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Après le FMi et la BM en 2014, c’est au tour de la FIFA de suspendre le Mali de toutes les compétitions internationales en football : Le Ministre des Sports Housseyni Amion Guindo va-t-il être le mouton sacrificiel ?

Vingt-quatre heures seulement après le sacre historique du Malgache Ahmad Ahmad à la tête de la Confédération Africaine de football, le pays du premier ballon d’or africain Salif Keita Domingo, a été suspendu par la FIFA.

Comme il fallait s’y attendre,  après la dissolution de la FEMAFOOT par le Gouvernement il y a une semaine, l’épée de Damoclès de l’instance supérieure du Sport roi s’est abattue sur le Mali. Le pays de Seydoublen Keita et de Mamadou Diarra Djilla va désormais se lancer dans une longue procédure juridico-sportive que nul ne saurait prédire l’issue. Est-ce parce que le Ministre des Sports a mis la passion au-dessus de la raison ?  A quand la fin de cette saga judiciaire pour permettre à la jeunesse malienne de jouir de son droit de voir ses équipes jouer ? Cette sanction va-t-elle être la dernière du quinquennat d’IBK pour l’honneur et le bonheur du Mali ? A-t-on mesuré les conséquences de cette suspension dont la plus immédiate est l’élimination du Djoliba et des onze créateurs malgré leur victoire ?

C’est le coup d’envoi d’un match qui va désormais opposer le Mali à la FIFA. Il est fort à parier que beaucoup de joueurs du côté malien perdront leur place, si ce match perdurait. C’est le cas du premier capitaine de l’équipe malienne en l’occurrence le Ministre des Sports. Selon nos sources, le Président de la République aurait mis en demeure le Gouvernement en général et le Ministre des Sports en particulier de tout faire pour que le Mali ne soit pas suspendu. Après la sentence de la FIFA, IBK va-t-il sévir contre les premiers coupables qui semblent être les responsables tout indiqués de la nouvelle mésaventure du Mali. Dans une République normale, les dirigeants doivent se sentir redevables de l’Etat et, par conséquent, répondre de leurs faits et actes.

Pour mémoire, chaque crise dans ce pays a fait ses émules, comme dans la crise de Kidal, après la visite controversée du PM d’alors. On se rappelle aussi celle du Boeing Présidentiel qui a valu une suspension du Mali par la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International. Les conséquences ont été le départ du Gouvernement de certains ministres comme Soumeylou Boubéye Maiga, Mme Bouaré Fily Sissoko, Ben Barka et Mahamadou Camara. Tout porte alors à croire que le Ministre des Sports Housseyni Amion Guindo, alias Poulo, pourrait en faire les frais bien que sa décision courageuse eut mérité tout le contraire.

Dans une République sérieuse, quand une crise d’une telle envergure éclate, des têtes tombent toujours. Mais, IBK prendra-t-il le risque de débarquer Poulo du Gouvernement à moins de 17 mois des élections présidentielles, sachant bien que son parti est la troisième force politique de la Majorité  avec plus de 600 conseillers communaux ? A cause de son poids politique, IBK pourrait envisager son maintien dans le gouvernement en le permutant avec un autre ministre tout aussi dévoué à sa cause.

En définitive, par cette troisième suspension, le régime IBK vient encore de battre un autre record. Les jeunes pourraient désormais attendre jusqu’en 2019 pour voir clubs et équipes nationales joués au Mali et à l’extérieur. A présent, nous sommes sevrés de la seule fierté par laquelle l’honneur de la République était encore débout. Comme la génération AEEM a été sacrifiée sur l’autel de la démocratie, la génération des jeunes joueurs talentueux va devoir  l’être sur celui de nos égos surdimensionnés.

   Youssouf Sissoko

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Source : Inf@sept  20 Mar 2017

 

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