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Mali: les hôpitaux publics paralysés par une grève

Les hôpitaux publics du Mali restaient paralysés mercredi par une grève déclenchée le 9 mars par les personnels de santé revendiquant notamment une revalorisation de salaires, selon des sources syndicales, des témoins et un journaliste de l’AFP.

Le mouvement concerne l’ensemble des personnels de santé du secteur public, dont les médecins et les infirmiers, et affecte le fonctionnement des hôpitaux publics et des centres publics de santé à Bamako et dans plusieurs villes en province, d’après ces sources.

Dans la capitale, les consultations étaient à l’arrêt mercredi à l’Hôpital Gabriel-Touré, un des principaux du pays, mais un service minimum y était assuré, a constaté un journaliste de l’AFP.

"Notre enfant est malade. Il lui faut du sang, mais à cause de la grève c’est difficile pour nous", a indiqué un père de famille rencontré dans cet hôpital en compagnie de son épouse et leur bébé.

A l’Hôpital du Point G, autre établissement de référence de la capitale malienne, la grève était largement suivie, selon des témoins.

Le mouvement était également suivi à l’intérieur du pays, notamment dans les villes de Gao (nord), et de Ségou et Mopti (centre), d’après des syndicats et témoins.

"La grève est vraiment suivie. Mais on a quand même le service minimum", a déclaré à l’AFP Mamoud Maïga, un responsable syndical local à Gao.

La grève a été déclenchée par les deux principaux syndicats nationaux du secteur de la Santé, qui réclament une augmentation des salaires et l’intégration de travailleurs contractuels dans la Fonction publique, ont affirmé des sources au sein de ses organisations jointes par l’AFP.

"Nous voulons une augmentation substantielle des primes de fonction et de grade, l’abrogation des mutations abusives de syndicalistes en cours de mandat, l’intégration dans la fonction publique des contractuels", a déclaré à l’AFP Mamady Kané, un responsable du Syndicat national de la Santé, une des organisations à l’initiative de la grève.

Les revendications comprennent aussi "la prise en charge à 100% des soins médicaux" des personnels de santé, a de son côté indiqué à l’AFP une source à la Fédération des syndicats de la Santé, l’autre syndicat ayant lancé la grève.

Sollicité par l’AFP, un responsable du ministère de la Santé a simplement répondu: "L’Etat n’a pas tous les moyens pour satisfaire les revendications des grévistes", sans plus de commentaire.

Source : AFP

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