Mardi 21 Novembre 2017
Event Pirogue

Nous suivre

C'est Qui Ça ?

GAG

Image marquante

Mali : après sa victoire face à IBK, la plateforme « Antè A Bana » cherche sa voie

Après avoir fait échouer le projet de révision constitutionnelle du président Ibrahim Boubacar Keïta, fin juin, la plateforme « Antè A Bana » se fixe de nouveaux objectifs et se pose en organisation de « veille citoyenne ».

Une posture qui ne convient pas à certaines composantes de cette plateforme, qui rassemble encore, officiellement, les partis d’opposition et des associations de la société civile.

« Sa mission première réussie », avec l’annonce en juin dernier par le président malien du report du référendum constitutionnel, « Antè A Bana » veut continuer d’exister en étendant et diversifiant ses activités. « Elle devient une organisation de veille citoyenne pour contribuer à promouvoir la sécurité par le redéploiement de l’armée, de l’administration et de l’État de manière générale », assure Souleymane Koné, homme politique et membre du comité mis en place par la Plateforme « Antè A Bana » pour retracer ses nouvelles orientations.

Veille sur la transparence des futures élections

Cet organe de veille citoyenne va naturellement se dresser contre « contre l’impunité, la corruption, le non-respect de l’État de droit », insiste Souleymane Koné, membre des Forces alternatives pour le renouveau (FARE – Anka Wuli), qui assure qui « Antè A Bana » va surtout veiller à assurer des élections transparentes.

« On va veiller à ce que les choses se fassent normalement », assure Djimé Kanté, l’un des porte-paroles les plus actifs au moment de la lutte contre la révision constitutionnelle. « La Plateforme va continuer avec beaucoup plus de force. Il y a des organisations qui ne se reconnaissaient pas dans la lutte contre la révision constitutionnelle, mais qui veulent revenir aujourd’hui », assure celui qui est également le porte-parole du Syndicat national de la santé, de l’action sociale et de la promotion de la famille.

La plateforme n’a pas sa raison d’être après le sursis au référendum

Parallèlement, des associations membres de la Plateforme se posent des questions. « Nous pensons que la plateforme n’a pas sa raison d’être après le sursis au référendum. Car l’objectif de sa création était uniquement de faire barrage au processus du référendum constitutionnel », estime Malick Konaté, du mouvement « Trop c’est Trop », organisateur des premières manifestations de protestation contre la réforme de la Constitution. « On attend l’assemblée générale pour demander sa dissolution », ajoute Malick Konaté.

Quelle convergence entre partis politiques et société civile ?

Autre interrogation, comment continuer à mobiliser partis politiques et société civile sur une même plateforme ? « Les partis et la société civile ne pourront jamais avoir la même vision. Pour l’heure, je pense que la Plateforme manque elle-même d’activités qui puissent fédérer les gens », reconnaît Zana Koné, porte-parole du Mouvement pour la justice sociale, une autre association membre de la Plateforme. « Nous ne sommes pas contre son maintien, mais nous sommes réalistes », assure Zana Koné.

Des interrogations qui surviennent alors que Ras Bath, l’influent activiste, a déjà claqué la porte au lendemain de l’annonce par IBK du sursis à la tenue du referendum constitutionnel. L’intéressé avait alors laissé entendre que la Plateforme rejetait l’idée d’une « alternance en 2018. »

Ras Bath parti en solo

« Ras Bath ne nous a pas saisi formellement de son intention. Nous ne réagissons pas aux vidéos sur les réseaux sociaux », lance Mme Sy Kadiatou Sow, la présidente de la Plateforme. « Ce qu’a fait Ras Bath est irresponsable. Il a été plutôt question de refuser l’idée selon laquelle il faut transformer le nom de la Plateforme en un mouvement du nom de Alternance 2018 », fustige un autre membre.

Sévèrement critiqué pour avoir quitté le navire, le polémiste a lancé sa propre campagne « Alternance 2018 » avec comme slogan « Ma carte Nina, mon arme » (en référence à la carte d’électeur malienne, portant le Numéro d’identification nationale de son détenteur). L’activiste maintient par ailleurs qu’il n’a aucune prétention électorale pour lui-même. « L’alternance signifie le changement des mentalités, des manières de faire. Il faut une nouvelle génération pour gérer le pays », indique-t-il.

Mohamed Youssouf Bathily, alias Ras Bath, entend continuer à mobiliser et sensibiliser ses partisans pour qu’ils retirent leur carte Nina, instrument de vote. Car si lui-même n’est pas candidat, il pourrait bien « faire une offre politique » à un candidat « en mesure d’incarner l’alternative ».

Source : Jeune Afrique 13/09/17

Commentez avec facebook

Comments are now closed for this entry

Binthily Signs

Binthily Signs propose trois grands modèles d’enseignes. Chacune offre une excellente performance en fonction de votre commerce et des prix défiant toute concurrence : 

Lire la suite

Coup d'gueule

Catalogne - la « demoncratie » en danger !

Suite à la violation du droit des Catalans à l'autodétermination et au coup d'état perpétré contre les dirigeants catalans démocratiquement élus, le Chef de village africain lance un appel à la raison en direction du pouvoir dictatorial ex-bagnole et averti qu'il ne tolère pas de désordre aux portes de l'Afrique. Arrêtez vos enfantillages antidémocratiques!!!

Lire la suite

Blog

 Marcel-M. MONIN : « La démocratie n’est pas gênante » 

Les sociétés « démocratiques » sont des sociétés dans lesquelles (entre autres) les principaux décideurs émanent directement ou indirectement de l’élection (1). L’élection donne ensuite une légitimité à celui qui doit son poste au vote et une légitimité  à ce que fera ce dernier (2). Elle le protège également -sauf exceptions - (soit en droit, soit en fait) des juges. 

Lire la suite

Ecoutez

 

Mamane
Chronique de Mamane
RFI

Coup d'Etat ou pas coup d'Etat

20 Novembre


Juan Gomez
Appels sur l'actualité

 

RFI

[Vos réactions] Zimbabwe: Robert Mugabe doit-il se retirer?

20 Novembre

© Dépêches du Mali 2012 - 2017