celui pur et dur de ses ainés, est lauréate du prix Massa Makan Diabaté2015 de la Rentrée littéraire du Mali. Elle a arraché le 2ème prix du meilleur roman de l’Afrique de l’Ouest et le 2ème prix de la première dame du meilleur roman féminin à la seconde édition de la biennale des lettres de Bamako.

Titulaire d’une maîtrise en socio-anthropologie et d’un DEA en socio-économie du développement, son riche parcours professionnel l’a conduit à travailler dans l’ONG Education Développement Center. En sociologue avertie, elle questionne l’évidence de la polygamie, du lévirat et des coutumes désuètes. Quelle place pour le bonheur, l’amour, les droits de la veuve et de l’enfant, l’infidélité à soi et ses ambitions propres lorsqu’on est une femme ne disposant ni d’épargne, ni de projets ?

Sa trilogie éditée en 2017 par Les « Sahéliens » fait ainsi la part belle à l’indépendance et l’éducation de la femme.

Par D. Dembélé 

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Commentaires   

0 #4 David 27-09-2017 07:21
Les livres sont accessibles en appelant le 73535408 Mariam Keita ou Mah KEITA au 72390405
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0 #3 Fatou 26-09-2017 18:23
Salut,
Où peut-on se procurer des livres de Fatoumata Keïta ? Je souhaiterais m'en procurer au plus vite. ça semble vraiment intéressant
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0 #2 Oumis 26-09-2017 18:16
Nos us et coutume ont longtemps permis aux hommes de malmener les femmes. ça doit s'arrêter. Il nous faut des oeuvres romanesques plus pointilleuses sur la situation de la femme. Il nous faut un changement de mentalité depuis l'éducation de la petite fille
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0 #1 Diarra 26-09-2017 18:13
Du courage Fatoumata Keïta. Notre société a un malaise viscérale pas si aisé à extirper
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