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Burkina Faso: Ouagadougou frappée par deux attaques meurtrières

Depuis ce vendredi matin, la capitale du Burkina Faso est le théâtre de plusieurs attaques ciblant l'ambassade de France et l'état-major général des armées. Le gouvernement burkinabè parle de huit assaillants « neutralisés ».

Huit membres des forces de sécurité ont également été tués.

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21h08 : Sur Facebook, le président sénégalais Macky Sall condamne les attentats de Ouagadougou et exprime son soutien à son homologue burkinabè et aux familles de victimes.

Dans un communiqué, le chef d'Etat nigérien et président du G5-Sahel Mahamadou Issoufou avait un peu plus tôt condamné des attaques « lâches et barbares ». Elles ne feront que « renforcer la détermination du G5-Sahel et de ses alliés dans la lutte contre le terrorisme », assure-t-il.

20h50 : Le ministre de la Sécurité Clément Sawadogo a indiqué lors d'un point presse que l'explosion qui a frappé l'état-major général des armées provenait d'un véhicule bourré d'explosifs. « La charge était énorme », précise-t-il. « Il y avait une réunion sur le G5-Sahel », « peut-être qu'elle était visée », a-t-il avancé.

20h21 : Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré dénonce dans un communiqué une « attaque lâche et barbare contre notre pays et notre peuple ».

    Le peuple Burkinabè restera debout et uni face à l'adversité #OuagaAttack #BurkinaFaso pic.twitter.com/IWaC6qV7Ty

      Roch M. C. KABORE (@rochkaborepf) 2 mars 2018

20h15 : Un nouveau bilan communiqué par le gouvernement fait état de huit morts au sein des forces de sécurité burkinabè. Il parlait jusque-là de sept morts : deux gendarmes à l'ambassade de France et 5 militaires à l'état-major général des armées.

19h52 : Dans un communiqué de l'Elysée, Emmanuel Macron réaffirme sa « détermination et le plein engagement de la France, aux côtés de ses partenaires du G5 Sahel, dans la lutte contre les mouvements terroristes ». Les attaques qui ont frappé Ouagadougou et que le chef de l'Etat français « condamne avec la plus grande fermeté », « illustrent une fois encore la menace pesant sur l'ensemble du Sahel », estime le président français.

19h45 : Dans l'édition spéciale de RFI consacrée aux événements de la journée, le ministre burkinabè des Affaires étrangères Alpha Barry confirme que les attaques ont été menées par des « terroristes », sans pouvoir cependant encore déterminer à quel groupe ils appartiennent. Il ne confirme pas certaines rumeurs ayant circulé dans la journée faisant état d'assaillants vêtus de tenues militaires.

Le dernier bilan est toujours de 15 morts, dont sept au sein des forces de l'ordre, et plus de 80 blessés. Alpha Barry dément le chiffre de 28 morts annoncé plus tôt.

19h33 : Depuis le ministère français des Affaires étrangères, le chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian est revenu sur les événements de la journée. L'attaque, « manifestement coordonnée », visait à la fois le Burkina Faso et la France, a-t-il déclaré. Jean-Yves Le Drian rapporte que le président Emmanuel Macron s'est entretenu avec son homologue burkinabè Roch Marc Christian Kaboré pour lui faire part des condoléances et du soutien de la France, ainsi que de sa détermination à lutter « de manière implacable contre ces groupes terroristes ».

    Burkina: "Ils visaient aussi la France", a déclaré Jean-Yves Le Drian pic.twitter.com/S3XV5fKvWB

      BFMTV (@BFMTV) 2 mars 2018

19h16 : Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, l'Union pour le progrès et le changement condamne une « attaque ignoble ». « Notre parti adresse aux forces de défense et de sécurité ses vives félicitations et ses encouragements. En effet, leur prompte réaction, leur courage et leur patriotisme ont permis d’éliminer de nombreux assaillants, et circonscrire les dégâts de cette attaque d’ampleur dans notre capitale », peut-on lire.

« En cette période sombre, l’UPC invite l’ensemble des Burkinabè à l’union sacrée, et à une solidarité agissante à l’endroit des blessés et des familles des disparus », conclut le parti d'opposition.

