Vendredi 20 Avril 2018

Nous suivre

C'est Qui Ça ?

GAG

Image marquante

L’ex-président sud-africain Jacob Zuma devant la justice pour corruption

Jacob Zuma comparait ce vendredi 6 avril devant un tribunal de Durban pour répondre d’accusations de corruption, fraude et blanchiment d’argent. Il s’agit d’une première comparution dans une vieille affaire de vente d’armes qui remonte aux années 1990.

L'ex-président sud-africain est accusé d’avoir touché des pots-de-vin de Thomson CSF – l'ancien nom de la société Thalès – dans le cadre d’un contrat d’armement de près de 4 milliards d’euros conclu en 1999.

A l’époque, Jacob Zuma est vice-président du pays. Il est accusé d’avoir perçu un total de 50 millions d'euros du groupe français. En échange, il se serait engagé à faire du lobbying en sa faveur.

Au total l’Afrique du Sud a décidé de dépenser plus de 10 milliards de dollars pour renouveler son armement. Des armes dont le pays n’avait pas vraiment besoin et qui sont à peine utilisées aujourd’hui. Mais la principale raison, c’est que plus de 300 millions de dollars de pots-de-vin ont été payés lors de ces contrats.

Andrew Feinstein, député de l'ANC en 1999 et membre d’une commission parlementaire qui a enquêté sur cette affaire

L’argent est négocié via un intermédiaire, Shabir Sheik, le conseiller financier de Jacob Zuma. Les preuves sont nombreuses et solides, notamment un fax codé envoyé par Alain Têtard, le directeur local de Thalès, confirmant que l’argent sera déposé dans tel compte, à telle date en échange des services rendus par Jacob Zuma.

En 2005, les deux hommes sont inculpés pour corruption, mais seul Shabir Sheik sera condamné à 15 ans de prison. Les chefs d’inculpation contre Jacob Zuma sont abandonnés à plusieurs reprises, notamment à la veille de son élection à la présidence pour vice de procédure.

Rebondissements

Pendant 10 ans, l’opposition se bat pour obtenir la réouverture du dossier. Il y a deux ans, elle obtient gain de cause auprès de la plus haute autorité du pays. Et le procureur de la République – qui a pourtant trainé des pieds – n’a d’autre choix que de réinstaurer ces chefs d’inculpation : 16 au total, pour corruption, fraude et racket.

Aujourd’hui Jacob Zuma risque gros. Il n’est plus le président de la République et ne bénéficie plus d’un soutien aussi important. Et surtout, selon ceux qui suivent le dossier, les preuves sont accablantes.

Près de 10 ans après sa dernière comparution, de nouveaux témoignages pourraient en effet mettre en difficulté l’ancien président sud-africain et par ricochet la société Thalès. Appelée aussi à comparaître devant la justice sud-africaine dans le rôle d’accusé, l'entreprise française refuse de commenter « une affaire en cours », alors que Jacob Zuma a toujours clamé son innocence. L’audience qui s’ouvre ce vendredi à Durban devrait être de pure forme, pour un procès qui risque d’être long, selon des juristes.

Enfin, l’un des autres enjeux à l’ouverture de ce procès concerne les frais juridiques de jacob Zuma. L’opposition demande à ce qu’il rembourse tous les frais payés par l’Etat depuis 2009, des frais juridiques évalués à plus d’un million d’euros.

Je suis venu pour soutenir l'un des meilleurs présidents que l'Afrique du Sud ait eu. Il a fait énormément de choses pour les Noirs sud-africains. Plus que n'importe quel autre président.

Source : RFI

Commentez avec facebook

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Binthily Signs

Binthily Signs propose trois grands modèles d’enseignes. Chacune offre une excellente performance en fonction de votre commerce et des prix défiant toute concurrence : 

Lire la suite

Présidentielle 2018 : l’Interview de la Semaine

Coup d'gueule

« Choguel Kokala Maïga est complice dans le massacre de 200 enfants du Mali le 26 mars 1991 », Dixit Aguibou Koné, ancien de l’AEEM et candidat à la présidentielle 2018

« Choguel Maïga ? Un complice passif des massacres qui doit sa liberté au choix de la réconciliation nationale décidée après le 26 mars; car trop de gens étaient mouillés dans le massacre des enfants du Mali : plus de 200 morts en 4 jours, des milliers de blessés.

Lire la suite

Blog

« Si nous disons la vérité en faisant preuve d'humilité et de bon sens, le Mali va se redresser »

La classe politique dirigeante depuis 1960 y compris Moussa Traoré lui même est celle formée par l'USRDA. Que l'ADEMA et ses partis fils aient imposé une culture de parti unique de fait, ne doit étonner personne, pas plus que leur corruption.

Lire la suite

Ecoutez

 

Mamane
Chronique de Mamane
RFI

Candidat sans casier

19 Avril


Juan Gomez
Appels sur l'actualité

 

RFI

Appels sur l'Actualité à Bouaké

19 Avril

© Dépêches du Mali 2012 - 2018