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Gouvernance d'IBK : Cinq Premiers ministres, Cinq ministres de la défense et sept gouvernements en quatre ans, à qui la faute ?

L’avènement d’IBK à la tête de la République du Mali, sera-t-il une déception totale pour le peuple malien ? Dans les grandes démocraties un président de la République est élu selon un programme bien ficelé dans lequel le peuple se reconnait, et vote en toute connaissance de cause.

Lorsqu’on est élu dans ces conditions, le peuple à un devoir de soutien pour le dit programme. Il en est de même pour les débats télévisés entre les différents candidats. Ces débats éclairent les électeurs sur la pertinence de leurs programmes et leurs faisabilités.

C’est pourquoi, toujours dans ces pays à forte démocratie, les programmes ne se limitent pas seulement aux slogans de campagne. C’est généralement en Afrique, que nos présidents sont élus par rapport à leurs slogans, surtout ceux qui refusent d’aller aux débats télévisés sur les différents programmes des candidats. Généralement les candidats pensent que les populations ne comprennent pas ces notions de programmes. Cela est totalement faux. Si elles ne comprennent pas au début les dits programmes, elles le comprendront à mi-mandat selon le niveau de réalisation des équipements et infrastructures collectifs.

En 2013, la démocratie malienne est tombée dans ce piège, lorsque IBK a refusé le débat télévisé sur les programmes des deux candidats  au  second tour de la présidentielle. Ces débats auraient permis de savoir entre Soumaïla Cissé et IBK qui maitrisait le plus les notions d’économie, de monnaie, les finances publiques, la question de financement des programmes de développement etc… contenus dans les différents programmes de campagne.

Pour rappel, les débats télévisés entre les candidats du Parti socialiste à l’élection présidentielle en France en 2017, et les débats entre les candidats du Parti, les Républicains en France ont permis aux français et même aux africains de comprendre l’importance de ces débats au niveau des primaires et au deuxième tour. Malheureusement, lorsque Soumaïla Cissé a demandé d’aller au débat, le candidat IBK a refusé, sous  prétexte qu’il n’y était pas obligé.

Avait-il senti que Soumaïla Cissé allait le ridiculiser, car maitrisant parfaitement la notion d’économie et de développement plus que lui ? C’est ce refus d’IBK qui a joué ce jeu de la connaissance des programmes proposés par les candidats, qui a foutu le Mali dans cette situation de désespoir pour les maliens. Il s’est donc fait élire à partir de slogans creux trompeurs et sans lendemain. Le mensonge a beau courir il se fera rattraper un jour par la vérité. Voici où ses slogans creux nous ont amené !

En  quatre  ans de gestion, un pays en crise multidimensionnelle et surtout sécuritaire s’est donné le luxe d’user cinq premiers ministres et cinq ministres de la défense. Qui l’aurait cru en septembre 2013 ? Plusieurs affaires ont  éclaboussé  son règne  ses proches et lui notamment au sujet de  l’achat de l’avion présidentiel, dont jusque-là, le prix demeure un mystère. Il va de 7 milliards à 21 milliards selon les intervenants sur la question.

L’affaire de l’équipement militaire où des chaussettes qui ont  été  payées à 30 000F CFA l’unité. La mauvaise préparation de la guerre perdue par les FAMA en mai 2014. Un accord élaboré, en excluant le peuple, du fait que toutes leurs observations ont été jetées dans les poubelles à Alger pendant le round final des négociations. Le résultat a été d’avoir dans nos mains un accord non applicable de part et d’autre. Trois ans après sa signature, 10% des recommandations n’ont pas été réalisées sur le terrain.

La volonté d’exclure toutes les bonnes initiatives dans l’élaboration du dit accord a été le jeu favori du Président IBK. L’insécurité a envahi non seulement les régions du nord et celles du centre à cause de la volonté des Autorités françaises à laisser pourrir la situation jusqu’au stade, où ce sont nos populations même qui se lèveront pour réclamer une autonomie pour les régions du nord. Le Président IBK, fait semblant  de ne rien comprendre dans le jeu des Autorités françaises.

Une constitution à l’antipode de la lutte démocratique, de mars 1991 a été présentée au peuple afin d’installer un monarque aux commandes du Mali après un premier quinquennat dont le bilan est négatif. Les 200 milles emplois miroités au peuple lors de la campagne électorale de 2013, sont devenus ‘’un miroir aux alouettes’’ pour les jeunes. Des élections locales et régionales programmées pour la deuxième fois ont été reportées sine die, donc aux calendes grecques.

Le régime d’IBK a fait que les politiques sont en passe d’être phagocytés par les religieux, et cela du fait que l’Etat ne cesse de s’affaiblir. Pour mieux prendre de cours, les maliens, IBK n’a trouvé rien d’autres que de vouloir inculper son bienfaiteur qui est ATT. Malheureusement pour lui, les chefs d’accusation n’étaient pas fondés. Voilà qu’ATT revient dans une grande liesse populaire, montrant du coup qu’il est adulé par son peuple. Nous nous demandons finalement entre le peuple et les religieux qui est le Dieu d’IBK ?

Et pourtant à l’investiture le 4 septembre 2013, au stade du 26 mars, le Président Idriss Deby avait demandé à IBK, de travailler avec l’ensemble de ses  adversaires pour stabiliser le pays d’abord, tous ensemble donc. Mais IBK n’a pas pris ce conseil en compte, alors que Idriss Deby lui a même expliqué qu’il avait fait la même erreur et lorsqu’il a considéré ce mandat comme celui d’une transition où tous devraient y participer, alors, il a pu stabiliser son pays. En voici un autre piège qu’IBK n’a pas pu éviter.

Alors, on se demande vraiment si jugeant son propre bilan, IBK s’est-t-il rendu compte qu’il n’était pas préparé pour cette fonction en 2013, bien qu’il ait occupé tous les postes politiques  auquel  tout  homme politique  bon teint aspire . Peut-il faire comme le Président Hollande après avoir évalué son bilan, il l’a trouvé négatif, et il s’est retiré avec la gloire ?

En conclusion ce ne sont pas les premiers ministres démissionnaires qui sont en faute. C’est bien IBK lui-même. Qu’il accepte de se retirer on verra bien à qui revient  la faute ?

Badou S koba

Source: Le Carréfour

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