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Critiqué pour sa nationalité gabonaise Habib Sylla se défend : «Je suis Malien et Gabonais…»

Au cours d’une conférence de presse tenue ce jeudi 5 avril, le  président du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur(HCME), Habib Sylla a expliqué les conditions d’acquisition, par lui, de la nationalité gabonaise.

«À l’époque au Gabon, on ne pouvait pas posséder des biens sans la nationalité gabonaise. Pour sauver nos biens et être utile pour nos pays, il fallait procéder comme nous l’avions fait» a expliqué, Habib Sylla, président du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur (HCME). Vivement critiqué sur  les réseaux sociaux et dans les médias pour avoir renoncé à la nationalité malienne en 1998, il a animé une conférence de presse ce jeudi 5 avril pour s’expliquer.  «C’est maintenant que la double nationalité est admise au Gabon, si j’avais choisi d’être gabonais, je viendrais faire quoi ici, je ne viens pas quémander au Mali et ce que j’apporte au Mali le Gabon a besoin de ça», a-t-il ajouté. Outre la renonciation à la nationalité de son pays d’origine, explique-t-il, il fallait ajouter un prénom gabonais à son prénom initial pour avoir la nationalité gabonaise. D’où dit-il, le choix du prénom ‘’N’goy’’ qui signifie le tigre. Quant au surnom Georges, selon lui, celui-ci lui a été attribué par ses proches à cause de son caractère combatif dans la défense des Maliens de la diaspora.

Selon lui,  son patriotisme ne souffre d’aucun doute. «Mon Mali natal est au fond de mon cœur, je ne pourrais jamais l’échanger contre quoi que ce soit, je suis Malien et Gabonais car les deux pays m’autorisent ce privilège» a déclaré le président du HCME, Habib Sylla.

 «Les Gabonais savent qu’on ne pourra jamais renoncer au Mali, mais ils pouvaient pas non plus violer leur constitution à l’époque. Donc il fallait une forme et c’est en 2000-2001 que le Gabon a changé sa constitution» a précisé le conférencier. D’après lui, il vit hors du pays depuis la Coupe d’Afrique des Nations Yaoundé 1972. «Après la défaite du Mali à la finale, j’ai choisi de rester à l’étranger» a-t-il affirmé.

Et dans la salle, des témoins ont affirmé qu’il vient régulièrement en aide aux Maliens en situation difficile à l’étranger.

«Nous ne sommes  payés par personne, c’est grâce aux cotisations et à la vente de la carte que nous fonctionnons. Être président du HCME n’est pas donné à tout le monde, il faut avoir des moyens, des relations, être disponible et brave pour défendre les droits et intérêts des Maliens vivants à l’extérieur sans distinction», a-t-il indiqué.

S’agissant de sa récente déclaration de soutien au président IBK, selon lui, c’est une décision du conseil d’administration du HCME tenu le 17 mars dernier.

«Je ne soutiens pas un président au Mali mais c’est le Mali que je soutiens. Vous allez me pousser à aimer davantage un candidat, je suis un homme libre, je choisis qui je veux», a-t-il déclaré.

«Tout ce que je fais, je le fais pour mon pays, je n’ai demandé au Mali quoi que ce soit, j’essaie seulement de contribuer au développement du pays à ma manière, je n’ai jamais pris un avantage quelconque au nom du HCME et je ne suis dans aucun parti politique» a-t-il martelé.

Moussa Sékou Diaby

Source : Tjikan 6 Avr 2018

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