Vendredi 23 Juin 2017

Nous suivre

C'est Qui Ça ?

GAG

Image marquante

La Colombie attribue à des jihadistes le rapt d’une religieuse au Mali

La police colombienne a signalé jeudi le groupe jihadiste Front de libération Macina (FLM) comme responsable présumé de l'enlèvement d'une religieuse franciscaine en février au Mali.

"La soeur Gloria Cecilia (Narvaez) a été apparemment enlevée par un groupe qui s'intitule Front de libération Macina. C'est un groupe rebelle qui existe au Mali et est répertorié comme terroriste", a déclaré à l'AFP le général Fernando Murillo, directeur de la Direction anti-enlèvement et anti-extorsion de la police nationale.

Il a ajouté que le FLM "est lié à des cellules jihadistes et c'est un groupe qui est à l'origine d'enlèvements d'étrangers, dont (des) européens" pour la libération desquels il a exigé des sommes d'argent "assez importantes".

Le problème est que depuis l'enlèvement de la religieuse colombienne le 7 février "aucun groupe n'a revendiqué" le rapt, ni demandé de rançon, a poursuivi le général Murillo, précisant qu'il n'est pas clair "s'il s'agit d'un enlèvement pour l'argent (...) ou politique, ou d'un autre type".

Le FLM, créé au début de 2015 et dirigé par le prédicateur radical Amadou Koufa, est allié au groupe jihadiste Ansar Dine.

Soeur Gloria, âgée de 56 ans et membre de la congrégation suisse des Soeurs franciscaines de l'Immaculée, présente en Colombie depuis 1893, a été enlevée près de la localité de Koutiala, à 400 km de Bamako. Elle travaillait depuis six ans comme missionnaire de la paroisse de Karangasso.

Il y a deux semaines, quatre hommes ont été inculpés dans cette affaire et placés sous surveillance par un juge anti-terroriste.

Le sud du Mali, où se trouvait la religieuse, comme le nord et le centre du pays, a été le théâtre d'attaques jihadistes aux frontières avec la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso.

Les forces de l'ordre pensent qu'après son enlèvement, elle a été emmenée au Burkina Faso.

Le général Murillo a ajouté qu'un groupe de la direction anti-enlèvement est chargé de l'affaire, avec un émissaire sur place, mais que les autorités craignent qu'"il soit attenté à la vie de la soeur".

La mère supérieure de la congrégation, Noemi Quesada, partage cette crainte: "On ne nous a rien dit, nous ne savons même pas ce qu'ils veulent".

"En tant que congrégation, nous rendons un service humanitaire, social, dans les missions d'Afrique et, dans le cas d'un enlèvement contre rançon, nous n'avons absolument pas de quoi payer", a-t-elle déclaré à l'AFP.

Le ministère des Affaires étrangères colombien a précisé cette semaine que les trois autres religieuses présentes au moment du rapt "sont en sécurité et ont été transférées de Karangasso à une autre région, sur ordre de l'évêque".

Source : AFP 21/04/17

Commentez avec facebook

Comments are now closed for this entry

Coup de gueule

Kiè Jean Marie Sanou à propos du projet de révision constitutionnelle : « Votons non contre le suicide! »

Cette révision est antidémocratique et elle ne servira qu’à renforcer le pouvoir du président en place. Comme on le sait, elle prévoit la création d'un Sénat, dont le 1/3 des membres sera nommé par le président de la République. Avoir la majorité au Sénat et avoir la majorité à l'Assemblée Nationale c'est avoir tout le pouvoir de faire ce qu'on veut quand on veut, sans avoir à rendre compte à qui que ce soit.

Un piège dangereux car désormais c'est le président de la République qui nommera le président de la cour constitutionnelle devant qui il prêtera serment (avant c'était devant la cour suprême). En Afrique surtout au Mali lorsque tu nommes quelqu'un il devient ton obligé du coup il ne peut plus rien te refuser.

Votez oui c'est trahir nos enfants !!!

Kiè Jean Marie Sanou

Blog

Hawa Dème, à propos du projet de révision constitutionnelle au Mali : « Réviser la Constitution est dangereux, nauséabond et suspect »

Le moins que l'on puisse dire, c'est que le projet de révision de la constitution du Mali fait débat. Le texte a suscité l'indignation générale. A l'intérieur comme dans la diaspora, la résistance s'organise sur le terrain, mais aussi dans la plume

Lire la suite

Ecoutez

 

Mamane
Chronique de Mamane
RFI

Président-Fondateur ne prendra pas de vacances

22 Juin


Juan Gomez
Appels sur l'actualité

 

RFI

[Vos réactions] Thomas Sankara : le mystère demeure

22 Juin

© Dépêches du Mali 2012 - 2017