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Planification familiale : L’objectif de 30% de prévalence contraceptive en 2023

Il y a nécessité de mettre en œuvre les programmes de planning familial en même temps que les activités de promotion de scolarisation, de maintien des filles à l’école et des initiatives d’autonomisation

C’est parti pour la Campagne nationale en faveur de la planification familiale (PF) sous le thème : «Engagement multisectoriel pour l’atteinte des Objectifs du développement durable à travers la planification familiale (PF) au Mali». Le coup d’envoi a été donné, hier, au Centre de santé communautaire de Tabacoro, par l’épouse du président de la République et présidente de l’ONG Agir, Mme Keïta Aminata Maïga.

C’était en présence du ministre de la Santé et des Affaires sociales, Michel Hamala Sidibé, de sa collègue de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Dr Diakité Aïssata Kassa Traoré  et des représentants des partenaires techniques et financiers.

Des millions de femmes et de filles souhaitent éviter une grossesse indésirée mais n’ont pas accès aux informations et aux services de planning familial pour le faire. Pourtant, le développement durable est directement lié à la réalisation des aspirations des jeunes, y compris en matière de santé de la reproduction et de PF. Les enquêtes démographiques et de santé des années précédentes montrent que l’utilisation actuelle des méthodes de contraceptions modernes reste encore faible avec 16,4%.

L’indice de fécondité (le nombre d’enfants par femme) a augmenté ces dernières années, passant de 6,1 à 6,3%. La contraception est plus répandue, mais, malgré tout 24% des femmes et des couples qui en ont besoin ne peuvent y avoir accès.

«Si on leur offre des possibilités de mieux gérer leur vie reproductive, on leur offre des possibilités de contribuer au développement économique du pays», a affirmé la Première dame.

Toutefois, ajoutera-t-elle, les résultats des programmes mis en œuvre pour améliorer l’accès et l’utilisation de la PF montrent que les performances sont en dessous des objectifs fixés et la demande non satisfaite reste encore très élevée. À en croire l’épouse du chef de l’État, il est nécessaire d’identifier les meilleures pratiques et de passer à échelle pour avoir plus d’impact.

En outre, Mme Keïta Aminata Maïga, a expliqué qu’il faudra que les programmes de PF soient mis en œuvre en même temps que des activités de promotion de la scolarisation, de maintien des filles à l’école, et des initiatives d’autonomisation.

C’est dans cette optique que l’ONG Agir s’investit à apporter sa contribution à l’épineuse question de la santé de la reproduction, y compris le planning familial et la prévention du VIH/Sida. En effet, AGIR a élaboré et mis en œuvre avec ses partenaires, des chantiers novateurs axés sur l’éducation, la formation et l’autonomisation des jeunes adolescents et des femmes et le renforcement de l’accès des jeunes et femmes aux services de proximité et de qualité.

Pour le ministre de la Santé et des Affaires sociales, notre pays en faisant le choix stratégique de considérer la PF comme moyen important de prévention et de réduction de la morbidité et de la mortalité maternelle néonatale et infanto juvénile, s’inscrit dans l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) dans un horizon aussi proche que possible. Ce choix s’impose d’autant plus que selon la 6è Enquête démographique et de santé de 2018, la mortalité est estimée à 325 sur 100.000 naissances vivantes. Pour répondre à ce défi, un plan d’actions national budgétisé pour la planification familiale (PANB-PF) a été élaboré. Le coût de ce plan pour les cinq années à venir s’élève à plus de 72 milliards de Fcfa. Il devrait permettre d’éviter 582.000 grossesses non désirées, 208.000 avortements à risque et 2.500 décès maternels.

Le représentant résident de UNFPA, Dr Eugène Kongnyuy a salué les efforts du département de la Santé et des Affaires sociales pour la formulation du nouveau plan d’actions budgétisé de PF sur 2019-2023 à travers un processus participatif, inclusif et consensuel.

L’objectif ambitieux de ce plan : 30% de prévalence contraceptive en 2023, signifie selon lui, une augmentation régulière des investissements dans la PF, la mise en place de partenariats solides, le renforcement du leadership et de la coordination des intervenants et une orientation des actions davantage vers les populations, notamment les jeunes et adolescents.

Pour le directeur de l’USAID, Scott Dobberstein, le choix du thème dénote de la nécessité d’une approche de collaboration multisectorielle pour atteindre l’objectif national de 30% de prévalence contraceptive d’ici 2023. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement américain à appuyer notre pays à accroître l’accès et la qualité des services de santé, catalyser le changement de comportement tant individuel que social, et renforcer le système de santé. «Rien qu‘en 2019, l’USAID a investi 13 millions de dollars, soit un peu plus 6,5 milliards de Fcfa dans les méthodes de PF et dans les activités de sensibilisation de la population sur la pratique et à ses avantages», a-t-il déclaré avant d’ajouter que l’USAID soutiendra toutes les initiatives qui impliquent le volontariat et la qualité des soins à condition que des décisions soient fondées sur le libre choix et non sur des incitations spécifiques ou toutes formes de coercition.

Anne Marie KEITA

Source : l’Essor

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