Jeudi 22 Novembre 2018

Nous suivre

C'est Qui Ça ?

GAG

Image marquante

Sénégal: la Casamance entre chagrin et colère après les meurtres

L’armée cherche toujours les assassins des 13 jeunes coupeurs de bois tués samedi dernier. Si certains s’inquiètent de leur passage en Guinée Bissau, le président Macky Sall en a fait une priorité.

Ce lundi, l’influent collectif des cadres casamançais, qui regroupe notamment des élus et des scientifiques, a organisé un point presse à Dakar. Le collectif estime qu’à l’origine de ce drame, il y a le pillage du bois organisé par une véritable mafia.

« Je voudrais, avant de commencer, que nous puissions observer une minute de silence... » Après l’hommage, le président du collectif, l'architecte Pierre Goudiaby Atépa, a pointé du doigt différentes responsabilités. Notamment celle de la rébellion, le Mouvement des forces démocratiques de Casamance.

« Il semblerait effectivement que ce soit le MFDC qui ait demandé à ses membres d'essayer de voir comment faire pour arrêter le massacre des forêts de Casamance. Apparemment, il y a eu dérapage. »

Mais pour Pierre Goudiaby Atépa, l’origine de ce drame, la mort de ces 13 jeunes, est surtout à chercher dans l’organisation qu’il juge mafieuse, qui pille le bois de Casamance. « La racine du mal, c'est cette mafia qui s'est installée en Casamance et qui pille les forêts depuis plus de dix ans. Et si le procureur nous demande, nous lui donnerons des noms. »

Présent en son nom au point presse, le militant de Yen a Marre, Fadel Barro, a lui aussi dénoncé l’impunité pour ceux qui pillent les forêts sénégalaises. « Cette recherche effrénée de l'argent, avec le silence coupable de nos autorités, il faut que l'on arrête cette indignation sélective dans ce pays si on veut régler définitivement nos problèmes. »

Le collectif des cadres casamançais demande donc à l’Etat de mener des enquêtes pour stopper tous ceux qui pillent le bois.

En attendant, l’armée sénégalaise a engagé des opérations dans la zone. Depuis ce lundi matin, un hélicoptère de l’armée tourne dans le ciel, tandis que les troupes à pied et en voiture ratissent le secteur depuis dimanche. Des tirs intermittents à l'arme lourde sont effectués par les militaires en direction de la forêt classée de Toubacouta depuis ce lundi après-midi. RFI a pu s'entretenir avec le commandant de la zone, à Ziguinchor :

« La situation est sous contrôle en zone militaire n°5 qui correspond à la région administrative de Ziguinchor, assure le colonel Khar Diouf. Nous avons renforcé les moyens mis en oeuvre en vue de traquer et détruire ces éléments. Toutes les dispositions sont prises pour que pareil acte ne se reproduise. »

Source : RFI

Commentez avec facebook

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Binthily Signs

Binthily Signs propose trois grands modèles d’enseignes. Chacune offre une excellente performance en fonction de votre commerce et des prix défiant toute concurrence : 

Lire la suite

Vents de Chine

Coup d'gueule

Issa N’Diaye à propos de la démocratie au Mali : « Le système électoral malien souffre d'un problème de légitimité »

Blog

 

Cheick Boucadry Traoré : « La gouvernance malienne est en crise.

… Une décentralisation inefficace, coercitive et non démocratique »

« Notre conviction est qu’il faut transformer le Mali au niveau de ses structures politiques et sociales artificiellement édifiées dans l’intérêt d’une classe politique corrompue et capricieuse et une soi-disant communauté internationale qui continue à traumatiser notre pays

Lire la suite

Ecoutez

 

Mamane
Chronique de Mamane
RFI

La classe moyenne

21 Novembre


Juan Gomez
Appels sur l'actualité

 

RFI

[Vos réactions] «Rambo»: premier Centrafricain à la CPI

21 Novembre

 

 

© Dépêches du Mali 2012 - 2018