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FESPACO : Tapis rouge pour « Rapt à Bamako »

Les 7 salles ciné retenues pour le FESPACO ne désemplissent pas. Surtout quand ce sont des films maliens qui sont projetés. Le long métrage de Cheick Oumar Sissoko, Rapt à Bamako, a attendu mardi pour entrer en scène.

Ce mardi, Ciné Burkina a déroulé le tapis rouge pour accueillir l’un des 19 films engagés pour l’étalon d’or du Yennenga. L’œuvre pittoresque de Cheick Oumar Sissoko et cité parmi les favoris du FESPACO 2015. Une foule des grands jours, dont des sommités du monde de la culture et du cinéma, a afflué vers la plus grande salle de cinéma de la ville située au cœur de Ouagadougou.

Le film qui enflamme tout Ouagadougou

Frappé d’une allure de comédie policière, « Rapt à Bamako » livre une description parfaite du contexte des élections en Afrique. Une réalité transfrontalière qui donne une place de choix à la fatalité ainsi qu’aux puissances surnaturelles. Le film qui nous conduit aux difficiles tentatives d’exercice de la démocratie en Afrique a été réalisé courant 2014. Le regard très critique de jeunes de 14 ans, Sara et Malick, l’insouciance et l’agonie des hommes politiques africains dans la quête ou l’exercice du changement positif dont ils se portent garant.

Selon son réalisateur, trois générations s’affrontent dans le film. « Seul l’ouverture d’esprits et la combativité des jeunes issus des deux cultures (malienne et occidentale) et l’engagement de leur grand-mère permet d’éviter deux drames : Le rapt et l’assassinat d’un albinos. »

Le tout dernier film de l’ancien ministre de la culture est très plébiscité. Mais saurait-il faire le poids devant « Timbuktu » de Aderrahmane Sissako. Le cinéaste mauritanien a raflé un prix lors des Oscar est plutôt vu comme l’un des grands favoris de cette 24ème édition du Fespaco.

L’ancien ministre malien de la Culture n’est pas un diacre de la cinématographie. Rapt à Bamako est le tout dernier titre de son large répertoire. La problématique des élections en Afrique est au menu de sa production.

L’essai de la démocratie multipartite en Afrique fait couler beaucoup d’encres et de salives. Une inspiration qui a gagné le très célèbre cinéaste malien Cheick Oumar Sissoko dont l’œuvre « Rapt à Bamako » a été d’emblée nominée dans la catégorie « Long Métrage » du Fespaco. La grande messe du cinéma comptera avec cette belle œuvre de cet enfant prodigue du Mali, élu récemment secrétaire général de la Fédération panafricaine des cinéastes (FEPACI).

Avec Rapt à Bamako, Cheick Oumar Sissoko espère remporter son second étalon, le 4ème pour le cinéma malien. En effet, de toute l’histoire du Fespaco, le Mali n’a pas remporté le précieux étalon que 3 fois.

Le long métrage qui suscite tant d’espoirs pour les maliens l’est également pour le public du FESPACO.Tous voulaient goutter aux délices du seul film malien en compétition dans la catégorie des longs métrages.

Pour les personnes interrogées, il n’est pas exclu que le chef d’œuvre de Cheick Oumar Sissoko triomphe à Ouagadougou. « Un nouvel étalon du Yennenga pour le Mali n’est pas loin », estiment-ils.

Par David Dembélé

Envoyé spécial à Ouagadougou pour depechesdumali.com

A savoir :

C.O.S : Un palmarès éloquent

En 1986, son premier long métrage, Nyamanton, a enlevé le Prix Oumarou Ganda de la meilleure première œuvre du Fespaco 1987. En 1989, son long-métrage Finzan suivit en 1995 de Guimba, enlève le prix spécial du jury au Festival de Locarno (Suisse) et Etalon de Yennenga du Fespaco. En 1999, la beauté de son film La Génèse suscite la création du prix du meilleur décor du Fespaco. Le film suivant (Battù) du réalisateur malien remporte quant lui le prix du Public du Fespaco 2001.

 

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