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Contre la politique de la France au Mali : Une grande mobilisation prévue le 20 janvier prochain

Pour mettre un terme à la politique française au Mali, les membres du mouvement yèrèwolo débout sur les remparts et leurs sympathisants manifesteront ce mercredi, 20 janvier 2021, au boulevard de l’indépendance de Bamako.

L’annonce a été faite dimanche 10 janvier 2021 au carrefour des jeunes de Bamako par les conférenciers. C’était à la faveur d’une conférence de presse.

« Stop au génocide, la France déstabilise le Mali, qu’elle dégage, mobilisation patriotique » ; « mort à la France, rendez-vous le 20 janvier 2021 pour restaurer notre dignité, et dénoncer la politique française au Mali », expliquaient les conférenciers. 2020 était une année de résistance, mais cette année (2021) est l’année de la « libération du Mali », ont-ils souligné. Selon Siriki Kouyaté, un des pivots du mouvement, « nous sommes au carrefour des jeunes pour dénoncer ce que la France fait au Mali. C’est pour aussi informer l’opinion nationale et internationale que nous comptons tenir une manifestation en date de ce mercredi 20 janvier 2021 au boulevard de l’indépendance de Bamako ».

Cette sortie a pour but de demander le départ de l’armée française (Barkhane)  au Mali, a-t-il dit. Parce que, ajoute M. Kouyaté, nous avons compris que la criminalité transnationale s’est propagée partout dans notre pays, le Mali, depuis l’inflammation de la Libye. Cette criminalité est, selon lui, soutenue par la France. Par sa voix, les conférenciers estiment que le Mali n’aura jamais la paix sans avoir  non seulement une main mise sur Kidal, une région du pays, mais aussi et surtout, tant qu’il ne contrôle pas son armée, et ne  jouit pas pleinement de sa souveraineté. Quant à la responsabilité de la France dans la crise malienne, Siriki Kouyaté illumine la connivence due à la politique de la France au Mali : « Lorsque la France intervenait en 2013 sous l’appellation de l’opération  ‘’Serval’’, le MNLA n’était pas sur le territoire malien, mais au Burkina Faso. Aujourd’hui, le MNLA contrôle la ville de Kidal ».Outre cela, le conférencier estime que l’Accord d’Alger imposé au Mali, voire empêchant les autorités de se rendre à Kidal est soutenu par la France.

En clair, Siriki Kouyaté va encore loin : « C’est la France qui parraine ces éléments de l’entreprise terroriste Azawad qui fait que ces terroristes ont un poids sur le Mali et la scène internationale ».C’est la France, elle-même, qui dit clairement qu’elle collabore avec tous les groupes armés au Mali. Ces groupes sont composés des gens qui ont envahi le Mali depuis 2012 ; il y en a qui ont pris des armes pour se protéger (groupes auto-défense) ; certains sont, de nos jours, formés parce qu’ils ne savent plus que faire ; d’autres sont formés parce qu’ils étaient intéressés par le mécanisme du DDR. Finalement, déplore le conférencier  journaliste, tout le monde a des armes. Et d’être encore explicite : « Refusant avec certains, la France collabore avec d’autres groupes. La France qui ne soutient pas ces groupes d’autodéfense mène des opérations contre eux. Voilà pourquoi il y a des frappes, voilà pourquoi il y a des tueries et des villages brûlés ».Mais nous pensons qu’il est temps de mettre fin à  cette boucherie et génocide que la France est en train d’orchestrer dans notre pays après le Rwanda, dit-il haut et fort. Pour M. Kouyaté, « il faut un sursaut national pour stopper le génocide de la France ».Aussi présent sur le podium, l’ex-député de la commune IV de Bamako, Moussa Diarra, rappelle que la défense de la patrie est un devoir pour tout patriote. C’est l’arrivée de la France au Mali qui a provoqué les conflits intercommunautaires, a-t-il dit, arguant  que le départ de la France ramène la paix au Mali. Si tout le peuple sort manifester ce 20 janvier, je demeure persuadé que la France partira, a-t-il exposé. Suivant l’intervention des représentants des handicapés, ceux des enseignants des écoles privées, des commerçants et des ouvriers qui étaient aussi présents, de même que ces conférenciers, des actions seront menées, et la France quittera le pays d’ici la fin de cette année.

Mamadou Diarra

Source: Le Pays

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