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Chu Gabriel Touré : Un mouroir à ciel ouvert

On ne finit jamais de parler de l’Hôpital Gabriel Touré qui est supposé être un centre de santé de référence au Mali, voire dans la sous-région. Ici, c’est la passion du service privé et tout le monde n’en fait qu’à sa tête.

La semaine dernière, plus précisément le lundi dernier, après un long week-end, les malades et les parents de malades en ont vu de toutes les couleurs.

En effet, pour la grande foule qui se bousculait à la porte du bureau des entrées, il y avait qu’un seul guichet de paiement ouvert. Alors ce fut des files indiennes qui se prolongeaient jusqu’à une dizaine de mettre à l’extérieur. Il fallait prendre son mal en patience et attendre jusqu’aux environs de 11h et demi pour voir un second guichet s’ouvrir. Pendant ce temps, les malades gisaient à même le sol entendant que leurs parents puissent trouver un ticket de consultation.

Les nerfs de la foule étaient à rude épreuve et le brouhaha qui s’en suivait pouvait réveiller les morts dans la morgue. Alors, où est le sérieux ? Les autorités sanitaires du Mali sont-elles au courant que le travail ne commence dans cet hôpital qu’à 11h? Dieu veille !

Chu Gabriel Touré : Le statut sérologique des patients divulgué

Le Centre hospitalier-universitaire Gabriel Touré est un drôle d’hôpital au Mali. Ici, le serment d’Hippocrate n’a aucune valeur. On se croirait sur la place publique. En effet, le statut sérologique d’un patient est secret et le médecin doit être la dernière personne à divulguer cela. Seul le patient, ou son conjoint, doit être informé de son statut sérologique. Mais, au Gabriel Touré, c’est tout le contraire. Tous ceux qui sont sur place ont droit de savoir votre statut sérologique.

C’est ainsi que la semaine dernière, un fait insolite s’est produit et qui a laissé tout le monde sans voix. Tout est parti du fait qu’une accompagnatrice d’un patient s’est plaint de la disparition de certains de ses médicaments. Et pour ça, elle accusa et vociféra sur le corps médical. Il n’en fallait pas plus pour qu’un médecin, qui ne supportait plus les critiques de la plaignante, divulgue le statut sérologique du patient devant une foule d’accompagnateurs de malades.

Ce médecin d’une autre époque justifie la disparition des médicaments par le fait qu’ils ont été utilisés pour nettoyer la patiente qui perdait beaucoup de sang dans la sale d’attente.

Il indiqua à la dame: « si vous savez le statut de votre patiente vous ne parlerez pas ainsi. Nous faisons en sorte de vous protéger et de nous protéger. Savez-vous que votre patiente est séropositive ? » Sur ce, un silence de deuil a suivi et les uns et les autres se dévisageaient, interloqués par les propos crus de ce phénomène de médecin.

Hippocrate a dû se retourner 7 fois dans sa tombe à l’annonce de cette nouvelle. L’on se demande où est-ce que ce personnage a été formé. Heureusement que les parents de la patiente n’ont pas vu la gravité des propos du médecin qui aurait pu se voir traduire en justice. Vivement la sauvegarde du secret médical.

La Rédaction

Source: Le Prétoire

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