Jeudi 18 Octobre 2018
Bannière FISST

Nous suivre

C'est Qui Ça ?

GAG

Image marquante

Révélations sur les rapports de contrôle de 1994 à 2002 : IBK et Soumaïla Cissé devraient être écartés de la scène politique et le seul qui resterait après ATT serait SBM

Le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga est à deux doigts de réussir son plan. S’il n’est pas parvenu, de 2002 à nos jours, à écarter IBK du jeu politique, il va sans dire qu’il a mis fin à l’avenir politique de Soumaïla Cissé à travers la présidentielle qu’il vient d’organiser et porter encore IBK au pouvoir.

‘’Si le PASJ-ADEMA reste soudé, il dirigera le Mali, durant cinquante (50) ans’’, avait déclaré un haut responsable de ce parti, dans les années 1990. Ce parti, bien qu’il ait éclaté en plusieurs morceaux, continue de régner sur le Mali. On peut, sans se tromper, dire que ce responsable était dans le secret des dieux et qu’il n’a pas tenu cette déclaration au hasard. Il savait ce qu’il disait. La déclaration de Dioncounda Traoré (alors président de l’ADEMA-PASJ), selon laquelle: «Si l’ADEMA ne soutient pas la candidature d’ATT, nous irons tous en prison» n’est pas anodine.

En 2013, un parti (RPM), sorti des entrailles de l’abeille solitaire, a signé le retour de l’ADEMA au pouvoir après neuf (09) ans et quelques mois de présidence d’ATT.

Dans un des rapports d’inspection sur la gestion d’IBK à la primature et celle de Soumaïla Cissé au département de l’Equipement, il est mentionné ce qui suit: «IBK, Soumaïla Cissé devaient être écartés et mis hors-jeu définitivement de la scène politique. Alors, le seul qui resterait après ATT serait SBM.» Ce schéma, même s’il n’a pas suivi la trajectoire tracée par ses concepteurs à savoir: ‘’écarter IBK et Soumaïla Cissé du jeu politique’’, il est à noter que Soumeylou Boubèye Maïga est en pôle position pour arriver au sommet de l’Etat, rêve qu’il courtise, depuis des années.

Il vient d’organiser une élection présidentielle qui scelle définitivement le sort de Soumaïla Cissé et le met lui-même sur orbite. Il croit dur comme fer maintenant à ses chances de succéder à IBK, en 2023, celui-ci étant entrée par effraction dans le jeu politique national jusqu’à se hisser à Koulouba.

Face à cette donne imprévue, Soumeylou Boubèye Maïga reste le maître à bord, mais à condition que le peuple lui laisse le champ libre pour accéder aux marches de Koulouba. Une déclaration non anodine de SBM, en 2014, à l’adresse d’IBK, selon laquelle: ‘’le chien aboie au passage du hérisson mais n’ose pas s’attaquer à lui’’, prouve que le Premier ministre actuel détient une arme politique redoutable contre son président; mieux, lorsqu’on observe sur le terrain des démissions en cascade d’officiers de l’armée malienne pour cause de népotisme, on imagine aisément que le président IBK se trouve sur une corde raide. Le front social en ébullition n’est pas pour arranger les choses en faveur du chef de l’Etat.

Cet imbroglio politique nous rappelle aisément ce célèbre conseil de Modibo Keïta selon lequel: «Lorsque les propriétaires deviennent des spectateurs, c’est le festival des brigands.»

Il y a donc fort à parier que les 723 rapports des services de contrôle qui ont été remis à Amadou Toumani Touré (A TT), en juin 2002, par Alpha Oumar Konaré ne resteront pas indéfiniment dans les tiroirs du népotisme et de l’affairisme.

Rappelons que ces 723 rapports portaient sur l’audit de la nation après dix ans de gestion du parti de la ruche. Si le pouvoir venait à échapper aux ténors de l’ADEMA d’hier ou d’aujourd’hui, le compte à rebours n’est pas à exclure.

Que Dieu sauve le Mali !

Fodé KEITA

Source : L’Inter de Bamako

Commentez avec facebook

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Binthily Signs

Binthily Signs propose trois grands modèles d’enseignes. Chacune offre une excellente performance en fonction de votre commerce et des prix défiant toute concurrence : 

Lire la suite

Coup d'gueule

Sory  Ibrahim Guindo, journaliste : « En réponse à la lettre circulaire du ministre des Finance, Boubou Cissé, ordonnant une rétention du salaire des magistrats grévistes, le syndicat des magistrats affirment une sombre affaire de 3,5 milliards CFA disparu à l'hôtel des Finances.

C'est maintenant que nos braves magistrats se sont souvenus de cette scabreuse affaire. Au Mali, chacun défend sa sauce. L'Etat vous paye pour lutter contre la corruption et la délinquance financière, vous vous taisez. Maintenant que l'on menace de vous couper les vivres, vous nous balancer ça ».

 

Blog

« Quand le pays sombre dans la politique politicienne, la démocratie se résume aux luttes électoralistes »

Une petite rétrospective sur la lutte des pères de l’Independence, et du vent de démocratie qui souffla sur l’Afrique dans les années 1990, fait constater aisément l’échec cuisant de toute la classe politique actuelle.

Lire la suite

Ecoutez

 

Mamane
Chronique de Mamane
RFI

La VAR aux élections

17 0ctobre


Juan Gomez
Appels sur l'actualité

 

RFI

[Vos réactions] Thomas Sankara: un monument à sa mémoire

17 Octobre

© Dépêches du Mali 2012 - 2018