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Nouveau Pôle Politique de la Gauche Républicaine et Démocratique: « Il est impossible de tenir des élections dans cette situation d’insécurité »

« Il est impossible de tenir des élections dans cette situation d’insécurité ». C’est l’avis des responsables des partis membres du Nouveau Pole Politique de la Gauche Républicaine et Démocratique qui animaient une conférence de presse, le 7 Octobre 2017 à la maison des Ainés.

La dite conférence était animée par Modibo Sidibé, président des partis FARE (Forces Alternatives pour le Renouveau et l'Emergence), Daba Diawara, président du PIDS ( Parti de l'indépendance, de la démocratie et de la solidarité), Moussa Sissoko, président du Font Uni pour l’Alternance et le Changement (FUAC), Modibo Sidibé, président du PRDDM (Parti Révolutionnaire pour le Développement Démocratique du Mali). Le président du directoire provisoire du NPP, non moins président UPD (Union pour la Paix et Démocratie), Amadou Tieman Sangaré.

«Dans cette situation d’insécurité, le NPP pense qu’il ne peut y avoir d’élection en décembre prochain. La CMA a contesté même la date fixée par le gouvernement. Comment est ce qu’on peut organiser des élections dans des zones d’insécurité ?

C’est impossible, car les gens n’accompliront pas dans la paix, dans la quiétude leur devoir civique. Comment ces élections peuvent être crédibles et transparentes? Le NPP dit qu’au lieu de se précipiter d’aller aux élections régionales et autres, qu’il vaut mieux sécuriser le pays d’abord pour que les élections se fassent dans la sécurité », indique le président du directoire provisoire du NPP, Amadou Tieman Sangaré. Le rapport du Secrétaire général des Nations-Unies indique que les groupes extrémismes violents et les terroristes ont mené 75 attaques de mi-juillet à septembre.

Pendant ce temps, poursuit le président du directoire provisoire du NPP, le centre du pays souffre de l’absence de toute présence de l’Etat, des services sociaux de base, la scolarité des enfants y est compromise cette année. Pour le NPP, déplore Amadou Tieman Sangaré, le gouvernement plutôt que de doter le pays d’une architecture efficace de gestion de la crise sécuritaire, s’épuise dans des gesticulations stériles. Et Modibo Sidibé d’appuyer. «Pour nous, il faut réunir les conditions de sécurité, les conditions de transparences pour aller aux élections de décembre et mêmes les présidentielles de 2018. Le plus important c’est comment sécuriser, stabiliser le pays pour aller aux élections, afin qu’elles soient transparentes».

Pour Daba Diawara, tout ça dénote que l’accord issu du processus d’Alger qui n’a pas eu l’assentiment du peuple, n’est pas la solution. Pour sortir le Mali de cette situation, dit-il, il est bon de réfléchir à des nouvelles solutions pour éviter d’aller droit au mur. C’est dire, indique Amadou Tieman Sangaré que la situation réelle du pays, celle vécue par le peuple et non celle que le pouvoir croit percevoir, impose plus que par le passé, une plus grande responsabilité aux partis politiques, si nous voulons préserver notre pays le Mali de la désintégration.

C’est dans ce contexte, dit-il, que le NPP s’apprête ce 21 octobre 2017 à tenir ses assises qui consisteront à la mise en place de : l’assemblée générale, le directoire politique, le comité exécutif. « Notre combat, celui du Mali est de recouvrer notre territoire, sauver notre nation et les principes fondateurs de la République et de la démocratie. Un combat qui ne peut se faire qu’avec des partis politiques forts, solidement ancrés dans la société et ayant une vision et un cap clairement définis. Il requiert aussi l’implication d’une société civile alerte combative, non capturée par les prébendes», déclare le président du directoire provisoire du NPP.

La refondation à laquelle la démarche du NPP appelle, dit Amadou Tieman Sangaré, nécessite la synergie des forces de progrès du Mali. «Nous sommes conscients que seul un Etat capable et habile, respectueux des valeurs et principes démocratiques et efficacement gouverné par des hommes et des femmes au patriotisme, à l’intégrité morale, au courage politiques, économiques, sociaux, institutionnels et environnementaux présents et futurs aux quels le pays est confronté et conduire à bon terme les indispensables réformes structurelles dont le Mali ne saurait faire l’économie pour son émergence en tant que Nation unie, solidaire, résolument tournée vers l’avenir et offrant des chances égales à tous», martèle Amadou Tieman Sangaré.

Hadama B. Fofana

Source : Le Republicain  10/10/17

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