Jeudi 21 Septembre 2017

Nous suivre

C'est Qui Ça ?

GAG

Image marquante

Kouakourou : Le chef du village menacé d’enlèvement par les hommes d’Amadou Koufa

A Kouakourou depuis le jour de la fête de Tabaski, la population ne dort que d’un œil à cause de la terreur que sèment les hommes d’Amadou Koufa. Le chef de village est vivement menacé d’enlèvement pour avoir refusé de livrer un villageois.

Une résistance locale est depuis lors organisée.

Tout a commencé le  vendredi  1 septembre 2017, jour  de la fête d’Aïd El Kebir, vers le soir, quand des djihadistes  sont venus au village  pour empêcher toutes les festivités des jeunes tout en exigeant aux dames de se voiler.  Ulcérée par cette dictature, la population s’est révoltée et  un homme armé s’est mis à tirer en direction des assaillants.  Selon nos informations, l’auteur du coup de feu s’est ensuite refugié chez le chef du village pour fuir la colère des bandits armés qui ont  aussitôt exigé au chef de village de leur  livrer l’auteur du coup de feu, une requête que le chef de village rejettera.  Face à la résistance populaire, ils se sont  retirés du village  sans oublier de menacer de venir  kidnapper le chef  de village si jamais ce dernier ne leur livre pas l’auteur du coup de feu.

Face à cette menace, le chef de village de Kouakourou  a lancé un appel à tous les hommes du village pour qu’ils se préparent  à affronter ces hommes qui se réclament du djihadiste malien ’Amadou Koufa qui sème la terreur dans le centre du pays depuis janvier 2015.  Le lendemain soir,  des militaires sont venus au village  dans le cadre de leur patrouille et  y ont passé  la nuit, mais sont repartis  le lendemain laissant les populations dans la peur d’une nouvelle terroriste.

Il faut rappeler que le 22 septembre 2015, ce sont ces mêmes bandits qui avaient fait irruption au village aux alentours de 22 heures pour  kidnapper  le maire. Fort heureusement, ce  dernier était absent.  Le sous préfet- qui était venu  également pour la célébration de cette fête d’anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance -ayant  appris cette nouvelle  a pris la tangente dès les premiers coups de feu dans la cour du maire.  Ce même jour, un jeune aide soignant  du village qui revenait de la chasse, a été abattu par ces mêmes individus.  En 2016, un autre jeune du village a été également abattu par ces terroristes en pleine foire hebdomadaire.

Cela fait 3 ans que les écoles sont  fermées, les centres de santé sont sans  médecins. Aujourd’hui,  le village de Kouakourou est laissé pour compte.  Ces derniers temps, les bandits forcent les femmes du village à porter le voile,   quatre jours avant la fête, une vieille femme de plus de 70 ans a été fouettée car elle ne portait pas le foulard.

Kouakourou, il faut le rappeler est le chef lieu d’arrondissement de la commune rurale de Kéwa,  cercle de Djenné, région de Mopti, est situé à 45 km de Mopti et à 40 km de Djenné.

O.D.

Source: L'Indicateur du Renouveau

Commentez avec facebook

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Coup d'gueule

Rokia Traoré à propos de l’insalubrité à Bamako : « Que chacun nettoie devant sa maison ! »

« Je vis à Bamako, mes enfants vont à l'école à Bamako. La différence entre vous et moi c'est que j'ai de l'ambition pour Bamako, Je m'aime en tant qu'africaine et malienne. Je ne vois pas pourquoi la propreté devrait être exclusivement blanche ou européenne. Nous étions propres avant de rencontrer les blancs je crois.

Lire la suite

Blog

 Complicité Algero-Française !

Peut-on avoir une réunion de haut niveau à Alger réunissant autour du Ministre Algérien des Affaires Etrangères les plus hauts fonctionnaires et militaires français pour évoquer la situation au nord du Mali sans les gouvernants Maliens ? Il y a certes une complicité algero-française sur le dos du Mali, mais pas pour le même but. Les gouvernants maliens, comme toujours, semblent être incompétents et inadaptés à la situation qui prévaut actuellement. Le fait que l’ordre du jour ait été consacré au processus de paix sans la participation du Mali laisse la place à la suspicion.

Lire la suite

Youssouf Maïga, PDG de l’OPAM

Ecoutez

 

Mamane
Chronique de Mamane
RFI

La Cour de Récré à l'ONU

20 Septembre


Juan Gomez
Appels sur l'actualité

 

RFI

[Vos réactions] «La RCA a besoin de la Communauté internationale»

21 Septembre

© Dépêches du Mali 2012 - 2017