18h35 : « Actuellement, c'est la panique totale. Parce qu'on ne sait pas s'il y aura encore des tirs, on ne sait pas si les terroristes sont toujours là », témoigne Rachel Ouedraogo, une habitante de la capitale burkinabè jointe par RFI. Chacun est chez soi et essaye de joindre ses proches.

18h20 : Notre envoyé spécial à Ouagadougou s'est rendu dans le centre-ville, à proximité des lieux visés par les attaques. Il décrit des rues désertes. « Avenue de l'Indépendance, au niveau de l'ambassade de France et près de la primature, pas un véhicule ne passe, à part tout au plus quelques mobylettes », a-t-il constaté. Un faible trafic sous les yeux des forces spéciales françaises et des militaires burkinabè postés tout autour de l'ambassade. Face à eux se trouve la carcasse calcinée d'une berline à bord sont apparemment arrivés les assaillants

Un peu plus loin, avenue de la Nation, face à la Maison du Peuple, les rues qui mènent à l'état-major général des armées et au camp militaire Guillaume Ouédraogo sont barrées.

Seuls des petits groupes de jeunes se réunissent dans les quartiers et s'interrogent : comment, après les attentats du Cappuccino il y a deux ans et le restaurant Istanbul il y a moins d'un an, on a pu en arriver à ce nouvel attentat meurtrier.

16h45 : Plusieurs sources sécuritaires interrogées par l'AFP évoquent un bilan de 28 morts dans l'attaque de l'état-major des armées. Des sources au sein des services de santé de Ouagadougou font par ailleurs état d'au moins 85 blessés.

 

Dans un message publié sur sa page Facebook, le service d'information du gouvernement burkinabè indique qu'un poste avancé est ouvert aux blessés au Stade municipal Issoufou Joseph Conombo.

16h : Selon un porte-parole du gouvernement, cinq personnes ont été tuées et une cinquantaine d'autres blessées dans l'attaque de l'état-major. Deux gendarmes burkinabè ont été tués dans l'attaque visant l'ambassade de France.

15h36 : Le parquet de Paris annonce qu'il a ouvert une enquête pour tentative d'assassinats terroriste. « Une enquête de flagrance a été ouverte pour tentative d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle », a précisé le parquet, compétent car l'attaque a visé des ressortissants et des intérêts français.

15h35 : Selon une source diplomatique française citée par l'AFP, « il n'y a pas de victime française ».

15h30 : Le dernier bilan donné par le ministre burkinabè de l'Information, joint par RFI, fait état de quatre assaillants neutralisés à l’ambassade et deux assaillants à l’état-major, deux gendarmes tués à l'ambassade, cinq militaires décédés à l’état-major, où l'opération serait toujours en cours.

12h30 : Des tirs sont toujours entendus à Ouagadougou. La ville est quadrillée. Des unités de gendarmerie et de l'armée sont déployées sur les lieux. Un hélicoptère survole la ville.

L'ambassade et les autorités burkinabè appellent les habitants à rester chez eux, et surtout à s'éloigner des zones de tirs pour laisser les forces de l'ordre travailler. Pour toute information la police rappelle les numéros verts suivant : le 16, le 17 et le 1010

12h :  Sur son compte Facebook, la police burkinabè indique qu'une « attaque armée est en cours ». Selon les premières informations disponibles, les zones concernées sont les alentours de la primature et les alentours du rond point des Nations unies. « Les unités spécialisées des forces de défense et de sécurité sont en action ».

L'ambassade française publie une message sur sa page Facebook, parlant d'une « attaque en cours à l'ambassade de France et à l'institut français ».

11h30 : Des informations font état de tirs entendus dans le centre de la capitale depuis 10h, heure locale, dans le quartier de l'ambassade de France et de la primature.

Des témoins disent avoir vu cinq hommes armés sortir d'un véhicule et ouvrir le feu sur des passants, avant de se diriger vers l'ambassade de France. Ils auraient crié « Allah Akbar » en descendant de la voiture.

D'autres témoignages ont fait état d'une explosion près de l'état-major des armées burkinabè. On parle aussi d'un véhicule en feu sur la chaussée.

Source : RFI

 

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