Mali : La propagande médiatique du MNLA continue malgré les négociations en cours

Publié le 24 juillet
Source : Dépêches du Mali

Depuis quelques temps, le MNLA accuse Alhaj Ag Agamou de diriger depuis Gao, une milice pro-gouvernementale mais, cette fois ci les rebelles touarègues sont allés jusqu’à déclarer que ces milices étaient soutenues par les terroristes du MUJAO !

La guerre fratricide entre MAA et MNLA n’est pas l’œuvre du gouvernement malien ni de Alhaj Ag Agamou. Une fois de plus, la propagande médiatique du MNLA vise à dénigrer et humilier encore plus les forces armées maliennes.

Comment en finir avec une rébellion qui ne veut pas respecter les consignes de paix, viole les accords tout en se faisant passer pour la victime ?

Les évènements d’Anéfis, Tabankort, Akaskaza et Tabrichat se déroulaient en même temps que les négociations en cours à Alger. Les rebelles ont leur plan et l’utopie d’un Azawad libre ou autonome est leur seule ambition.

Depuis les évènements du 21 mai 2014, le mouvement rebelle se croit en supériorité militaire et pense pouvoir faire capituler la partie malienne.

Au sein même de la coalition rebelle, il y a des dissensions et les touarègues du MNLA veulent la tête d’Ahaj Ag Agamou car c’est un stratège militaire insaisissable qui maitrise ingénieusement l’art de la guerre et les secrets du désert. Il est aussi très clair, que la communauté Touarègue et Arabe du nord est scindée entre indépendantistes et loyalistes.

Avec les récents évènements, il devient très difficile de faire confiance au MNLA tant que les rebelles garderont les armes.

Toutes formes d’accords et d’actes de bonne volonté pour le maintien de la paix ont été signés entre le gouvernement malien et les groupes rebelles depuis près d’un demi siècle. Malheureusement, à chaque nouvelle génération, une nouvelle rébellion se fomente et les accords de cessez-le-feu ne tiennent plus.

Le MNLA, le HCUA et le MAA, qui d’autres après eux ?

L’Azawad est une gangrène au développement harmonieux du nord Mali. Les jeunes enrôlés dans les rangs séparatistes, sont surtout attirés par l’appât du gain et l’argent facile.

On gagne beaucoup d’argent dans les pillages, les braquages, les trafics sans compter les primes et autres salaires de mercenaires. Pour un jeune du nord, le narco trafic, la rébellion ou le jihad, sont des aubaines par rapport à la vie de berger ou de commerçant.

C’est très difficile de renvoyer ces soldats du désert à l’école car ils se sont habitués à l’argent facile.

Manier les armes, devient alors, une question de survie dans les conditions extrêmes du désert. On pourrait offrir des parachutes dorés aux leaders des mouvements actuels et vivre en paix pour un temps mais, cela ne garantira pas la naissance d’un mouvement militaire qui se termine par un “A“ pour l’Azawad.

La guerre n’est pas finie :

Au vu du double langage médiatique du MNLA toujours entretenu par Mossa Ag Attaher, les accusations sans preuves et les calomnies en tout genre avec pour seul objectif, les ambitions politiques d’une minorité opportuniste.

Les populations attendent beaucoup des négociations en cours à Alger mais la paix ne tourne pas à sens unique. Il est demandé aux jeunes de faire comme leurs ainés et abandonner l’indépendance ou l’autonomie.

Il faudrait évoluer en tant que maliens et éloigner les armes du Nord. Faire fleurir des marguerites dans un coin autrefois désertique en prenant les armes intellectuels du progrès qui sont la recherche scientifique et l’effort collectif en harmonie avec un gouvernement et une presse toujours à l’écoute des besoins du peuple.

depechesdumali.com

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