Train Littéraire : Mohamed Amara livre ses opinions sur la gouvernance démocratique au Mali

Publié le 27 août
Source : Dépêches du Mali

Jeudi 25 août 2016. Le train littéraire s’ébranle au restaurant La Gare. Pour cette deuxième édition, les petits plats sont mis dans les grands pour accueillir un public friand de livre. Mohamed Amara est l’invité de la journaliste Ramata Diaouré, modérateur d’une belle séquence d’échanges et de transmission idéologique.

La mise en place terminée à 19h30, la cérémonie pouvait commencer devant un parterre d’invités.

Les divers aspects du livre brillamment soulevés par la journaliste sont poignants. Elle veut des explications sur ce que Mohamed Amara, dans sons essai estampillé « Le Mali rêvé » (L’Harmattan 2016), appelle une « carence diplomatique ».

L’auteur en effet soutien que la diplomatie malienne a faillit. « La politique de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut n’a pas fonctionné », argue-t-il.

Le Docteur en sociologie va plus loin en pourfendant le vocable « Consensus » qui émaille le mode de gouvernance au Mali. A la place de ce mot, il propose « le compromis » comme recette pour réinventer la pratique démocratique.

Vis-à-vis de la corruption, perçue par l’auteur comme un véritable cancer qui ronge la gouvernance, il préconise une rééducation des mentalités. « La corruption est révélatrice du manque d’exemplarité du pouvoir. La société entière se doit de résister aux sirènes de ce mal ». Faisant le parallèle avec le « social » qui lui aussi ronge la gouvernance, il propose des débats où les spécialistes ne seront pas les seuls conviés à s’exprimer.

Plusieurs passages du livre traitent du fait religieux comme un élément déterminant de la vie culture démocratique. L’auteur pense qu’il faut davantage le « mettre au travail » pour éviter qu’il n’infeste pas le champ politique tel que nous l’assistons de jour en jour.

Par D. Dembélé 

Commentez avec facebook