Mercredi 24 Mai 2017

Nous suivre

C'est Qui Ça ?

GAG

Image marquante

Mali: Sanogo, chef de l’ex-junte, "pressé de dire sa vérité"

Le chef de l’ex-junte junte du Mali, Amadou Sanogo, accusé d’"assassinat et complicité d’assassinat" de soldats, a déclaré dimanche à l’AFP qu’il était "innocent" et "pressé de dire sa vérité". "Je ne me reproche rien.

Je suis vraiment pressé de dire ma part de vérité par rapport à tout ce qu’on me reproche", a déclaré Amadou Sanogo, à Sélingué, son lieu de détention, à 120 km au sud de la capitale, Bamako.

"Depuis trois ans, je suis en détention. Je crois en la justice malienne. Je veux dire ce que je sais. Je suis innocent", a ajouté M. Sanogo, détenu dans une maison surplombée par des miradors et gardée par des soldats.

Le procès du chef de l’ex-junte malienne (2012-2013), entamé fin novembre 2016 devant une cour d’assises de Sikasso (à environ 380 km au sud de Bamako), puis suspendu en décembre, doit reprendre en mars-avril.

"Je ne vais couvrir personne. Je dis bien personne", insiste M. Sanogo, habillé en blanc, chapelet en main. Il reçoit dans un salon modeste équipé de fauteuils et d’un grand téléviseur.

L’ex-chef de la junte affirme passer ses journées à lire le Coran et d’autres ouvrages et à parler avec des visiteurs.

Amadou Sanogo avait comparu en novembre-décembre 2016 avec 16 coprévenus, tous des militaires, pour "enlèvement et assassinat, complicité d’enlèvement et d’assassinat" de soldats dont les corps ont été retrouvés dans un charnier en 2013.

Les soldats dont les corps ont été retrouvés dans le charnier en 2013 étaient membres d’une unité d’élite de l’armée malienne, les "Bérets rouges".

Opposés au putsch de mars 2012 conduit par Amadou Sanogo, alors obscur capitaine de l’armée, qui avait renversé le président Amadou Toumani Touré, les "Bérets rouges" avaient vainement tenté un contre-coup d’Etat un mois plus tard avant d’être pourchassés par les putschistes.

Le coup d’Etat de mars 2012 avait précipité la déroute de l’armée face à la rébellion touareg et aux groupes jihadistes dans le nord du Mali, vaste région ayant été contrôlée de mars-avril 2012 jusqu’à janvier 2013 par des groupes liés à Al-Qaïda.

Ces groupes jihadistes ont ensuite été dispersés et en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013 d’une intervention militaire internationale qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques meurtrières.

Source : AFP

Commentez avec facebook

Comments are now closed for this entry

100e jour de l’enlèvement de la religieuse Colombienne à Karangasso (Région de Sikasso)

Blog

 Madani Tall à propos d’Emmanuel Macron : « La volonté déplace les montagnes »

Les citoyens de France ont encore montré la force de leur volonté. Ce qui frappe chez Emmanuel Macron n’est pas sa jeunesse, mais le fait qu’il ne soit le représentant d’aucun parti dit important. C'est David contre les Goliath.

Lire la suite

Ecoutez

 

Mamane
Chronique de Mamane
RFI

 Le ministère des solidarités et de la cohésion sociale

24 Mai


Juan Gomez
Appels sur l'actualité

 

RFI

[Vos réactions] Quelle place pour la diaspora africaine?

24 Mai

© Dépêches du Mali 2012 - 2017