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CAFO : Oumou Touré s’agrippe toujours !

A travers un communiqué  passé sur  les antennes de l’ORTM, la présidente intérimaire, nommée et entretenue par  Oumou Touré, ministre de la promotion de la femme et de la famille, a déclaré ne pas reconnaitre le bureau de la CAFO élu lors de l’assemblée générale extraordinaire tenue le samedi au mémorial Modibo Keita.

Ce qui laisse prévoir une tension dans les jours à venir.

La seule  responsable de la crise  de la CAFO est bien Mme Traoré Oumou Touré.  Elle a fait de cette structure sa propriété privée car elle fait tout ce qui lui passe par la tête sans crainte et cela au vu et au su des autorités maliennes. D’abord, parlant de la nomination de la présidente intérimaire, Oumou a violé les textes de la CAFO  car ils ne prévoient aucunement ce poste. Dans les textes, il est bel et bien dit qu’en l’absence de la présidente, c’est la secrétaire générale qui la remplace. Mme Fatoumata Sissoko n’était que secrétaire aux  finances, c’est-à-dire elle venait en 5ème position après la présidente. Elle ne pouvait donc aucunement remplacer la présidente. En plus de cela, le mandat du bureau dont Oumou Touré dirigeait a pris fin depuis juin 2013.

Selon nos sources, le jour de la désignation de la présidente intérimaire par Oumou Touré, presque tous les membres du bureau étaient absents. Donc, les femmes n’ont jamais reconnu Mme Fatoumata Sissoko comme présidente intérimaire car non seulement les textes ne prévoient pas mais aussi le mandat d’Oumou a pris fin depuis longtemps. Donc, elle n’est reconnue que par Oumou et son clan.

S’agissant de l’assemblée générale la protégée de Oumou Touré, a voulu contester, ce sont les représentantes de la CAFO des communes, des cercles, de toutes les régions du Mali et celles du district de Bamako qui ont participé. C’est un bureau légalement mis en place conformément aux textes qui régissent la CAFO.

Ce communiqué de la présidente intérimaire, soutenue par Oumou prouve combien le ministre de la femme, de la famille et de l’enfant  divise les femmes maliennes au lieu de les unir. Elle freine aussi la sortie de crise de la CAFO.

En tout cas, si les autorités compétentes ne réagissent pas, le scenario de la FEMAFOOT n’est pas à écarter à la CAFO et cela par la faute du ministre de la tutelle qui a en principe pour mission primordiale : défendre les femmes.

Nous y reviendrons

Boureima Guindo

Source: Le Pays 3 Jan 2018

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