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Spécial 22 septembre:Processus de réforme de la santé : UNE REPONSE ADAPTEE AUX PROBLEMES

Même si la réforme n’est pas une panacée, le processus permettra de faire les réajustements nécessaires et de pallier les insuffisances organisationnelles et de conduire des politiques et programmes.

Elle aura aussi le mérite de chercher une souplesse de gestion

Un processus de réforme de la santé est engagé dans notre pays pour apporter une plus-value en termes d’organisation des services et établissements de soins pour une mise en œuvre efficace des politiques et programmes de santé. Désormais, le processus va s’accélérer avec la Déclaration de politique générale (DPG) du Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga.

La réforme en discussion sous-tend une volonté politique des autorités sanitaires de relancer le secteur de la santé et d’aller à une meilleure prise en charge des préoccupations de santé publique dans notre pays. Ainsi, la réforme devrait aussi apporter un allègement de certaines structures centrales et une souplesse de gestion pour donner plus de visibilité aux efforts accomplis, dans la prise en charge des problèmes de santé de nos compatriotes.

On se perd, parfois, en conjoncture sur les insuffisances de notre système de santé. Certains pointent du doigt la lourdeur administrative des services de santé, l’insuffisance des compétences et d’autres égrènent, à raison ou à tort, des griefs contre les établissements de soins. Et tous les niveaux de la pyramide sanitaire : centres de santé communautaire (CSCOM), de référence (CSREF) et établissements hospitaliers sont concernés.

Ces critiques imposent, aujourd’hui, aux autorités sanitaires d’engager la réflexion sur les aspects organisationnels des structures du ressort du département de la Santé et de l’Hygiène publique, de planification des politiques, programmes et formations. Le processus de réforme va donc prendre en charge toutes ces questions essentielles et initier des actions de relance. En termes clairs, les raisons de la réforme de la santé sont à rechercher dans le souci d’amélioration continue de la performance des établissements de santé, notamment de soins et de gestion des politiques, programmes et stratégies de prise en charge des préoccupations de santé publique.

Il ressort des analyses des spécialistes de la réforme et d’autres experts que le processus engagera donc la réflexion sur le système nerveux central de la Politique nationale de santé. Il s’agit de la direction nationale de la Santé (DNS), actuellement dirigée par le Dr Mama Coumaré. Cette administration sanitaire sera scindée en une direction générale et cinq sous-directions.

Intervenant lors des Journées académiques du conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) en août dernier, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, le Pr Samba Ousmane Sow avait levé un coin du voile sur les intentions réelles de son département à ériger la section immunisation, ex Centre national d’immunisation (CNI) à la DNS en une direction autonome. « Dans aucun pays du monde, l’immunisation n’est une section » s’était exprimé le ministre en charge de la Santé.

La réforme envisage d’en faire une direction autonome avec son propre budget pour disposer d’une structure chargée de l’immunisation et de répondre urgemment et efficacement aux besoins des tout-petits.

Challenge immense. En outre, la santé scolaire et le Programme nationale de lutte contre la tuberculose (une maladie qui connaît une résurgence du fait de la pandémie du Sida) vont devenir des services autonomes également. Voilà, comment se dessine en partie la réforme qui mobilise toutes les énergies et les expertises médicales.

Le directeur national de la Santé explique que le challenge est immense mais peut être tenu par son département avec une équipe qui ne cesse de pousser les feux pour l’amélioration de l’offre de soins et des conditions d’exercice. Il partage la pertinence mais surtout la nécessité d’aller à cette mue.

Rappelons que l’initiative travaillera sur les textes de création et saisira les opportunités pour lever les goulots d’étranglement. Les acteurs de la Santé se mettent ensemble pour penser global et capitaliser les acquis de certaines rencontres, notamment la capitalisation des moyens. A ce propos, les discussions intéressantes tenues lors d’un conseil de cabinet élargi dans la capitale des rails le 8 septembre dernier font ressortir que le processus de réforme intégrera l’offre de soins, les services de santé et la gouvernance financière.

La réforme s’impose de plus en plus dans les consciences mais des interrogations légitimes demeurent également. Le Dr Mama Coumaré estime que dans la situation actuelle, il est impensable de ne pas intégrer les nouvelles donnes dans un contexte de santé publique.

Le souci d’évaluer les résultats doit prévaloir, en filigrane, dans toutes les initiatives et actions, en gardant à l’esprit la DPG du Premier ministre. Dans ce document, le chef du gouvernement a pris, devant les élus de la nation, l’engagement de transformer 12 centres de santé communautaire (CSCOM) en centre de santé de référence (CSREF). L’on retient des explications fournies par le directeur national de la Santé sur la question que ces centres vont bénéficier d’un relèvement du plateau technique et de la construction de certaines unités requises pour le deuxième niveau de référence.

Il est aussi prévu d’ériger une bonne demi douzaine de CSREF en établissements hospitaliers de deuxième référence. L’engagement du Premier ministre va nécessiter aussi la réalisation de nouvelles infrastructures sanitaires. A titre d’exemple les quatre nouveaux hôpitaux qui seront érigés à Koutiala, Kita, Bougouni et San seront bâtis sur de nouveaux sites.

La réalisation de ces hôpitaux impose de nouvelles constructions même si pour l’instant rien ne filtre du coût global de ces infrastructures. Des sources crédibles rassurent sur ce point. Elles soutiennent que des simulations ont été faites et documentées et qu’au moment opportun les orientations nécessaires seront données pour accélérer la construction et l’équipement de ces structures. Il faut aussi dire que depuis quelques années, l’Etat déploie de gros efforts pour améliorer la qualité de soins de santé, à travers la construction d’infrastructures et l’acquisition de plateaux techniques ultra modernes. Une évidence, nos établissements de soins, notamment les centres hospitalo-universitaires (CHU) sont bien entrés dans l’ère de la technologie de pointe.

Bréhima DOUMBIA

Source : l’Essor

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