Vendredi 22 Septembre 2017

Nous suivre

C'est Qui Ça ?

GAG

Image marquante

Afrobasket féminin : AIGLES DAMES, BIS REPETITA !

Comme en 2011, la sélection nationale féminine est encore tombée en demi-finale, victime cette fois, du Nigeria qui s’est imposé d’une courte tête 48-47.

La déception est immense pour la capitaine Meiya Tirera et ses co-équipières qui ambitionnaient de se qualifier, au moins pour la Coupe du monde

Abattues. Les Aigles Dames l’étaient, le samedi 26 août. Au Palais des sports Salamatou Maïga, il était 20h30, la première demi-finale de l’Afrobasket féminin vient de se terminer.

Le Mali a perdu 47-48, devant le Nigeria. Seulement un point d’écart entre les deux sélections, c’est-à-dire, un demi-panier. La capitaine Meiya Tirera et ses partenaires sont en larmes. Certaines se sont écroulées sur le parquet aussitôt le coup de sifflet final. Malgré les ovations d’un public exceptionnel, elles sont inconsolables.

Certains supporters ne peuvent retenir leurs larmes et pleurent avec les joueuses. L’aventure de l’Afrobasket féminin, Bamako 2017 est terminé pour le Mali. De façon cruelle. Les protégées du sélectionneur national, Sylvain Lautier se sont battues comme des lionnes et y ont cru jusqu’au bout. Alors qu’elles avaient plus de 10 points de retard dans l’ultime quart temps, les Aigles Dames ont réussi à revenir à seulement un point. Et à 17 secondes de la fin du temps réglementaire, Naïgnouma Coulibaly aura la balle de match pour le Mali. Toute la salle Salamatou Maïiga était sûre que l’internationale malienne allait marquer et donner la qualification aux Aigles Dames. Mais comme par miracle la maudite balle roulera sur les bords du cerceau, avant d’être interceptée au rebond par les Nigérianes. Les espoirs de la sélection nationale venaient de s’envoler.

On connaît la suite : au coup de sifflet final, les Aigles Dames vont s’effondrer sur le plancher et pleurer à chaudes larmes. En rentrant dans les vestiaires, elles contourneront la zone mixte pour échapper aux caméras et micros de la presse qui les attendait dans le couloir. Quelques minutes plus tard, l’intérieure Naignouma Coulibaly (sans doute la joueuse la plus en vue de la sélection) prend son courage à deux mains et se présente devant la presse. «Nous sommes tristes et déçues.

Nous avons beaucoup de regrets», dira la doyenne des Aigles Dames. Nous sommes aussi heureuses de voir ce beau public encourager l’équipe malgré la défaite. Cela fait 14 ans que je joue en équipe nationale, je n’avais jamais un public aussi engagé et soudé derrière l’équipe. Pendant cette compétition, le soutien, sur le parquet et en dehors ne nous a pas fait défaut. Nous ne pouvons pas remercier assez le public», témoignera l’internationale malienne (6 points, 17 rebonds).

«On savait que ça allait être un match difficile. Nous étions prêtes mentalement et physiquement, mais chaque match a ses réalités. Nous étions tellement décidées à bien faire. On a raté des paniers faciles. A 17 secondes de la fin, on avait la possession de la balle, mais on n’a pas pu marquer. Certaines d’entre nous ont été cramées.

C’était un match physique», conclura Naignouma Coulibaly, avant de quitter la salle de presse. Comme l’a avoué l’intérieure des Aigles Dames, la fatigue a été l’une des causes de la défaite du Mali face au Nigeria. Contrairement aux Nigérianes qui ont fait une partie de leur préparation aux Etats-Unis et livré plusieurs matches amicaux, la sélection nationale s’est contentée d’une préparation à domicile. Les deux matches amicaux, à Abidjan, contre une petite équipe de Côte d’Ivoire, se sont révélés insuffisants. «Il nous a manqué un ou deux matches amicaux.

Il y a beaucoup d’équipes qui ont refusé de jouer contre nous en amical», a expliqué le sélectionneur national, Sylvain Lautier. «Nous avons été mis dans de très bonnes conditions dans le contexte du timing. La compétition a été avancée d’un mois, en pleine vacance dans tous les pays», a ajouté le technicien.

Six joueuses se sont illustrées dans l’équipe malienne : Touty Gandéga, Nassira Traoré, Ramata Diakité, Naignouma Coulibaly et la capitaine Meiya Tirera. Mais à l’instar du reste du groupe, les six cadors n’ont pas eu leur rendement habituel contre le Nigeria, les Aigles Dames ont payé cher leur maladresse sur les deuxièmes balles sous les cerceaux. Les joueuses de Sylvain Lautier ont raté plusieurs de balle de match. Dans ce match à intensité et de duels, le Nigeria a pris les devants dès le premier quart-temps (10-7) et creusé l’écart à la mi-temps (23-12).

A la reprise, les protégées de James Sam Vincent ont pu maintenir l’écart (39-29 au troisième quart temps) et c’est seulement dans l’ultime quart temps que le Mali s’est réveillé. Portée par Fatoumata Bagayoko (deux tirs à trois points) et la capitaine Meiya Tirera, la sélection nationale féminine reviendra à quatre points à deux minutes de la fin (43-39). Toute la salle se lève alors pour encourager les Aigles Dames. Ramata Diakité enchaîne avec deux lancers francs (43-41).

A une minute de la fin du match, Aissata B. Maiga marque un tir à trois points pour ramener les siennes à deux points (48-46). Acculé, le coach du Nigeria Sam Vincent demande un temps-mort. Le jeu reprend après avec une possession malienne. Malheureusement, trois tentatives de double-pas ratées viendront anéantir les espoirs de victoire des Aigles Dames. Lors des deux précédentes éditions (2013 et 2015) le Mali avait été éliminé en quarts de finale. Une bien maigre consolation.

Ladji M. DIABY

Source : l’Essor

 

Commentez avec facebook

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Coup d'gueule

Rokia Traoré à propos de l’insalubrité à Bamako : « Que chacun nettoie devant sa maison ! »

« Je vis à Bamako, mes enfants vont à l'école à Bamako. La différence entre vous et moi c'est que j'ai de l'ambition pour Bamako, Je m'aime en tant qu'africaine et malienne. Je ne vois pas pourquoi la propreté devrait être exclusivement blanche ou européenne. Nous étions propres avant de rencontrer les blancs je crois.

Lire la suite

Blog

 Complicité Algero-Française !

Peut-on avoir une réunion de haut niveau à Alger réunissant autour du Ministre Algérien des Affaires Etrangères les plus hauts fonctionnaires et militaires français pour évoquer la situation au nord du Mali sans les gouvernants Maliens ? Il y a certes une complicité algero-française sur le dos du Mali, mais pas pour le même but. Les gouvernants maliens, comme toujours, semblent être incompétents et inadaptés à la situation qui prévaut actuellement. Le fait que l’ordre du jour ait été consacré au processus de paix sans la participation du Mali laisse la place à la suspicion.

Lire la suite

Youssouf Maïga, PDG de l’OPAM

Ecoutez

 

Mamane
Chronique de Mamane
RFI

La Cour de Récré à l'ONU

20 Septembre


Juan Gomez
Appels sur l'actualité

 

RFI

[Vos réactions] «La RCA a besoin de la Communauté internationale»

21 Septembre

© Dépêches du Mali 2012 - 2017