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Hawa Aliou Ndiaye : L’AMOUR INSPIRE LES FILMS DE CETTE JEUNE CINEASTE

Elle est titulaire d’un master I de la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université de Bamako depuis 2010, et d’un Master II en audiovisuel de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal obtenu en 2013.  

« Les mains d’or de Samba », est un docu – fiction de 28 minutes de Hawa Aliou Ndiaye. Cette première, a été présentée au 25è Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), qui a eu lieu du 25 février au 4 mars dernier. L’ oeuvre  est de belle facture selon le jugement de nombreux réalisateurs et critiques. Il traite de l’amour  commente la réalisatrice.

En effet, le film met en scène un enfant aux doigts magiques capables de guérir des maladies. Mais Il doit soigner seulement un malade. S’il en arrivent deux, l’enfant lui même y laissera la vie en tentant de les soigner tous les deux. Après avoir soigner et guéri un premier malade, l’enfant décide de sauvegarder sa propre vie en refusant de soigner un second malade. Une de ses amies attrape une maladie inguérissable d’après tout le monde. Face à la mort programmée de cette dernière, le garçon décide de franchir le rubicon. Avant de mourir il explique, malgré son jeune âge, qu’il préfère mourir plutôt que d’assister impuissant au décès de son amie. Le film n’a certes pas obtenu de récompense au FESPACO, mais il a fortement ému tous ceux qui l’ont vu. Les réalisateurs maliens comme  Salif Traoré et Boubacar Gakou ont été d’un grand secours à travers leurs conseils avisés à Hawa Aliou Ndiaye.

La réalisatrice malienne Hawa Aliou Ndiaye est titulaire d’un master I de la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université de Bamako depuis 2010. Elle était au Rectorat quand elle  a décidé de faire un film sur cet enfant qu’elle venait de rencontrer dans la réalité.

Pour faire ce film, elle a dû subir une formation en Master II en audiovisuel à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal en 2013. A peine entrée dans ce cercle, Hawa est déjà une réalisatrice à succès. Son court métrage intitulé «L’absence» réalisé dans le cadre de son projet de formation tourne dans de nombreux festivals à travers le monde. Ce film a obtenu le prix du meilleur film documentaire aux 12è Rencontres internationales du film court (RIFC) de Yaoundé au Cameroun en novembre 2016. «L’absence » a participé à des festivals notamment en France, en Allemagne. Lors du festival du film documentaire de Saint-Louis, tenu en décembre 2016 à Saint-Louis, le film a également reçu une mention du jury. Il est sélectionné pour le festival de court métrage de Tananarive en Madagascar. La réalisatrice  y est d’ailleurs invitée dans le cadre de rencontres professionnelles dans la grande Île. La créatrice Hawa Aliou N’Diaye fait un cauchemar récurrent où un mauvais esprit la poursuit. Quel est ce djin qui se met en travers de ses relations avec les hommes ? En réalisant « Koredugaw », elle va se rapprocher des communautés Koreduga et de leur pratique thérapeutique traditionnelle : une invitation à la bouffonnerie dont la philosophie sans connotation religieuse est reconnue par l’Unesco comme un patrimoine universel de l’humanité.

Hawa garde dans ses cartons des projets de film. Il s’agit de « Aïda », « Thaly la petite sorcière» et « Kouroukan Fouga ». Des films dont le texte et le scénario ont été écrits par elle-même. Elle nous fait cet aveu édifiant «  tous mes films sont basés sur l’amour entre les humains. »

Y. DOUMBIA

Source : L’Essor

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