Jeudi 21 Mars 2019
Bannière FISST

Nous suivre

C'est Qui Ça ?

GAG

Image marquante

Les jihadistes font-ils payer au Burkina Faso le changement de régime?

Les enquêteurs soupçonnent qu'il y ait eu des complicités dans l'armée pour la préparation de la double attaque qui a frappé Ouagadougou vendredi 2 mars. Sous le régime Compaoré, les liens entre pouvoir et mouvements jihadistes étaient présumées étroits.

Le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) a revendiqué le double attentat de vendredi 2 mars. Dans le communiqué du groupe jihadiste, une phrase retient l'attention : le GSIM écrit que l'objectif de l'attaque était notamment « de rappeler au régime burkinabè la politique du précédent gouvernement qui était restée neutre dans la lutte des moudjahidines contre la France et ses alliés, qu'il ne s'était pas soumis à ces injonctions et a ainsi évité de tomber dans la flaque de sang ». Pour la première fois, un groupe jihadiste pointe clairement le changement intervenu à Ouagadougou. Où l'on reparle des connexions présumées entre par le Malien Iyad Ag Ghali et le régime de Blaise Compaoré.

Un fin connaisseur du dossier se souvient : « Sous Blaise Compaoré, le Burkina était épargné. Dès les premières attaques en 2015, on se posait la question : n'était-ce pas lié à la chute de Blaise Compaoré et au changement de politique vis-à-vis des jihadistes ? Aujourd'hui, par cette revendication, nous en avons la confirmation et c'est n'est pas rien », explique cette source qui rappelle que sous le régime de Blaise Compaoré, Iyad Ag Ghali avait souvent logé dans le quartier résidentiel de Ouaga 2000. Il était en relation avec le chef de l'Etat mais aussi, par exemple, avec le général Gilbert Diendéré, l'ancien bras droit de Compaoré dont le procès vient de commencer.

Avec le nouveau régime, ces relations ont cessé. Dans plusieurs interviews, le président Kaboré a d'ailleurs dénoncé la « collusion » du régime de Blaise Compaoré avec les groupes jihadistes sahéliens. « Dans cette affaire, ils sont tous connectés », estime également un observateur de la vie politique. « Ils veulent faire payer ce qui s'est passé. Ils agissent pour fragiliser le nouveau régime, le harceler », affirme-t-il, tout en reconnaissant l'absence de preuves matérielles pour étayer ces accusations.

En novembre dernier, dans un communiqué Blaise Compaoré démentait : « Ceci est odieux, scandaleux, abject (...) Je brise exceptionnellement le silence  pour condamner fermement » ces allégations.

Source : RFI

Commentez avec facebook

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Binthily Signs

Binthily Signs propose trois grands modèles d’enseignes. Chacune offre une excellente performance en fonction de votre commerce et des prix défiant toute concurrence : 

Lire la suite

Vents de Chine

Prix Oumar Diallo 2019 : Mariam et Abdrahamane raflent la mise

L’espace culturel « La Gare » sise au Centre commercial de Bamako a abrité ce mercredi 27 février la cérémonie de remise de la 3ème édition du Prix Oumar Diallo

Lire la suite

Blog

Le Pape François à Abou Dhabi : « Non à la guerre, aux extrémismes et à l’utilisation du Nom de Dieu pour tuer ».

Le pape venait de prononcer son discours d’Abou Dhabi pour le sommet interreligieux pour la paix qu’il a conclu par la signature d’une « Déclaration sur la Fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune » dans laquelle il est aussi question de liberté et de la dignité de la femme et des enfants.

Lire la suite

Ecoutez

 

Mamane
Chronique de Mamane
RFI

Crash de Gondwana Airways

19 Mars 


Juan Gomez
Appels sur l'actualité

 

RFI

Journée Internationale de la Francophonie: quels sont vos proverbes et expressions?

20 Mars

© Dépêches du Mali 2012 - 2019