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Le cri de cœur de l’arbitre international, Ousmane Sidibé, porte-parole des arbitres maliens : “Avec la suspension de la FIFA, les arbitres ne peuvent plus siffler au Mali ni à l’international” “Nous les arbitres, nous ne reconnaissons pas le Comité provi

Dans cet entretien exclusif, Ousmane Sidibé, arbitre international de football depuis 2006, arbitre Fifa, porte-parole de l’Association des arbitres du Mali et non moins responsable d’exploitation à la direction de la Banque commerciale du Sahel, donne son point de vue sur la suspension du Comité exécutif de la Fédération malienne de football.

Aujourd’hui : Le football malien traverse une crise. Quelle est la position des arbitres au sujet de cette crise ?

Ousmane Sidibé : La position des arbitres par rapport à cette affaire est très claire. Présentement, la Fifa a suspendu le Mali. Nous arbitres, nous reconnaissons la Fifa, nous sommes des arbitres Fifa, particulièrement moi, je suis arbitre Fifa. Mais la suspension concerne tous les acteurs du football sans exception.  La suspension ne concerne pas les arbitres seulement, elle frappe tous les acteurs, c’est-à-dire les footballeurs, les arbitres, les ligues, la Fédération et les districts. Donc, tous les acteurs sont concernés par cette sanction.

Avec cette suspension de la Fifa, les arbitres peuvent-ils siffler au plan national?

Au plan national, les arbitres ne peuvent pas siffler. Car nous relevons de la Fifa, de la Caf, de la Fédération, des ligues régionales et puis des districts. Donc, si l’instance suprême qu’est la Fifa frappe, nous arbitres, nous en faisons partie. Il n’y a pas de matches.

Au niveau des arbitres, quelles peuvent être les conséquences de cette suspension du Mali par la Fifa ?

La conséquence de cette suspension est amère parce que les arbitres ne peuvent plus sortir pour officier des matches. Les équipes du Mali ne peuvent plus aller jouer ailleurs pour participer à des compétitions de la Caf ou de la Fifa. Pour la Fifa, cela concerne les équipes nationales. Pour la Caf, la sanction concerne les clubs. Aucune équipe malienne ne pourra sortir pour aller jouer un match en dehors du Mali.

En tant qu’arbitre, que comptez-vous faire ?

Nous nous sommes organisés en association. Et nous avons pris une décision collective. Cette décision est qu’aucun arbitre ne sifflera tant que le Mali est sous la sanction de la Fifa.  Une fois de plus, je le dis et je le répète,  pour nous, ce n’est pas une question de personne. Personne ne nous pousse à nous soulever. Nous-mêmes, les arbitres, avons décidé de prendre les choses en mains. L’idée vient de moi-même car trop c’est trop, les arbitres sont fatigués. Nous avons décidé de nous réunir en association pour avoir des droits de vote au niveau de la Fédération pendant les élections. Parce que présentement, nous sommes délaissés alors que sans les arbitres, il n’y a pas de football.  Donc, le moment est venu de nous lever. Nous restons soudés et attendons jusqu’à la levée de la suspension de la Fifa pour que nous puissions officier les matches.

Cela veut-il dire que les arbitres ne sont pas prêts à collaborer avec le Comité provisoire ?

Nous les arbitres, nous ne reconnaissons pas le Comité provisoire. Nous reconnaissons la Fifa, la Caf, la Fédération, les ligues et les districts. D’autant plus que la Fifa a sanctionné le Mali, ce comité provisoire nous ne le reconnaissons pas, nous ne pouvons pas le suivre. Donc, jusqu’à preuve du contraire, nous sommes suspendus. Une chose est claire, les arbitres sont légalistes, nous sommes dans nos droits. Il faut se dire la vérité, trop c’est trop.

Quel appel lancez-vous à l’endroit des acteurs du football malien ?

Les arbitres sont des prestataires de services. A ce titre, la Fédération loue nos services pour faire officier ses matches. Donc, je pense que si les acteurs reviennent à de meilleurs sentiments, ce serait une bonne chose  pour tous les acteurs du football malien. Présentement, il n’y a plus de signature de contrat pour les jeunes joueurs, il n’y a plus de match. Les terrains sont en grève, tous les stades sont en grève présentement. Que Dieu aide le Mali à sortir de cette crise. Que Dieu nous en garde. Nous comptons sur le grand Mali.

            Réalisé par Siaka Doumbia

Source : Aujourd'hui-Mali  1 Avr 2017

 

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