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Grossesse : Consultations prénatales, plus que nécessaires

La grossesse est à la fois un événement heureux mais aussi une période d’anxiété parce que personne ne sait ce qui peut se passer avant la délivrance. Au cours de la grossesse, la femme, tout comme son enfant, encourent divers risques sanitaires.

C’est pourquoi, il est nécessaire que toutes les grossesses soient bien suivies. Le gynécologue obstétricien, Dr Seydou Z. Dao souligne que les consultations prénatales (CPN) ou surveillances prénatales sont importantes pendant cette période. En effet, elles représentent un maillon essentiel dans la réduction de la mortalité chez les mères et leurs bébés parce que concourant à une issue favorable de la grossesse.

Selon le praticien du Centre de santé de référence (CSREF) de la Commune II, les consultations prénatales sont un ensemble de consultations qu’une femme enceinte doit faire du début de sa grossesse à l’accouchement. Elles ont pour objectif, de suivre la santé de la mère et du bébé pendant toute la grossesse, de prévenir l’apparition de certaines maladies, de diagnostiquer très tôt et de prendre en charge les maladies qui peuvent mettre en danger la grossesse. Mais c’est aussi l’occasion de donner des conseils à la future mère et de préparer l’accouchement, c’est-à-dire toute l’organisation qui doit être mise en place afin d’assurer la délivrance dans les meilleures conditions. Le médecin spécialiste précise que les CPN sont généralement effectuées par les sages-femmes mais toutes les grossesses qui comportent un risque pour la mère ou le bébé, doivent être suivies par un gynécologue obstétricien, d’où l’importance de la référence/évacuation.

Pour être efficaces, le gynécologue obstétricien dit que ces consultations doivent commencer dès le début de la grossesse et se poursuivre dans une certaine régularité jusqu’à l’accouchement. Au Mali, il est recommandé au minimum quatre visites prénatales, à intervalles réguliers, tout au long de la grossesse. La première doit se faire avant le 3è mois de la grossesse, la deuxième au cours du 2è trimestre. Les deux dernières visites se font entre le 2è et 3è trimestre. Mais le spécialiste s’empresse d’expliquer que la dernière se fait au 9è mois de la grossesse.

Dr Seydou Z. Dao précise que l’objectif de cette dernière est de faire le pronostic de la voie d’accouchement, c’est-à-dire comment la femme doit pouvoir accoucher.

Mais lorsqu’il y a des problèmes ou des maladies associées à la grossesse, le nombre de CPN doit aller au delà de quatre. Par contre, il révèle que le nouveau modèle de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande 8 CPN au cours de la grossesse au lieu de quatre. Ce nouveau modèle préconise qu’une première consultation ait lieu au cours des 12 premières semaines de la grossesse et que les consultations suivantes soient prévues aux 20e, 26e, 30e, 34e, 36e, 38e et 40e semaines.

Au Mali, selon l’Enquête démographique et de santé (EDS VI), 80% des femmes enceintes ont reçu des soins prénatals dispensés par un prestataire formé. Seulement quatre femmes sur 10, soit 43%, effectuent au moins les quatre visites recommandées.

En outre, un peu plus du tiers des femmes (36%) effectuent leur première visite prénatale à un stade précoce de la grossesse. Ce pourcentage varie de 54% en milieu urbain à 31% en milieu rural. Du point de vue des régions, on observe une forte différence entre les femmes du District de Bamako et celles des autres régions. Dans la capitale, plus de 9 femmes sur 10, soit 96%, ont reçu des soins prénatals dispensés par un prestataire formé et 72 % des femmes ont effectué quatre visites prénatales ou plus. Dans les autres régions, le pourcentage de femmes ayant reçu des soins prénatals d’un prestataire formé varie d’un minimum de 23% dans la Région de Kidal à un maximum de 84% dans celle de Koulikoro.

Une étude effectuée en Commune II de Bamako en 2019, indique que 11,3% des femmes enceintes n’ont pas fait de suivi prénatal. Il affirme que les raisons de l’absence du suivi de la grossesse ont été le manque de moyens financiers, la méconnaissance de l’importance de la CPN, les délais d’attente trop longs dans les structures de santé, les préjugés ou les perceptions négatives sur le comportement de certains prestataires de santé, la non reconnaissance de la grossesse par le procréateur et l’absence de temps libre. Pourtant, le gyéncologue se veut on ne peut plus clair; l’absence de suivi de la grossesse contribue à augmenter la morbidité et la mortalité des mères et des bébés.

F. N.

Source : l’Essor

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