Vendredi 28 Juillet 2017

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Dissolution arbitraire de la FEMAFOOT par le ministre des Sports : Le Mali désormais exposé aux sanctions de la FIFA ?

Après plusieurs tentatives de dissoudre la Fédération Malienne de Football dirigée par Boubacar Baba Diarra, le ministre des Sports Housseini Amion Guindo est finalement parvenu à ses fins, le mercredi dernier.

Il a profité du match FC Barcelone et Paris Saint Germain pour annoncer la surprenante décision de dissolution du Bureau fédéral. Une décision lourde de conséquences pour notre pays qui s’expose gratuitement et pour des problèmes d’égo, aux lourdes sanctions de l’instance suprême mondiale du Foot : la FIFA. Qui ne supporte pas l’ingérence du politique dans les affaires de football. Déjà, l’Organisation, dirigée par Gianni Infantino, a annoncé la couleur.

Coup de tête ou décision murement réfléchie, en tous cas, les commentaires vont bon train pour qualifier cette décision unilatérale du ministre. Qui a pris sur lui, la lourde responsabilité d’écourter le mandat du Bureau fédéral, alors que celui devrait s’achever dans 7 mois, précisément en Octobre prochain. C’est à travers un communiqué lu presqu’en catimini. Mais, déjà la nouvelle avait d’abord fait le tour de la capitale depuis 16 heures. Au regard donc du moment choisi pour le besoin de la cause, l’on peut sans le risque de se  tromper dire que la décision a été murement réfléchie. Dans tous les cas de figures, le ministre Guindo  plonge la jeunesse malienne dans le désarroi et le prive de son droit au loisir. Car, l’instance dirigeante du football mondial n’a pas tardé à réagir  à la décision N° 00 11/ 2017  du ministre des Sports datée du 8 mars 2017 qui dissout le Comité exécutif de la FEMAFOOT  et installe un Comité provisoire, dont la composition reste un mystère total. Ce comité, selon le communiqué, est chargé de gérer les affaires de l’association jusqu’à l’élection d’un nouveau bureau du Comité exécutif. Il a également pour mandat de réunir la famille du football, d’organiser une assemblée élective,  de professionnaliser la champion national, de plancher sur le problème d’encadrement de nos équipes nationales. Une mission dont l’issue n’est pas certaine. Car, en prenant cette décision, Housseyni Amion Guindo a pris effet et cause pour les détracteurs qui ont finalement eu raison de la légalité.

Toutefois, il faut rappeler que la FIFA est stricte sur l’application des articles 14 et 19 de ses statuts. Qui stipulent que toutes ses associations membres doivent gérer leurs affaires de façon indépendante. A défaut et si elles ne sont pas en situation de le faire, elles sont passibles de sanctions de la part de la FIFA. Qui n’écarte pas des possibilités de suspension, même si l’ingérence n’est pas imputable à l’association membre concernée. Aussi, selon la FIFA, la décision ministérielle du 8 mars 2017 va à l’encontre de ce principe et sa mise en œuvre constituerait une interférence dangereuse dans les affaires internes de la FEMAFOOT. Au cas où la décision ne serait pas annulée à la date du vendredi 10 mars 2017 (aujourd’hui), le cas sera,  selon la secrétaire générale de la FIFA, Fatma Samoura, automatiquement soumis au Bureau du Conseil de la FIFA  pour considération.

C’est dire que la balle est à présent dans le camp du ministre des Sports qui a tout mis en œuvre pour parvenir à ses fins. A savoir, mettre sur orbite des dirigeants sportifs dont la gestion par le passé a été fortement indexée. Lesquels ont même été  sommés de démissionner pour mauvaise gestion des ressources financières. Il y en a aussi parmi les « amis » du ministre qui ont passé une nuit dans un Commissariat de la capitale pour vente de tickets parallèles au Stade Omnisports. Le malfrat a été pris la main dans le sac par des Policiers, chargés du maintien d’ordre. Il n’a recouvré sa liberté qu’après intervention expresse du président de la FEMAFOOT, Boubacar Baba Diarra. Le présumé délinquant était alors membre du Bureau fédéral. A ce titre, il avait en charge la gestion des tickets des matchs. C’est fort de sa position qu’il profita pour établir des tickets parallèles qu’il faisait écouler à la porte grâce à un petit réseau qu’il avait mis en place. C’est un élément de ce réseau qui a été appréhendé par la Police. Celui-ci a dénoncé son patron, qui se trouve être notre homme. Dans nos prochaines éditions, nous édifierons nos lecteurs sur ces dirigeants indélicats auxquels, le ministre Housseyni Amion Guindo tient les bras.

 Almihidi  Touré

Source: Tjikan

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