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Youssouf Maïga, PDG de l’OPAM : « Nous avons le devoir d’être prompt et performant »

Nommé il y a cinq mois à la tête de l’Office des produits agricoles du Mali (OPAM), Youssouf Maïga nourrit de grandes ambitions pour le secteur très vital de la sécurité alimentaire. Le Président Directeur général de l’OPAM envisage davantage de communiquer sur les nouvelles orientations de sa structure et la modernisation du système de stockage des céréales. Interview.

C’est quoi l’Opam ? Quelles sont ses missions ?

Youssouf Maïga : L’Opam a été crée en 1965 pour ravitailler l’ensemble de la population malienne en céréales, au même prix. Avec la libéralisation des marchés, notre structure était appelée aussi à faire sa mue et à s’adapter au contexte. Aujourd’hui, la mission fondamentale de l’Opam est  de contribuer à l’atteinte des objectifs assignés à la sécurité alimentaire à travers la gestion des stocks nationaux de sécurité, les stocks d’intervention d’Etat et les des aides alimentaire. Les pays du sahel dont le Mali connaissent très souvent des crises évidentes. Plusieurs facteurs dont les inondations et le manque de pluie peuvent impacter négativement sur la production agricole. A cela s’ajoutent les calamités comme le criquet pèlerin. Face à ces risques, nous avons vu la nécessité aujourd’hui de mettre en place des stocks de sécurité. Le Mali, à travers l’Opam, dispose d’un stock national de sécurité. Ce stock de 35000 tonnes est essentiellement composé de mil et de sorgho.   

Notre Contrat plan avec l’Etat, dont nous sommes au 11ème, nous attribue des missions commerciales. L’Opam peut traiter des céréales pour les tiers. Elle peut aussi diligenter des formations dans le domaine de l’entreposage et de la gestion des céréales…

Notre mission est de sécuriser davantage le pays pour qu’en cas de nécessité alimentaire les populations puissent être soulagées dans les meilleurs délais.

Nous achetons les céréales pendant les récoltes, une façon de soutenir le prix aux producteurs pour les revendre pendant la période de soudure. Dans les localités comme Gao ou même Kayes où les prix flambent vite, nous faisons des ventes d’intervention. Cela, de concert avec les opérateurs céréaliers ou même des coopératives ou autres organisations dans l’objectif de stabiliser les prix. C’est pour éviter que des particuliers achètent dans nos magasins à des prix relativement abordables et aillent vendre aux populations au même prix que celui le marché.

Quelles sont les dispositions pratiques mises sur pied à l’intérieur pour faciliter l’accès à vos services par les populations ?

Nous sommes le plus proche possible des populations afin de pouvoir intervenir efficacement.  Nous avons des magasins dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal et aussi Bamako. Cette gestion décentralisée du stock procède de la volonté de nous rapprocher des populations et nous permet de pouvoir intervenir très vite là où le besoin se fait sentir.

Vous avez pu remarquer que cette année, suite au rapport du Système d’alerte précoce, le président de la République Son Excellence Ibrahim Boubacar Kéïta IBK a autorisé la distribution gratuite de 17505 tonnes aux populations nécessiteuses. Nous sommes entrain de parachever cette opération dans les communes ciblées.

Qu’est ce que l’Opam a pu capitaliser de sa création à nos jours ?

A ce stade, nous avons su capitaliser une certaine expertise dans la gestion des céréales. Pour l’atteinte de nos objectifs de performance, nos agents sont formés sur toute la chaine. De l’achat à la vente en passant par les techniques de conservation des céréales. Nos experts veillent à ce que les céréales que nous achetons soient d’une très bonne qualité. Nous savons comment gérer un stock national. Mieux, nous savons comment réussir un meilleur entreposage dans nos magasins.   

Parlez-nous des difficultés qui vous accablent et entravent la bonne marche de vos services ?

Les difficultés nous en connaissons sans doute. Nous travaillons avec des personnes physiques ou morales avec lesquelles la collaboration n’est pas toujours facile. Ce qui fait que nous pouvons être incompris dans nos procédures.  Au niveau des achats surtout la collaboration n’est pas souvent facile. Beaucoup ne comprennent pas nos exigences. Ils peuvent trouver que nous sommes méticuleux dans nos choix. Evidemment, car nous n’acceptons pas toutes les offres et nous misons sur la qualité. Nos fournisseurs doivent comprendre que nous ne cherchons pas à nuire à leurs intérêts. Nous sommes stricts et respectons des normes prescrites en la matière.

D’autres difficultés ont trait aux moyens. Cela nous handicape beaucoup car ceux-ci n’arrivent pas toujours à temps. Nous avons des magasins à entretenir. Certains sont en état de délabrement avancé. Il s’agit de les remettre en état et même d’en construire.

Aussi, pour prétendre à la performance et répondre aux exigences de notre mission, il nous faut aller à la modernisation de nos magasins, le système de stockage et de conservation…

Quelles sont les nouvelles orientations en vue d’impulser l’atteinte des objectifs de l’Opam ?

Le plus important aujourd’hui c’est de faire en sorte que l’Opam puisse jouer pleinement sa mission. Nous devons être au cœur du dispositif de sécurité alimentaire au Mali. Même si les récoltes sont bonnes, il existe toujours des poches d’insécurité.  Aujourd’hui le Mali a une très bonne production agricole. Mais néanmoins, les enquêtes du SAP ont descellés que plus de 6000 personnes sont en situation d’insécurité alimentaire. Donc il faut intervenir. L’Opam a ce devoir d’être toujours prompt et performant. Nous devons être très regardants car nous travaillons avec des opérateurs. Nous avons donc ce devoir de faire en sorte que tout ce qui se fait le soit dans les normes requises en respectant les procédures en la matière. C’est sur cela que nous mettons l’accent, afin justement que notre service soit le plus performant possible.

Le Mali assure actuellement la présidence du Réseau des structures publiques en charge de la gestion des céréales dans la zone Cedeao et le Cilss. Nous n’avons pas droit à l’erreur. Et nous faisons en sorte que l’expérience dont nous disposons soit consolidée et constitue à jamais un modèle pour les 17 pays qui composent ce réseau.  

Propos recueillis par David Dembélé

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