Qui utilise encore un BlackBerry?

Publié le 17 mars
Source : Slate

A part Barack Obama, pas grand monde. Et encore, il est obligé.

Quand Apple sort un nouvel iPhone, le monde s'arrête pour laisser Tim Cook faire sa présentation, diaporama à l'appui. A chaque fois que Samsung lance un nouveau Galaxy, il est précédé par des semaines de fuites et de rumeurs en tous genres. Et quand BlackBerry annonce le lancement d'un nouveau téléphone? L'univers lâche un bâillement poli.

Passion clavier

Normal. En 2009, selon au moins une étude, BlackBerry se targuait de dominer plus de 40% du marché des smartphones. Fin 2014, sa part du gâteau s'était ratatinée à 1,8%. Personne n'y fait plus attention parce que personne n'utilise de BlackBerry. Depuis le lancement de l'iPhone en 2007, les clients s'orientent de plus en plus vers des téléphones pourvus de grands écrans tactiles.

J'ai donc trouvé très touchant que BlackBerry lance un tout nouveau modèle appelé le «Classic» (aujourd'hui disponible déverrouillé pour 429 euros, moins avec un abonnement). Ces dernières années, BlackBerry flirte avec des designs imitant l'iPhone, comme dans le cas du Z30, mais le Classic nous ramène aux téléphones BlackBerry d'antan -avec un vrai clavier AZERTY physique et un look solide et bien démodé. Il évoque ces folles années de jeunesse, lorsque des légions de clients fidèles parlaient de leurs appareils en les appelant des «CrackBerrys». A présent que les meilleures années de l'entreprise sont apparemment derrière elle, rien de surprenant si BlackBerry rêve de revenir à des temps plus heureux.

Je me suis interrogé sur l'autre terme de l'équation. A qui est destiné ce téléphone? Existe-t-il vraiment des inconditionnels qui se languissent de l'arrivée d'un BlackBerry rétro? Abriterions-nous en notre sein un groupement de féroces revancards du BlackBerry?

BlackBerry vise les «membres éminents d'une profession libérale en pleine maturité». Une autre façon de dire vieux?

Source : slate.fr

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