Jeudi 18 Octobre 2018
Bannière FISST

Nous suivre

C'est Qui Ça ?

GAG

Image marquante

Plusieurs localités de la région de Ménaka en proie à une malnutrition sévère : Des craintes d’une épidémie de grande ampleur

Depuis un certain temps, c’est un mouvement de population sans précédent qu’on observe dans la région de Ménaka. Une situation due à l’insécurité qui y règne avec des exactions commises sur des civils de part et d’autre de la frontière commune entre le Mali et le Niger par des groupes terroristes. Outre le contexte sécuritaire, c’est surtout la situation humanitaire qui inquiète de plus en plus.

Certes, la traque contre les terroristes s’organise, mais cela n’empêche pas la survenue des attaques répétées contre des civils. Actuellement, ce que beaucoup redoutent à travers cette situation, c’est une catastrophe humanitaire hors de contrôle. Ce, d’autant que la plupart des ONG qui s’activent dans ce domaine ont décidé de plier bagage. Une décision motivée par les multiples cambriolages auxquels leurs sièges ont fait l’objet.

Ainsi, malgré la chaleur accablante et la pénurie de ressources qui sévit dans la région, les populations ne cessent d’affluer. Les derniers chiffres font état d’environ deux mille personnes ayant fui le Niger pour trouver refuge dans certaines localités de la région de Ménaka. Cette situation crée de facto une grave crise humanitaire.

Les maladies les plus courantes dans ces zones sont le paludisme, la diarrhée, la dysenterie, le choléra, la tuberculose, etc. S’y ajoutent d’autres maladies liées aux troupeaux d’animaux.

Mais ce qui inquiète le plus dans cette région se rapporte aux cas de malnutritions sévères qui touchent les enfants à bas âge en particulier. Ainsi, de nombreux cas ont été enregistrés, particulièrement dans la zone de Tedjarert, dans la commune d’Alata, région de Ménaka. En l’absence d’ONG et des services de l’Etat, pour l’instant, la seule structure qui assiste les malades c’est la clinique Tahanint. En effet, le Dr Hassan Ag Alla et son équipe s’activent autour des malades pour leur apporter assistance et réconfort. En tout cas, pour l’heure, cette intervention salutaire a permis de limiter le nombre de décès dû à cette situation.

Cependant, face aux multiples besoins des patients, les efforts du  Dr Hassan Ag Alla et son équipe peuvent s’avérer très insuffisants. D’où l’impérieuse nécessité d’une intervention d’envergure pour que le pire soit évité. Cela dépendra également de l’évolution que va connaitre le contexte sécuritaire très préoccupant qui prévaut dans la région.

Massiré DIOP

Source: L'Indépendant

Commentez avec facebook

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Binthily Signs

Binthily Signs propose trois grands modèles d’enseignes. Chacune offre une excellente performance en fonction de votre commerce et des prix défiant toute concurrence : 

Lire la suite

Coup d'gueule

Sory  Ibrahim Guindo, journaliste : « En réponse à la lettre circulaire du ministre des Finance, Boubou Cissé, ordonnant une rétention du salaire des magistrats grévistes, le syndicat des magistrats affirment une sombre affaire de 3,5 milliards CFA disparu à l'hôtel des Finances.

C'est maintenant que nos braves magistrats se sont souvenus de cette scabreuse affaire. Au Mali, chacun défend sa sauce. L'Etat vous paye pour lutter contre la corruption et la délinquance financière, vous vous taisez. Maintenant que l'on menace de vous couper les vivres, vous nous balancer ça ».

 

Blog

« Quand le pays sombre dans la politique politicienne, la démocratie se résume aux luttes électoralistes »

Une petite rétrospective sur la lutte des pères de l’Independence, et du vent de démocratie qui souffla sur l’Afrique dans les années 1990, fait constater aisément l’échec cuisant de toute la classe politique actuelle.

Lire la suite

Ecoutez

 

Mamane
Chronique de Mamane
RFI

Les routes au Gondwana

18 0ctobre


Juan Gomez
Appels sur l'actualité

 

RFI

[Vos réactions] Mali: un nouvel espoir de paix?

18 Octobre

© Dépêches du Mali 2012 - 2018