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FESPACO : Belle entrée en matière pour les films maliens

Karim Koné, réalisateur de Delestages électriques

Trois films maliens ont été projetés dès le premier jour du FESPACO. Les productions maliennes ont reçu les tonnerres d’ovations du très nombreux public présent à l’ouverture de la fête du cinéma africain.

La messe du cinéma africain est partie sur des chapeaux de roue pour la délégation malienne à Ouagadougou. En effet, trois des cinq films maliens sélectionnés pour la compétition ont fait l’objet de projection dans différentes salles de cinéma de la capitale burkinabè.

Le Mali n'est pas en reste, avec cinq de ses œuvres : un documentaire, un court-métrage, une série, un film-école, et surtout un long-métrage, Rapt à Bamako, de Cheick Oumar Sissoko. A Ouagadougou tout comme à Bamako, on croit fort dans ses possibilités de victoire.

« Chambre Noire » du réalisateur Oumar Niguizié Sinenta a ouvert le bal de longue journée de dimanche. Cette réalisation de 19 minutes a obtenu sa première projection sur les murs de « Ciné Burkina ».

Quand les délestages au Mali s’invitent au menu du FESPACO 2015

Un des jeunes cinéastes du Mali a eu l’audace de décrier, en 13 minutes, le phénomène très révoltant et récurent du délestage à Bamako. « Délestage électrique » de Karim Koné est dans la sélection officielle du FESPACO 2015 pour son caractère très social. Du baume dans le cœur du jeune réalisateur qui s’estime fier d’avoir ainsi contribuer à susciter une prise de conscience dans la gestion du secteur très critique de l’énergie au Mali. 

Le film fait un récit très percutant du cauchemar des populations qui triment pour avoir l’électricité. 2014 a été particulièrement éprouvante pour les consommateurs de la société Energie du Mali (EDM SA) qui se voyaient sevrés pendant au moins 15 heures par jour. Le récit de la gestion catastrophique d’EDM SA est mis au grand jour. Même si Doro Berthé, DG d’alors de la société, s’en défend. Les témoignages très acerbes des consommateurs dans le film ne font aucun cadeau à une société pourtant très ferme sur les délais de règlement de ses factures.

Dans une salle archi - comble de l’Institut Français de Ouagadougou, le public ne s’est pas empêché de saluer bruyamment le réalisateur.

« Devoir de Mémoire » pour dire « Non à l’oubli »

De mars 2012 à janvier 2013, les régions du Nord du Mali vivaient sous le joug de groupes armés dont les islamistes d’Ansar-Dine, du MJUAO et le MNLA. Le film de Mamadou Kotigi Cissé fait le récit des atrocités commises dans la foulée de l’invasion djihadiste au Nord Mali

Devoir de Mémoire est une anecdote qui inscrit l’invasion jihadiste du nord du Mali dans le panthéon de l’histoire. Ce récit très pathétique de Mamadou Kotiki Cissé replonge dans les travers d’une invasion jihadiste renforcée par les velléités sécessionnistes de groupes armés ayant mis en coupe réglées les trois région du nord du Mali. Avec une architecture institutionnelle complètement chamboulée par le coup d’Etat de mars 2012, les populations de Gao, Tombouctou et Kidal ne doivent leur salut qu’à l’opération serval. Les forces françaises ont redonné le sourire aux populations du Nord en freinant nette la progression des jihadistes vers Bamako. Pour le réalisateur « Devoir de Mémoire » impose un « Non à l’oublie » vis-à-vis des atrocités vécues par les populations du nord du Mali. Le court métrage qui rappelle les épisodes affreux de l’invasion jihadiste a plongé les spectateurs de « CBC » dans une grande émotion.

Par David Dembélé

Envoyé spécial à Ouagadougou pour Depechesdumali.com

 

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