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Planification familiale : UN MOYEN POUR MIEUX PRÉPARER L’AVENIR

C’est reparti pour la 14è édition de la campagne nationale de promotion de la planification nationale (PF). Le ton a été donné, hier au Palais de la culture, par l’épouse du président de la République, Mme Keïta Aminata Maïga.

C’était en présence des membres du gouvernement, notamment le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Pr Samba Ousmane Sow et nombre d’invités de marque.

Cette année, la campagne s’intéresse particulièrement à l’atteinte des 88.800 nouvelles utilisatrices additionnelles à travers le thème : «la planification familiale, un moyen efficace pour l’autonomisation de la femme et de la fille au Mali». Il s’agit donc de mettre l’accent sur l’importance de l’autonomisation de ces couches dans le développement du pays et le rôle essentiel de la PF, notamment dans la maitrise de la croissance démographique pour une meilleure planification des actions de développement.

Selon le ministre en charge de la Santé, les indicateurs de santé maternelle, néonatale et infanto juvénile ne sont pas à hauteur de souhait malgré les efforts consentis par le gouvernement et ses partenaires, depuis une vingtaine d’années. Il ressort de l’enquête démographique de santé (EDS 2012-2013) que la mortalité maternelle est estimée à 368/100.000 naissances vivantes, la prévalence contraceptive moderne à 9,9% et l’indice synthétique de fécondité de 6,1 enfants par femme.

Cette situation est la preuve de l’existence de besoins importants non couverts en matière de PF de l’ordre de 26%, explique Pr Samba Ousmane Sow. Pour lui, ces données montrent à suffisance qu’il y a un gap à combler. Il urge donc de développer des stratégies et approches novatrices permettant de rehausser le taux de prévalence contraceptive tout en mettant un accent particulier sur les barrières socioculturelles afin d’atteindre les objectifs assignés pour 2020. Le ministre Sow estime notamment que la présente édition doit corriger les insuffisances des campagnes précédentes et mettre l’accent sur la promotion de l’autonomisation de la femme et de la fille et les activités innovantes pour booster l’offre et la demande.

Mme Josiane Yaguibou, représente résidente de l’UNFPA, a déclaré que pour répondre aux besoins non satisfaits en PF, son organisation a mis en place un plan stratégique à l’horizon 2030. Parce que ce manque constitue un risque pour les femmes et les familles de construire un avenir pour elles-mêmes et de jouer un rôle productif dans leur communauté.

Cette stratégie vise donc trois grands résultats transformateurs, dont l’élimination des besoins non satisfaits en PF.  Pour la patronne de l’organisation onusienne, investir dans la PF permet de réduire les grossesses à risque et non désirées, particulièrement chez les adolescentes et jeunes et les risques de décès. «Utiliser la PF, c’est bien planifier l’avenir», a précisé la représentante de l’UNFPA, avant d’ajouter qu’elle (la PF) permet de maintenir les adolescentes à l’école au-delà du primaire et de renforcer leur autonomisation en vue de l’atteinte du dividende démographique.

Quant à la Première dame, elle a exprimé son écœurement de voir les enfants dans la rue dans des conditions pitoyables alors qu’ils pouvaient être mieux si les parents étaient bien organisés. «Les grossesses rapprochées et précoces fragilisent les femmes et les jeunes adolescentes mères», a souligné l’épouse du chef de l’Etat. «Il y a également la difficulté, voire l’impossibilité de trouver à la fois l’énergie et le temps nécessaires à consacrer à des activités pouvant asseoir un équilibre social et économique de la famille et permettre ainsi à l’épouse de se réaliser en tant que citoyenne, à part entière», a toutefois tempéré Mme Keïta Aminata Maïga.

Il s’avère donc urgent de nous employer chacun à soutenir les efforts du gouvernement et de ses partenaires dans le domaine de la santé de la reproduction, notamment la PF pour l’autonomisation d’une frange vulnérable de la société.

Par ailleurs, la Première dame a invité la jeunesse à abandonner les préjugés et à s’organiser pour mieux avancer et changer la tendance. Car l’espacement des naissances, en plus de préserver la santé de la mère, permet à l’enfant de s’épanouir, à la petite fille d’avoir plus de chance d’être scolarisée, à la femme de contribuer au ménage et à la croissance économique, a plaidé Mme Keïta.

La conjugaison de tous ces impacts positifs contribue forcément à rendre la femme et la fille autonomes et actrices de développement. Une bonne santé conditionne le plein épanouissement sitôt que la rentabilité économique est assurée.

Fatoumata NAPHO

Source : l’Essor

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