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Nos expatriés : Aly Mallé, «Les supporters me verront bientôt en équipe nationale»

Transféré en 2019 à Balikesirsport en Turquie, en provenance d’Italie, l’ancien joueur de l’AS Black star aborde plusieurs sujets dans cet entretien : son quotidien en cette période de confinement, sa situation dans son nouveau club, son ambition pour la sélection nationale.

Sans oublier ses relations avec son ancien club et les autres joueurs maliens évoluant dans le championnat turc.

Une interview exclusive

L’Essor : Les populations sont confinées en Turquie pour cause de pandémie du coronavirus, comme dans plusieurs autres pays à travers le monde. Toutes les compétitions sont arrêtées et les sportifs sont au chômage technique. Parlez-nous de votre quotidien en cette période de confinement général.

Aly Mallé : Effectivement, avec cette épidémie le monde du football est à l’arrêt et comme vous le savez, le sport est primordial pour un footballeur. Je m’exerce chaque jour pour maintenir la forme en me référant au programme que nous donne le club. C’est une période très difficile pour nous, on s’entraîne à la maison dans des conditions totalement différentes de celles des stades d’entraînement. C’est très dur pour nous qui sommes à l’étranger. Je prie tous les jours pour que cette pandémie se termine vite et que le championnat reprenne.

L’Essor : Il y a eu des baisses de salaire pour les joueurs dans plusieurs pays, notamment en Europe. Qu’en est-il en Turquie, particulièrement pour votre club, Balikesirsport ?

Aly Mallé : Effectivement, beaucoup d’équipes ont procédé à la baisse de salaire, mais cela n’a pas été notre cas. Heureusement, nous continuons à recevoir nos salaires au complet sans problème. Je n’ai pas d’échos des autres équipes, mais notre équipe continue de payer les joueurs normalement. Franchement, je remercie le club qui n’a ménagé aucun effort pour que nous puissions être dans de bonnes conditions depuis le début de cette épidémie du coronavirus.

L’Essor : Vous êtes arrivés en Turquie en juin 2019, en provenance d’Udinese. Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à quitter l’Italie ?

Aly Mallé : Comme vous le savez, le football c’est le temps de jeu et la performance. J’ai quitté l’Italie pour avoir plus de temps de jeu. Ça été bénéfique pour moi, car depuis que je suis avec Balikesirspor, je joue régulièrement et j’ai même inscrit des buts pour le club (4, ndlr). Je me sens bien dans ce club, les gens sont adorables et sympa. J’ai été bien adopté par mes coéquipiers et les relations sont excellentes avec les dirigeants. J’espère de tout cœur que les choses vont continuer ainsi. En tout cas, je suis prêt à tout donné pour ce club.

L’Essor : On sait que vous êtes titulaire à part entière à Balikesirsport. Est-ce que vous êtes content de vos performances depuis le début de saison ?

Aly Mallé : Je suis titulaire et très content de ce que j’ai pu réaliser cette saison avec mon équipe. J’avais besoin de revivre ce moment qui m’avait un peu manqué là où j’étais. Mon objectif est de tout faire pour être parmi les meilleurs buteurs de cette saison et je ferai tout pour y arriver.

L’Essor : D’autres joueurs maliens évoluent dans le championnat turc, comme Hamidou Traoré, Moussa Bagayoko, Moustapha Yatabaré, Samba Sow et Abdoulaye Diaby. Y-a-t-il des contacts entre vous ?

Aly Mallé : Oui, je suis en contact avec tous les joueurs à part Abdoulaye Diaby et Moustapha Yatabaré. Depuis que je suis là, j’ai tout fait pour entrer en contact avec ces deux mais en vain. Avec les autres, on se voyait presque chaque week-end avant cette maladie. Mais maintenant, chacun est confiné chez lui et c’est seulement sur Facebook et WhatsApp qu’on communique.

L’Essor : Vous êtes en prêt à Balikesirsport avec option d’achat. Que comptez-vous faire à la fin de la saison : rester en Turquie ou retourner en Italie ?

Aly Mallé : Pour l’instant, mon objectif est de finir cette saison en beauté avec le même rythme et la même détermination, le reste viendra après. J’ai confiance que cette équipe fera tout pour me garder. C’est vrai que les choses peuvent aller vite en football, mais je me concentre sur Balikesirsport. Les dirigeants du club sont contents de moi et je pense qu’ils n’ont pas l’intention de me laisser partir. Les clubs n’aiment pas se séparer des joueurs qui font leur affaire (rires).

L’Essor : Vous avez joué dans toutes les sélections de catégorie d’âge, mais jamais en équipe nationale A. Est-ce que vous y pensez-vous ?

Aly Mallé : J’ai joué avec toutes les sélections de catégorie d’âge qui doivent être des paliers pour accéder à l’équipe nationale A. Mais la sélection nationale, c’est le haut niveau et la sélection se fait avec des bases et des critères comme le temps de jeu. En Italie, je n’ai pas eu suffisamment de temps de jeu et je pense que cela a joué en ma défaveur. On ne peut pas revendiquer une place en sélection, quand on ne joue pas avec son club. Mon objectif est de défendre les couleurs de mon pays dans un bref délai. J’espère que le public sportif me verra bientôt en équipe nationale, pourquoi pas dès la prochaine journée des éliminatoires de la CAN ou de la Coupe du monde. Comme tout joueur, je rêve de porter le maillot de la sélection nationale.

L’Essor : Est-ce que vous avez des contacts avec votre ancien club, l’AS Black star de Badalabougou ?

Aly Mallé : Oui, j’ai toujours eu des contacts avec mon ancien club l’AS Black star. Permettez-moi de profiter de votre micro pour saluer le président du club, Seydina Oumar Dia et le remercier du fond du cœur pour ce qu’il a fait pour moi. Sans lui, je ne serai pas là où je suis aujourd’hui. Seydina Oumar Dia a été un père pour moi et je lui sera toujours reconnaissant. Je remercie également les autres dirigeants de l’AS Black star, sans oublier les joueurs et les supporters du club.

L’Essor : Si vous aviez un conseil à donner à vos anciens coéquipiers et aux jeunes qui rêvent tous de faire une carrière professionnelle, que leur diriez-vous ?

Aly Mallé : Je leur dirai tout simplement de croire en eux-mêmes et de se battre pour ce qu’ils veulent car l’impossible n’existe pas. Dans le sport en général et le football en particulier, le travail paye toujours et tout est possible. Il faut simplement y croire.

Interview réalisée par

Djènèba

BAGAYOKO

Source : l’Essor

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