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Désintégration de l’armée malienne : L’ancien président Moussa Traoré accuse les acteurs de la "révolution dite de mars 91"

Pour l’ex-chef de l’Etat, le général d’armée Moussa Traoré, seuls sont responsables de la "désintégration de l’armée malienne", les leaders de la révolution de mars 91.

Cette révolution qui a mis fin au règne de l’interlocuteur est par lui mise en cause : la "révolution dite de mars 91", dans cette intervention sur la chaine francophone TV5-Monde, sortie télévisée  à travers laquelle il a évoqué tous les sujets de l’actualité nationale : forces, étrangères, accord de paix… et surtout l’élection présidentielle et ses 24 candidats ! Morceaux choisis !

D’un favori à la présidentielle !

Le général Moussa Traoré ne voit pas de favori dans cette course à la magistrature suprême : "Il y a un certain nombre de candidats qui se trouvent au coude-à-coude, ils seront départagés le 29 juillet prochain". "Y-a-t-il un candidat qui tire son épingle  du jeu ?" L’ancien président de la République répond par la négative : "Au 1er tour, ce n’est pas possible !  Et peut-être au 2e tour !  Peut-être aussi ! Compte tenu de l’état des choses peut-être qu’il y aura un candidat qui va sortir du lot !"

Du fichier électoral !

A moins d’une semaine du 1er tour de l’élection présidentielle, le fichier électoral est mis en cause par l’opposition politique : GMT prépose un dialogue en vue de trouver une solution : "Ecoutez, je pense que si l’opposition estime que le fichier électoral n’est pas correct, il faudrait régler cette question avant dimanche, et ils peuvent le faire. J’ai appris que cette opposition demande à rencontrer le Premier ministre et en rencontrant le Premier ministre c’est pour pouvoir trouver une solution de paix. Une solution de paix, je suis sûr de ça parce que je connais certains (barons) de l’opposition et le Premier ministre".

Pas possible de reconstruire le Mali en cinq ans !

Appelé à donner son avis sur les discours politiques dans la campagne électorale en cours, l’ancien Moussa Traoré pensent que les candidats partent loin, un peu loin dans leurs déclarations : "Vous savez quand j’écoute les uns et les autres, chacun des 24  candidats sera élu président alors qu’il n’y a qu’un seul fauteuil. Je me dis que ce n’est que chacun propose la reconstruction du Mali tout de suite. Et puis dans cinq ans, le Mali sera un pays développé. Je me dis que ce sont des propos de campagne. Quand ils seront dans l’action, ils vont se dire ‘Ah, ce n’est pas ce que je croyais être’.  Et ils vont changer d’avis parce que la situation se présentera en tant que telle dans ses vraies réalités. Ce n’est pas possible (de reconstruire le Mali en un mandat de 5 ans".

Tous les Maliens pourront-ils voter ?

Pour le général Moussa Traoré : "Ça va être très difficile. Pourquoi ? Il y en a qui ont peur déjà parce que les incidents se sont produits au nord, au centre et même à Bamako, les jihadistes ont frappé jusqu’à Bamako. Les jihadistes sont allés frapper jusqu’au sud de notre pays ? Il y en a qui ont été stressés et se disent quand je vais sortir (le jour du vote) qu’est-ce qui va se passer ?"

"L’armée est-elle remise sur pied ?"

Le général Moussa Traoré reconnait que l’armée malienne a changé de visage : "L’armée d’hier n’est pas celle d’aujourd’hui. Il faut le dire. Peut-être que l’armée de 2012, n’est pas l’armée d’aujourd’hui non plus. Aujourd’hui, le président de la République veut quitter ce qu’il a retrouvé sur place au sein de l’armée. Il a récupéré l’armée avec les moyens qu’il a. Récemment on a vu des avions d’observations survoler…"

"Et qu’est-ce qui ne fonctionne pas au sein de l’armée ?"

Il faut dire les choses telles qu’elles sont. Le matériel que l’armée avait, a disparu…. Ce qui n’a pas été détruit, a été récupéré par les autorités du Mali…

"Du coup qui porte la responsabilité de la désintégration de l’armée ?"

Mais… Eh mais, ce sont ceux qui ont fait la révolution dite de mars 91. Ça, il n’y a pas de doute, tout le monde le sait, tout le monde le dit en République du Mali. Les responsabilités incombent à ceux-là.

Barkhane, Minusma, G5-Sahel ?

 C’est la plus grosse honte de notre pays et de notre peuple (Moussa Traoré)

"Vos mots sont forts"

Très forts !!!

"Pourquoi ?"

Parce que ce que j’ai laissé pour mon pays, les hommes que j’ai formés, que nous avons formés disons… Je vais vous dire… Il y a un général qui a vu les Mig 21 voler et qui m’a dit : "Mon président les pilotes qui sont à l’air, c’est nous qui les avons formés". Et pour avoir la qualité de ces gens, il faut aller en Israël.

"Il faudra que cette présence militaire s’en aille ?"

C’est trop dire. Si ces troupes étrangères partaient, est-ce que l’armée malienne aujourd’hui pourrait les remplacer ? Je pose un point d’interrogation parce que je ne suis pas dans l’armée, je ne sais pas en réalité comment les choses se passent dans l’armée.

L’accord de paix ?

Nous, les descendants des bâtisseurs dont je suis, nous sommes capables de nous réunir et de trouver des solutions à nos problèmes en dehors de cet accord. Je sais là que nous pouvons prouver au monde entier ce que nous sommes.

"Les accords ne sont-ils pas applicables ?"

Qu’ils soient applicables ou pas, nous pouvons nous passer de ces accords pour trouver la solution à notre problème, au problème de la crise actuelle.

Source: La Sirène

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Sory  Ibrahim Guindo, journaliste : « En réponse à la lettre circulaire du ministre des Finance, Boubou Cissé, ordonnant une rétention du salaire des magistrats grévistes, le syndicat des magistrats affirment une sombre affaire de 3,5 milliards CFA disparu à l'hôtel des Finances.

C'est maintenant que nos braves magistrats se sont souvenus de cette scabreuse affaire. Au Mali, chacun défend sa sauce. L'Etat vous paye pour lutter contre la corruption et la délinquance financière, vous vous taisez. Maintenant que l'on menace de vous couper les vivres, vous nous balancer ça ».

 

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