Lutte contre le paludisme : LE PNLP FAIT SON BILAN

Publié le 24 avril
Source : l'Essor

Le 25 avril consacre la Journée africaine et mondiale de lutte contre le paludisme et le début de la Semaine nationale de lutte contre le paludisme. Pour cette 12è édition, le thème retenu est : « Zéro palu ! Je m’engage ».

Il vise à redynamiser le mouvement général vers un monde sans paludisme, une maladie évitable et curable qui continue de tuer un enfant toutes les deux minutes et menace la moitié de la population mondiale.

En prélude de cette journée, le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) a orgnanisé, hier dans ses locaux, une conférence de presse. Il s’agissait d’informer les journalistes sur la situation de la maladie et leur permettre de donner des informations utiles et justes dans le but de l’éradication du fléau. La conférence s’est déroulée en présence du représentant du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Markatié Daou, du directeur du PNLP, Dr Drissa Cissé, et du représentant du Malaria research and training center (MRTC), Pr Abdoulaye Djimdé.

Le représentant du ministre de la Santé a déclaré que la presse est primordiale dans la lutte contre le paludisme. Il s’est dit convaincu qu’avec elle, il est possible de venir à bout de la maladie. A ce propos, Markatié Daou a insisté sur l’engagement de la presse pour mettre fin à cette endemie majeure dans les pays en développement, notamment ceux du continent africain. Le paludisme représente un fréquent motif de consultation dans nos structures de soins et de décès chez les enfants de moins de 5 ans et les femmes encein tes. Quant au directuer du PNLP, il a rappelé que le thème de cette année constitue un gros défi à rélever. Pour lui, il est sûr qu’avec la multiplication des efforts et l’évolution, nous pourrions y arriver. Parlant du tableau épidémiologique de la maldie dans notre pays, le responsable du PNLP a révélé que selon l’annuaire statistique du Système local d’information sanitaire (SLIS) de 2018, notre pays a enregistré 2.614.104 cas de paludisme confirmés, soit 39% des motifs de consultations, 1.863.131 cas simples et 750.973 cas graves. En outre, on a recensé 1010 décès liés à la maladie, soit un taux de létalité de 0,38 %.

Le paludisme touche plus les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes. Les personnes âgées sont aussi à risque tout comme les populations des zones non endémiques du Sahara, et qui se sont déplacées vers le Sud. Pour lutter contre la maladie, notre pays a adopté des stratégies, notamment la prise en charge précoce et adéquate des cas de paludisme, la communication et la mobilisation sociale, le suivi/évaluation et la recherche opérationnelle, la coordination et la gestion de programme, et la lutte contre les épidémies entre autres.

En 2018 le Programme national de lutte contre le paludisme a distribué 1.681.361 moustiquaires imprégnées, 79,28% des femmes enceintes ont fait des consultations prénatales (CPN), 78,60% enfants ont été vaccinés contre la rougeole.

Pour la campagne de couverture universelle, 1.648.763 moustiquaires imprégnées ont été distribuées à Koulikoro avec 74,26% de couverture, et 2.190.018 à Sikasso avec 97,50% de couverture.

Selon Dr Drissa Cissé, son programme rencontre de nombreuses difficultés, notamment la faible disponibilité des intrants pour la couverture universelle et aussi pour le traitement des cas de paludisme grave, l’insuffisance dans l’approvisionnement des structures périphériques en intrants, celle dans la gestion de stocks au niveau opérationnel, et le recours tardif aux soins.

Pour les 3 ans d’activités, il a révélé qu’un montant de 209 milliards a été mobilisé. En parlant de recherche, le Pr Abdoulaye Djimdé a déclaré que celle-ci est sur la bonne voie. « La recherche sur le vaccin est toujours en cours », a-t-il indiqué.

Par ailleurs, il a aussi annoncé que de nouvelles approches sont en train d’être développées pour stopper la transmission du paludisme. Il s’agit des moustiques génétiquement modifiés qui, dès qu’ils seront lâchés dans la nature, permettront de bloquer la transmission.

Son établissement est aussi en train de tester d’autres approches surtout pour éviter les effets secondaires des médicaments chez les femmes enceintes.

Fatoumata NAPHO

Source : l’Essor

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