Dépôts d’ordures de Médine et Lafiabougou : La mairie du district lance des opérations d’évacuation

Publié le 11 novembre
Source : l'Essor

Le secrétaire général de la mairie du District de Bamako, Founé Dembélé, a lancé hier les opérations d’évacuation des dépôts d’ordures de Médina-coura et de Lafiabougou.

La cérémonie s’est déroulée sur le dépôt d’ordures de Médina-coura, en Commune II du District de Bamako, en présence du responsable technique de la société Groupement d’intérêt économique (GIE) Djoro Sanyaton, Mohamed Chami. Ces opérations sont le fruit d’un partenariat entre la mairie du District de Bamako et le GIE Djoro Sanyaton.

C’est aux environs de 14 heures que Founé Dembélé a donné le premier coup de pelle. Après le coup d’envoi, le secrétaire général de l’hôtel de ville de Bamako a déclaré que la capitale est encombrée de déchets. «Il y a moins d’un mois, nous avions évacué ce site mais malheureusement c’est le ras-le-bol encore.

Avec l’accompagnement d’un opérateur économique de la place, nous avons pu négocier un contrat pour évacuer le site de Médina Coura et celui de Lafiabougou», a expliqué Founé Dembélé. Selon lui, l’assainissement est un cycle continu.

«Au moment où nous évacuons les ordures, les gens sont en train d’en déverser. C’est une question d’organisation. Tant que le Mali n’arrive pas à se doter de centres de transformation de déchets même les dépôts finaux seront remplis. Il n’y a pas d’espace pour contenir les ordures.

Nous tendons vers la transformation des déchets assimilables à de l’or noir», a-t-il souligné.Ainsi, si on parvient à assainir Bamako, le Mali va véhiculer une bonne image à l’extérieur, a-t-il soutenu, ajoutant que l’assainissement de la ville de Bamako dépasse les moyens de la mairie du District de Bamako.

«L’Etat a montré ses limites aussi bien que les collectivités territoriales. Il faut aller en partenariat avec le privé.

C’est cela que nous sommes en train de faire», a développé Founé Dembélé. Pour lui, les solutions existantes sont aléatoires et très précaires. Il faut, insistera-t-il, privilégier la transformation des déchets pour avoir une autre source d’énergie pour la capitale du Mali.

Le responsable technique du GIE Djoro Sanyaton a précisé que le travail se fera beaucoup plus dans la soirée, pendant que le trafic est moins dense. «Nous avons une quarantaine de camions pour diligenter l’évacuation des ordures.

Il y aura une vingtaine de camions sur chacun des deux sites», a expliqué Mohamed Chami. Il a invité nos opérateurs économiques et nos entreprises à lui emboîter le pas, afin que le Mali soit beau et attrayant pour le monde.

Amadou GUÉGUÉRÉ

Source : l’Essor

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