Vendredi 22 Septembre 2017

Nous suivre

C'est Qui Ça ?

GAG

Image marquante

Mali : après sa victoire face à IBK, la plateforme « Antè A Bana » cherche sa voie

Après avoir fait échouer le projet de révision constitutionnelle du président Ibrahim Boubacar Keïta, fin juin, la plateforme « Antè A Bana » se fixe de nouveaux objectifs et se pose en organisation de « veille citoyenne ».

Une posture qui ne convient pas à certaines composantes de cette plateforme, qui rassemble encore, officiellement, les partis d’opposition et des associations de la société civile.

« Sa mission première réussie », avec l’annonce en juin dernier par le président malien du report du référendum constitutionnel, « Antè A Bana » veut continuer d’exister en étendant et diversifiant ses activités. « Elle devient une organisation de veille citoyenne pour contribuer à promouvoir la sécurité par le redéploiement de l’armée, de l’administration et de l’État de manière générale », assure Souleymane Koné, homme politique et membre du comité mis en place par la Plateforme « Antè A Bana » pour retracer ses nouvelles orientations.

Veille sur la transparence des futures élections

Cet organe de veille citoyenne va naturellement se dresser contre « contre l’impunité, la corruption, le non-respect de l’État de droit », insiste Souleymane Koné, membre des Forces alternatives pour le renouveau (FARE – Anka Wuli), qui assure qui « Antè A Bana » va surtout veiller à assurer des élections transparentes.

« On va veiller à ce que les choses se fassent normalement », assure Djimé Kanté, l’un des porte-paroles les plus actifs au moment de la lutte contre la révision constitutionnelle. « La Plateforme va continuer avec beaucoup plus de force. Il y a des organisations qui ne se reconnaissaient pas dans la lutte contre la révision constitutionnelle, mais qui veulent revenir aujourd’hui », assure celui qui est également le porte-parole du Syndicat national de la santé, de l’action sociale et de la promotion de la famille.

La plateforme n’a pas sa raison d’être après le sursis au référendum

Parallèlement, des associations membres de la Plateforme se posent des questions. « Nous pensons que la plateforme n’a pas sa raison d’être après le sursis au référendum. Car l’objectif de sa création était uniquement de faire barrage au processus du référendum constitutionnel », estime Malick Konaté, du mouvement « Trop c’est Trop », organisateur des premières manifestations de protestation contre la réforme de la Constitution. « On attend l’assemblée générale pour demander sa dissolution », ajoute Malick Konaté.

Quelle convergence entre partis politiques et société civile ?

Autre interrogation, comment continuer à mobiliser partis politiques et société civile sur une même plateforme ? « Les partis et la société civile ne pourront jamais avoir la même vision. Pour l’heure, je pense que la Plateforme manque elle-même d’activités qui puissent fédérer les gens », reconnaît Zana Koné, porte-parole du Mouvement pour la justice sociale, une autre association membre de la Plateforme. « Nous ne sommes pas contre son maintien, mais nous sommes réalistes », assure Zana Koné.

Des interrogations qui surviennent alors que Ras Bath, l’influent activiste, a déjà claqué la porte au lendemain de l’annonce par IBK du sursis à la tenue du referendum constitutionnel. L’intéressé avait alors laissé entendre que la Plateforme rejetait l’idée d’une « alternance en 2018. »

Ras Bath parti en solo

« Ras Bath ne nous a pas saisi formellement de son intention. Nous ne réagissons pas aux vidéos sur les réseaux sociaux », lance Mme Sy Kadiatou Sow, la présidente de la Plateforme. « Ce qu’a fait Ras Bath est irresponsable. Il a été plutôt question de refuser l’idée selon laquelle il faut transformer le nom de la Plateforme en un mouvement du nom de Alternance 2018 », fustige un autre membre.

Sévèrement critiqué pour avoir quitté le navire, le polémiste a lancé sa propre campagne « Alternance 2018 » avec comme slogan « Ma carte Nina, mon arme » (en référence à la carte d’électeur malienne, portant le Numéro d’identification nationale de son détenteur). L’activiste maintient par ailleurs qu’il n’a aucune prétention électorale pour lui-même. « L’alternance signifie le changement des mentalités, des manières de faire. Il faut une nouvelle génération pour gérer le pays », indique-t-il.

Mohamed Youssouf Bathily, alias Ras Bath, entend continuer à mobiliser et sensibiliser ses partisans pour qu’ils retirent leur carte Nina, instrument de vote. Car si lui-même n’est pas candidat, il pourrait bien « faire une offre politique » à un candidat « en mesure d’incarner l’alternative ».

Source : Jeune Afrique 13/09/17

Commentez avec facebook

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Coup d'gueule

Rokia Traoré à propos de l’insalubrité à Bamako : « Que chacun nettoie devant sa maison ! »

« Je vis à Bamako, mes enfants vont à l'école à Bamako. La différence entre vous et moi c'est que j'ai de l'ambition pour Bamako, Je m'aime en tant qu'africaine et malienne. Je ne vois pas pourquoi la propreté devrait être exclusivement blanche ou européenne. Nous étions propres avant de rencontrer les blancs je crois.

Lire la suite

Blog

 Complicité Algero-Française !

Peut-on avoir une réunion de haut niveau à Alger réunissant autour du Ministre Algérien des Affaires Etrangères les plus hauts fonctionnaires et militaires français pour évoquer la situation au nord du Mali sans les gouvernants Maliens ? Il y a certes une complicité algero-française sur le dos du Mali, mais pas pour le même but. Les gouvernants maliens, comme toujours, semblent être incompétents et inadaptés à la situation qui prévaut actuellement. Le fait que l’ordre du jour ait été consacré au processus de paix sans la participation du Mali laisse la place à la suspicion.

Lire la suite

Youssouf Maïga, PDG de l’OPAM

Ecoutez

 

Mamane
Chronique de Mamane
RFI

La Cour de Récré à l'ONU

20 Septembre


Juan Gomez
Appels sur l'actualité

 

RFI

[Vos réactions] «La RCA a besoin de la Communauté internationale»

21 Septembre

© Dépêches du Mali 2012 - 2017