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Circulation alternée : Nette amélioration de la mobilité urbaine

La mesure est appliquée du lundi au vendredi sur cinq grandes artères de la capitale. Mobilisant plus de 600 agents, elle est mise en œuvre le matin, de 7 heures à 9 heures et le soir, de 16 heures à 19 heures.

Si elle est saluée par le gros des usagers, certains estiment qu’elle crée de nouveaux problèmes

Le 19 août dernier, face à l’ampleur des embouteillages dans le district de Bamako, le ministère des Transports et de la Mobilité urbaine a décidé de mettre en application la mesure relative à la circulation alternée pour une durée d’un an. En effet, aux heures de pointe et même en dehors de ces heures, se déplacer dans la capitale est devenu un véritable calvaire pour les usagers de la route. C’est pour faciliter la circulation que la mesure a été initiée.

Deux mois après l’entrée en vigueur de cette mesure, les avis des usagers sont mitigés par rapport à la décision.

La circulation alternée, par définition, est une interdiction de circuler dans un sens donné pour une durée limitée de quelques minutes à plusieurs heures. L’usage de la voie se fait alors à sens unique, avec alternance du sens. Cette circulation peut être pratiquée sur des ponts à voie unique, des portions de voies en travaux ou étroites, des voies bidirectionnelles, des autoroutes et des ponts.

Le conseiller technique au ministère des Transports et de la Mobilité urbaine, Ousmane Bah Maiga, a expliqué que c’est en raison des embouteillages monstres auxquels font face les Bamakois, aux heures de pointe, que la mesure a été initiée. « Matin et soir, les usagers empruntent les mêmes voies à l’aller et au retour. Même en pleine journée, les embouteillages sont monnaie courante. La conséquence, ce sont les pertes de temps, de carburant et autres. L’objectif recherché, c’est de rendre beaucoup plus fluide la circulation urbaine aux heures de pointe c’est-à-dire aux heures de mouvements massifs des usagers. Dans un premier temps, c’est seulement Bamako qui est concerné», précise-t-il.

La mesure est appliquée du lundi au vendredi sur cinq grandes artères de la capitale à savoir : l’Avenue AL-QOODS sur la route de Koulikoro, de l’OUA, de la Cedeao, Cheick Zayed et Martin Luther King. Dans le cadre de sa mise en œuvre,133 panneaux de signalisation ont été mis à la disposition de la Compagnie de la circulation routière (CCR), indique le ministère de la Mobilité urbaine. En outre,   mobilisant plus de 600 agents, la circulation alternée est appliquée le matin, de 7 heures à 9 heures, et le soir, de 16 heures à 19 heures. Le week-end, la mesure n’est pas appliquée.

Le représentant du département a aussi fait savoir que 10 jours après le lancement, c’est-à-dire le 29 août, une première évaluation a été faite. « Il est ressorti de cette étude une satisfaction de 95%. C’est-à-dire que 95% des usagers ont affirmé que la circulation alternée a facilité leur déplacement rapide en toute sécurité et permis un gain de carburant». Une seconde évaluation a également été réalisée un mois après la première. Résultat : 90% ont adhéré à la mesure. La baisse de 5% s’explique, selon lui, par la dégradation des voies et l’occupation de celles du retour par les petits commerçants. Ce qui rend ces voies de retour encore plus petites, ajoute t-il.

DES PROBLÈMES- Lundi 28 octobre, sur l’Avenue Martin Luther King, aux environs de 7 heures du matin, une marée humaine a pris d’assaut la route. Le spectacle était ahurissant : automobilistes, motocyclistes et Sotrama, chacun cherche à se frayer un passage. Des klaxons, cris et injures fusaient de partout. Vieux, jeunes, femmes et hommes se lancent des noms d’oiseau. Au milieu de ce spectacle stressant, des mendiantes ciblant les belles voitures essayaient de grappiller quelques pièces.

M. Tounkara, un habitant de Lafiabougou, en Commune IV du district, estime que la circulation alternée n’a pas encore apporté le changement attendu. « Si la nouvelle mesure résout le problème à certains niveaux, elle en crée d’autres en retour. Quand on dépasse le Centre islamique, on se retrouve dans un véritable capharnaüm. Les automobilistes essaient d’échapper au bouchon et descendent dans les rues, créant des tensions inutiles avec les riverains. La circulation alternée a juste déplacé le problème et quand un problème est déplacé, cela signifie qu’il existe toujours. Si les voies concernées par la mesure sont fluides, de nouvelles difficultés sont créées ailleurs, raison pour laquelle, il faut revoir le système, particulièrement, à cause des désagréments causés dans les rues adjacentes et sur d’autres voies», développe-t-il.

à l’intersection au bas de l’échangeur du 2è pont, une dizaine de policiers régulent la circulation. Là, les usagers venant du côté du marché de Torokorobougou pour monter sur le 2è pont sont stoppés, permettant à ceux qui descendent le pont de passer. Notre équipe profite de cet arrêt pour interroger un automobiliste. Ce dernier trouve que la circulation alternée est une bonne chose car, auparavant, il perdait 30 à 40 minutes entre son domicile et son lieu de travail. Présentement, il en perd moins de temps et par conséquent, moins de carburant, se réjouit-il. Un motocycliste abonde dans le même sens. Quant au policier que nous avons interrogé, il affirme que la mesure est à saluer parce qu’elle permet véritablement de résoudre le problème des embrouillages monstres. «Maintenant, les usagers circulent très rapidement », souligne-t-il. Un automobiliste s’invite au débat et soutient que la décision a plutôt aggravé la situation au lieu de résoudre le problème. « Elle a été mal pensée », lance-t-il.

DE NOUVEAUX PROJETS- Sur l’Avenue de l’OUA, la même affluence se fait remarquer. Le trafic est intense. Zoumana, un chauffeur de Sotrama, pense que la disposition n’arrange pas les Sotrama car transformer une route de deux voies en sens unique perturbe la mobilité des Sotrama sur les voies concernées par la mesure. Bakary, un taximan, partage le même avis.

Pourtant, Ousmane Bah Maïga fait savoir qu’avant la décision, le ministère des Transports et de la Mobilité urbaine a mis en place un comité regroupant tous les acteurs de la route y compris cinq représentants des syndicats des chauffeurs, alors que les structures techniques étaient représentées chacune par un seul membre. Pour lui, le mécontentement des chauffeurs de Sotrama peut s’expliquer par la dégradation et l’occupation anarchique des voies de retour proposées par les petits commerçants.

Dans la recherche de solution, en collaboration avec la mairie du district de Bamako et le gouvernorat, «nous prévoyons de libérer les voies occupées par les vendeurs», dit M. Maïga, avant d’attirer l’attention sur le lancement de l’entretien des routes dégradées par le ministère des l’équipement et des Infrastructures. Entre autres, il précise que la circulation alternée sera de courte durée puisque dans une année, des moyens de substitution seront envisagés.

Pour ce faire, notre interlocuteur évoque plusieurs projets en cours comme le système de transport en commun, les bateaux bus, le métro ou le tramway de Bamako (véhicule ferroviaire roulant le long des rues urbaines publiques). L’ingénieur affirme qu’avec ces nouveaux programmes, « nous voulons quitter le système de Dourouni et de Sotrama pour rentrer dans les bus».

Amadou B. MAÏGA et

Babba B. COULIBALY

Source : l’Essor

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