Vendredi 13 Décembre 2019

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Les pharmacies décident de rompre momentanément avec la CANAM : Une autre crise socio-sanitaire en perspective ?

Le Mali est sérieusement atteint de la grave maladie de la mal gouvernance, touchant tous les secteurs de la vie socio-administrative. L’Assurance Maladie Obligatoire, AMO, qui a été jusqu’à une période récente l’une des prouesses dans le domaine de l’accès à la couverture sanitaire pour les plus démunis, est en passe de devenir un rêve, à cause de la corruption. Les Pharmacies qui sont les partenaires privilégiés de l’AMO ont décidé de suspendre toute collaboration avec elle jusqu’à nouvel ordre pour accumulation et non-paiement des dettes. Qu’est ce qui est à la base de la rupture entre les officines et l’AMO ? Pourquoi fait-on avaler aux usagers de l’AMO une couleuvre alors qu’ils n’en sont nullement responsables ? A quand les investigations de la justice pour châtier les coupables et leurs complices de ce crime sanitaire ?

La création de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie, CANAM, dont l’Assurance Maladie Obligatoire, AMO est l’un des dérivés, sous l’ancien Président Amadou Toumani Touré, a été tellement salutaire pour les populations à faibles revenus, qu’elle fait partie des nombreux points positifs des dix ans de gestion  d’ATT à la tête du Mali. Aujourd’hui, cette belle initiative de l’ancien Président ATT est en passe de s’étioler pour ne pas dire de disparaitre à cause du détournement des deniers publics d’une poignée d’individus. Cette structure comme d’ailleurs plusieurs autres  sont menacées de disparition à cause de la mal gouvernance dont la corruption est l’un des corollaires. L’AMO qui tire sa quintessence des cotisations de fonctionnaires de l’Etat et du secteur privé, n’arrive plus à honorer ses engagements vis-à-vis de ses partenaires comme les pharmacies et même des hôpitaux. Si les derniers n’ont pas encore réclamé leurs dus, les premières, à savoir les officines, sont sur un pied de guerre et ont décidé de suspendre toute collaboration jusqu’à nouvel ordre.

En Assemblée générale extraordinaire, les syndicats des pharmacies ont décidé, le jeudi 28 novembre 2019, de suspendre toute collaboration avec la CANAM et par conséquent à ne plus accepter les ordonnances AMO jusqu’à nouvel ordre. Si le communiqué des syndicats des pharmaciens ne dit pas les raisons de la suspension, selon certaines indiscrétions, cette suspension fait suite au non-respect des engagements pris vis-à-vis des pharmacies qui n’en peuvent plus de supporter cette lourde dette au risque de mettre la clef sous le paillasson. Mesurant les conséquences d’une telle suspension sur la stabilité sociale, le Ministre de la santé Michel Sidibé a vite pris contact avec les syndicats des pharmaciens et s’est immédiatement engagé à les mettre dans leurs droits, dès le mardi 3 décembre 2019. Cet engagement pourrait-il convaincre les syndicalistes à lever leur mot d’ordre de suspension ? La réponse est non car personne n’a confiance en l’Etat malien qui ne respecte pas ses engagements. Si les syndicats des pharmacies se sont réjouis des engagements pris par le ministre, ils n’ont pas    levé pour l’instant leur mot d’ordre de suspension.

Pourquoi en est-on arrivé à la cessation de paiement des dettes, alors que les cotisations sont recouvrées régulièrement ? Seuls le Ministre d’alors  qui assurait la tutelle de la CANAM M. Hamadoun Konaté et l’ex Directeur de la même structure, Luc Togo sont à mesure de répondre à cette question. Ils endosseraient la plus grande responsabilité d’une éventuelle faillite de cette structure, véritable aubaine pour les moins nantis.   En attendant, c’est une crise socio sanitaire, touchant un nombre important des usagers de l’AMO qui risque de s’abattre sur les populations.

Pour soulager très rapidement les nombreux usagers de l’AMO, la justice doit s’autosaisir pour diligenter des enquêtes afin d’appréhender les coupables, les juger et les condamner de la prison à vie à défaut de les pendre comme des vulgaires criminels. Ce qui soulagerait  et mettrait  les victimes dans leurs droits fondamentaux.  Les responsables d’une telle situation doivent être considérés comme des criminels  ou des apatrides et traités comme tels.

En somme, il urge pour l’Etat de trouver une solution à cette gravissime crise  afin de soulager la souffrance des populations. Une crise sécuritaire, une crise sociopolitique et une crise sanitaire, feront le lit de la future révolte face à laquelle  aucun régime ne pourra résister. Alors, il faut agir vite avant qu’il ne soit trop tard.

Youssouf Sissoko

Source: Inf@sept

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