Lundi 11 Décembre 2017

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Crise du football : UNE SEMAINE DECISIVE ?

Les avocats du Mali ont déposé une requête au TAS (tribunal arbitral des sports) contre la FIFA pour excès de pouvoir, incompétence du comité directeur à suspendre le Mali, absence d’urgence et disproportion de la sanction

Ce sont plusieurs centaines de supporters qui ont envahi les rues de Bamako pour manifester leur joie, après l’annonce de la décision du Tribunal arbitral du sport (TAS) de reconnaître, désormais, le Comité provisoire de normalisation du football (CONOR), comme le seul organe agissant au nom de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT). Les plus grandes manifestations se sont déroulées sur la Rive droite où plusieurs groupes de supporters se sont réunis, sur les places publiques pour saluer, à leur manière, la décision de la juridiction de Lausanne. Selon nos informations, certains supporters ont acheté plusieurs casiers de boisson pour les distribuer aux manifestants. Les mêmes sources rapportent que les supporters scandaient le nom du ministre des Sports, Housseïni Amion Guindo (ou plutôt l’ancien ministre des Sports puisque le Premier ministre, Modibo Keïta et son gouvernement ont démissionné, en début de soirée, ndlr) et du président du Comité provisoire de normalisation du football, Sidy Diallo. Avant l’annonce de la décision par le CONOR, des informations contradictoires avaient circulé sur les réseaux sociaux, faisant croire que le TAS avait tranché en faveur de l’ancien comité directeur de la FEMAFOOT et annulé la décision de dissolution de l’équipe de Boubacar Baba Diarra et son remplacement par le CONOR. Que s’est-il passé, en réalité ? Le 7 avril, c’est-à-dire, vendredi dernier, l’avocate de l’ancien comité directeur, Béatrice Lobier Tupin, a saisi le TAS pour l’informer qu’un recours contre la décision N°2017-0011/MS-SG (le scellage de la FEMAFOOT par l’Etat, ndlr) a été déposé à la Cour suprême et demander une suspension provisoire du dossier du CONOR en attendant le verdict de la Cour suprême. Dans la correspondance adressée au TAS, l’avocate écrit : «Mon client (l’ancien comité directeur de la FEMAFOOT, ndlr) m’informe avoir exercé un recours contre la décision N°2017-0011/MS-SG devant la Cour suprême du Mali. Par conséquent, il convient d’attendre le verdict de cette Cour suprême pour reconnaître le sort du Comité provisoire de normalisation du football. J’attire votre attention sur le fait que la FIFA se serait insurgée contre la mise en place du Comité provisoire précité dont elle aurait exigé la dissolution par le ministre des Sports du Mali. Tenant l’absence de réaction, le Mali serait suspendu de toutes les compétitions. Je n’ai donc à l’heure plus de mandat». Quelques minutes après la publication de cette correspondance sur les réseaux, ce sera au tour du CONOR de contre-attaquer et de diffuser deux lettres sur le même dossier. La première lettre a été adressée au Secrétaire général du TAS par le président du CONOR, Sidy Diallo pour l’informer de la dissolution de l’ancien comité directeur de la FEMAFOOT et son remplacement par le CONOR, quant à la deuxième, elle est signée du conseiller auprès du TAS, Fabien Cagneux qui confirme la réception du courrier du CONOR. «Par la présente, écrit le conseiller auprès du TAS, j’accuse réception du courrier du 3 avril 2017-reçu ce jour au greffe du TAS-du Comité provisoire du football au Mali, dont copie est jointe à l’attention des parties». Contrairement donc aux informations véhiculées sur les réseaux sociaux, à savoir que le TAS a refusé de recevoir la délégation envoyée en Suisse par le ministre des Sports, le dossier du CONOR a bel et bien, été déposé au greffe de la juridiction de Lausanne, le 3 avril et se trouve, désormais, entre les mains des juges. Parallèlement, les avocats du CONOR ont introduit une requête contre la FIFA pour excès de pouvoir, disproportion de la sanction prise contre le Mali, absence d’urgence de la sanction et incompétence du comité directeur pour trancher la question. «Les textes de la FIFA sont clairs, quand la sanction prise contre un pays peut causer des dommages irréparables, seul le congrès est compétent pour trancher. Dans le cas du Mali, le Djoliba et les Onze Créateurs ont été disqualifiés de la coupe de la Confédération et des arbitres maliens ont été empêchés d’officier, après leur désignation par la CAF. On ne peut réparer ces dommages et c’est pour cette raison que nous avons décidé d’attaquer la décision de la FIFA», a expliqué un avocat du CONOR. «Ces sanctions sont les conséquences de l’entêtement de l’ancien comité directeur qui fait tout pour que le Mali reste sous le coup de la suspension. Ils (les membres de l’ancien comité directeur, ndlr) font du dilatoire. Ils sont prêts à tout pour empêcher les cadets maliens de participer à la prochaine CAN au Gabon. Mais, cette stratégie est vouée à l’échec. Je n’ai aucun doute sur la levée de la sanction de la FIFA. La semaine prochaine (cette semaine, ndlr) sera décisive», conclura notre interlocuteur.

Boubacar THIERO

Source : l’Essor

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