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Comment PPLAAF entend « sauver » les Lanceurs d’Alerte africains

La sécurité juridique et judiciaire de personnes à l’origine de révélations de faits de corruption, d’injustice et autres écarts a motivé la création de Plateforme de protection des Lanceurs d’alerte en Afrique (PPLAAF)

C’est à Dakar que les fondateurs de ce vaste mouvement, qui devrait étendre ses tentacules partout dans le monde, ont effectué mardi 07 mars le lancement.

L’initiative de William Bourdon, avocat français d’Edward Snowden, vise à protéger les Lanceurs d’alertes africains. Il s’est entouré d’éminents juristes, des militants des droits de l’Homme et des journalistes d’investigation partout en Afrique.

PPLAAF propose une assistance technique, juridique et médiatique à ces vigies de l’intérieur. Qu’ils viennent d’Afrique ou que l’information qu’ils souhaitent partager concerne l’Afrique, les lanceurs d’alerte peuvent, via le site Internet de la PPLAAF, trouver assistance grâce à un système de communication et de transmission de documents, ainsi qu’une ligne téléphonique protégée.

La plateforme rassemble de nombreux avocats de plusieurs pays, des associations de juristes et des organisations non gouvernementales, tous formés à les accompagner juridiquement avant, pendant et après le lancement d’alerte. « La Plateforme pourra les mettre en relation avec des journalistes d’investigation du continent et d’ailleurs afin de faciliter les enquêtes et la divulgation d’informations tout en leur assurant l’anonymat », assure Khadidia Shariffe, coordinatrice de PPLAAF.

PPLAAF voudrait se faire un appareil de pression. Celui qui va contraindre les Etats africains à se doter de lois fortes et modernes pour protéger les lanceurs d’alerte contre des mesures de représailles.

«  L’objectif de la plateforme, est de venir en aide aux lanceurs d’alertes africains, désireux de divulguer des informations au nom de l’intérêt général », a déclaré l’avocat français, William Bourdon.

Devant la flopée de définitions qualifiant les Lanceurs d’alerte, le célèbre avocat retient que les Lanceurs d’alertes sont une insurrection individuelle de la conscience contre deux tyrannies : celle de l’hyper profit et celle de la cupidité.

Ces héros des temps modernes se doivent d’être protégés. Mais, prévient l’avocat Bourdon, « PPLAAF sera intraitable sur les lanceurs d’alerte de mauvaise foi… ».

Très optimiste vis à vis de la dynamique enclenchée, Me Bourdon affirme : « je me sens en parfaite confiance car je suis avec de grands professionnels aux compétences incontestables ». Et d’ajouter : « nous allons résister avec l’arme du droit et de la conscience ».

Le secrétaire général d’Amnesty international en Afrique de l’ouest et du centre, Alioune Tine, qualifie les lanceurs d’alerte de « héros des temps modernes ». « Il est de la responsabilité de la société civile de protéger ces personnes qui, pour la sauvegarde de l’intérêt général, risquent parfois leur vie », insiste-t-il. 

Selon Khadija Sharife, la plateforme n’offre pas seulement une assistance juridique, elle donne offre aux lanceurs d’alerte des canaux spécialisés pour divulguer leurs informations.

« La volonté de lutter contre la corruption fait défaut dans beaucoup de pays, et la PPLAAF apporte un mécanisme de protection nécessaire qui va permettre au lanceur d’alerte de mieux contribuer à la préservation de l’intérêt public », a pour sa part déclaré, l’ancien juge espagnol, Balthasar Garzon, administrateur de la plateforme.

Après le Sénégal, les initiateurs de la plateforme font du Nigeria leur prochaine étape. A cet effet, précise Me Bourdon, des discussions seront engagées avec les parlementaires nigérians.

Les Lanceurs d’alerte sont ces dernières années à la base de plusieurs révélations de scandales qui secoue le monde. C’était le cas des « panama papers » en 2016, aventure à laquelle a participé depechesdumali.com.

Par David Dembélé

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