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G5 sahel, réussir où les autres ont « péri »

Si la question du financement inquiète tant quant à l’opérationnalisation de la force conjointe du G5 sahel, l’impact attendu de cette unité laisse à la fois perplexe et dubitatif.

Là où Barkhane et Serval ont mordu la poussière, le G5 Sahel promet de réussir. L’unité combattante qui table sur un contingent de 5000 Hommes prétend être la panacée aux maux qui assaillissent la bande sahélo sahélienne devenu, depuis plusieurs années, le terreau fertile du combat contre le terrorisme.

Le G5 Sahel a-t-il au préalable tiré les enseignements des expériences de Barkhane et Serval avant de se positionner ? Ces opérations quoiqu’elles ont freiné et ou déstabilisé un tant soit peu le malaise n’ont pu extirper l’ivraie terroriste.

La pertinence d’un dispositif militaire plus étoffé n’est sans doute pas à démontrer. Les chefs d’Etats du G5 réunis dimanche 02 juillet à Bamako tiennent-ils le bon bout sur une question qui fait couler beaucoup d’encres et de salives.

Le Professeur Issa Ndiaye est de ceux là qui s’interrogent sur la capacité des pays du G5 Sahel à lutter efficacement contre le terrorisme. « On a comme l’impression que la France est entrain de réunir ces 5 pays contre l’Algérie », soutient-il.

« A terme, le G5 aussi va échouer », prédit le politologue, rejoint dans sa position par plusieurs avis non des moindres qui soutiennent que le financement de la structure sera lié à l’extérieur. Un aspect qui sans doute la rendra inefficace.  « Le G5 Sahel ne devait pas être lié à des fonds extérieurs », déplore le Pr NDiaye.

Si l’initiative du G5 Sahel, encensée par une brochette d’annonces, est louable, il faut signaler qu’elle ne bénéficie pas d’un élan de volonté politique souveraine. Au lieu de s’identifier à un signe d’appropriation par le Mali, le Tchad, La Mauritanie, le Burkina Faso et le Niger de leur propre sécurité, la force anti-terroriste conjointe pourrait bien pâtir au niveau de son financement.   

Sur un budget prévisionnel global estimé à 423 millions d’Euro, les cinq  pays contribuent à hauteur de 50 millions soit 10 millions par Etat. L’Union européenne a promis 50 millions et la France 8 millions. Ces engagements pris de part et d’autre ne pourvoiront qu’un quart du financement. « Une goutte d’eau dans la marre », fulmine Issa Ndiaye.

La Direction des relations publiques des armées (DIRPA) se veut rassurante : « Le besoin de mutualiser les efforts militaires dans le cadre de la lutte anti-terroriste est d’une importance capitale. Voilà toute l’idée de la mise sur orbite de cette force. L’engouement qui suscité par le G5 présage des impacts positifs jamais atteints dans la lutte contre le terrorisme au sahel ».   

Sur un tout autre plan, le G5 Sahel fait beaucoup jaser quant à sa composition. L’absence de l’Algérie dans l’initiative se ressent comme une grosse épine. Le black-out de ce pays, régulièrement pris comme base arrière pour des terroristes qui sévissent dans la région, ne saurait se justifier

Par David Dembélé

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